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40 mars 2016, Place de la République, Paris

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Nanterre en colère

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En 2017, changeons la politique !

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samedi 10 décembre 2016

Etat d'urgence et France insoumise




Le Conseil des ministres vient de décider une nouvelle prolongation de l'état d'urgence, pour sept mois. Nous ferons donc campagne et nous voterons sous un état d'urgence qui s'éternise, jusqu'à l'absurde. Comme l'a expliqué Bernard Cazeneuve, ex-Ministre de l'Intérieur promu Premier Ministre pour "gérer les affaires courantes", comme dit la presse, c'est pour que le nouvel exécutif d'après la présidentielle et les législatives soit tranquille, n'ayant pas à le faire. Voilà qui doit faire plaisir à Fillon, par exemple, lui qui se prépare à en rajouter encore, si par malheur il était élu Prédident, en matière de brutale offensive austéritaire et sécuritaire !

Car le discours tant rabaché - que ce serait pour nous protéger du terrorisme - ne trompe plus grand monde. Bien avant le premier prolongement, tout le monde a bien vu à quoi sert en réalité l'Etat d'urgence : à interdire et réprimer des manifestations, à assigner à domicile des écologistes pendant la COP21, à davantage contrôler au faciès et perquisitionner à domicile nos concitoyens qui "ont l'air" musulman, à nous habituer à "police (et armée) partout, justice nulle part", à faire grandir les peurs, la violence, l'islamophobie, la xénophobie...Bref, en affaiblissant liberté, égalité et fraternité, respect de la République et de l'Etat, on fait tout ce qu'il y a de plus contre-productif pour ce qui est d'empêcher les terroristes de marquer des points. Et tout ce qui peut du même coup favoriser la "résistible ascension" de l'extrême droite.

Bien sûr, selon la Constitution, les parlementaires ont (encore) le droit de voter oui ou non quand l'exécutif leur présente sa décision de prolonger l'état d'urgence, et même de désigner des commissions pour en suivre les effets, puisque en réalité ce contrôle parlementaire ne sert pas à grand chose. Mais il suffit de consulter sur le site de l'Assemblée nationale et du Sénat les compte-rendus de séance et les votes (1). Il y a bien les députés communistes-Front de gauche, Europe-Ecologie, plus une poignée de socialistes, qui argumentent et votent contre, fidèles en cela aux valeurs et aux demandes de toutes les organisations qui défendent les droits et libertés dans ce pays. Mais tout le reste des parlementaires, sans même parler des excités néo-faschos qui voudraient encore en rajouter, c'est silence dans les rangs, on vote tous comme les chefs le demandent. 
Peu de chance qu'il en soit autrement cette fois-ci.
La déclaration du PCF est courageuse, mais les élus PCF-Front de gauche sont si peu nombreux à l'heure actuelle  dans des assemblées où la "gauche" est colonisée par les béni-oui-oui du hollando-valsisme !

Donc, il y a du travail à faire pour que les politiques qui se disent démocrates et progressistes sortent de l'imposture sécuritaire. Il faudrait qu'une véritable révolution citoyenne les y oblige. Avec dans ce domaine comme dans les autres, de vraies propositions alternatives, crédibles et populaires. On ne peut que saluer et partager pour ce faire le travail préparé de longue date par La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon, avec un large collectif  auquel participent des policiers et des militaires, des juges et des avocats, avec d'autres, syndicalistes et citoyens, dont une première synthèse a été  présentée publiquement le 10 novembre dernier. L'avenir en commun, livre programme qui vient de paraître, dans sa première partie - l'urgence démocratique, le sixième république - y consacre ses chapitres 11,12,13 et 14 : Une justice au nom du peuple, Une politique antiterroriste rationnelle, Garantir la sécurité et la sûreté, La jeunesse au service de l'intérêt général et de la sûreté de la Nation. 
De quoi alimenter la résistance contre les derniers mauvais coups d'un gouvernement de la déchéance, de quoi débattre et construire, si on ne veut pas se résigner à un avenir pire que le présent !

(1) par exemple :




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