Liberté !

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mardi 24 mars 2015

Les élections départementales vues des Tours Aillaud (1er tour)


Voir le détail des résultats dans chaque bureau de vote de Nanterre
Pour un premier coup d’œil sur les résultats du premier tour des élections départementales, il est utile de commencer par la proximité, par « son » propre bureau de vote. Le « mien » est dans la circonscription « Nanterre2 », mariée de force avec Suresnes.
Dimanche soir, au bureau 46, où votent des habitants de « ma » cité des Tours Aillaud, l’équipe des candidats présentés par le PCF-Front de gauche, Gauche citoyenne et Europe-Ecologie-Les Verts était en tête : 92 voix (33,9 %), devant celle du PS (83 voix ; 30,6 %) ; de l’UMP (49 voix ; 18,1 %) ; du FN (35 voix ; 12,9 %) ; du MODEM (12 voix ; 4 %). Après le dépouillement, auquel ont participé des jeunes, dont certains votaient pour la première fois,  mobilisés pour notre candidat Samir Abdelouahed, nous étions donc plutôt joyeux. Mais aussi inquiets : sur les 964 électeurs inscrits, seulement 289 (30%) avaient voté. L’abstention massive, dans notre cité populaire, reste la forme majoritaire d’expression des souffrances et de la colère. Pour changer la politique, pour que nos voisins l’investissent, la tâche reste immense.
Dans l’autre bureau de la même école Maxime Gorki, le 47, où votent d’autres habitants des Tours Aillaud, ainsi que certains de leurs voisins du Boulevard Pesaro, le taux de participation n’était que de 27,4 %. Les candidats du PS étaient en tête avec 97 voix (34,2 %), nous étions deuxième (78 voix, 27,5 %), devant ceux de l’UMP (53 voix, 18,7%), du FN (50 voix, 17,6%), du MODEM (6 voix, 2%). Alors, Samir et ses potes, un effet trop particulier pour que ça pèse dans les résultats du canton, dans lequel Suresnes et son maire UMP, ses conseillers FN, ont la part du lion ? Le charcutage voulu par le gouvernement, pour neutraliser une partie de nos voix nanterriennes rebelles, risque de conduire à la perte d’élus de gauche dans un département, qui, à en croire le titre du Parisien de lundi matin, « aime le bleu ».
Nanterre la rouge résiste bien dans ses bureaux du deuxième canton
Cependant, le fait remarquable, c’est la résistance de l’électorat Nanterrien. Si on fait le total des bureaux de vote du canton qui sont sur la commune de Nanterre (16077 électeurs inscrits), certes il n’y a eu en moyenne que 38,2 % de taux de participation, contre 46,2 % à Suresnes (27391 électeurs inscrits). Mais c’est l’équipe PCF-Front de gauche, GC, EELV qui est première (1609 voix ; 27,6%), devant l’UMP (1439 voix ; 24,6 %), le PS (1393 voix ; 23,9 %), le FN (1047 voix ; 14,9%), le MODEM (352 voix ; 6%).
Bien sûr, sur l’ensemble du canton, la couleur n’est pas la même. Avec nos 2540 voix (14,2 %), nous ne sommes que quatrième. L’UMP (7599 voix ; 42,5 %) est en tête, suivi du PS (3913 voix ; 21,9%), devant le FN (2775 voix ; 15,5%), et le MODEM (1048 voix ; 5,9%) est dernier.
D’ici dimanche prochain, on le voit, la tâche des candidats socialistes est herculéenne, s’ils voulaient atteindre les objectifs fous dont leur parti rêvait encore avant les municipales, surtout avec le désarroi et la colère des électeurs de gauche trahis par la politique Valls-Macron. Encore heureux que cela ne se traduise pas, ici, par un déferlement FN !
Il faut que la candidate UMP fasse le score le plus bas possible, surtout à Nanterre, et en particulier dans le quartier du Parc, où elle est par exemple l’adversaire de l’école publique, encourageant dans son programme, présenté pour les municipales, l’ouverture d’écoles privées, payantes. Habiba Bigdade est aussi dans le département une militante responsable d’une grande association pour l’égalité, contre le racisme, pour les droits de la personne humaine. Personnellement, j’appelle à la mobilisation pour les valeurs de gauche, et à voter contre la droite, pour les candidats de gauche, Bigdade et Seguin, dimanche 29 mars,  au deuxième tour de l’élection départementale dans le canton Nanterre 2-Suresnes.
 D’ailleurs, devant la belle performance, dans l’autre canton, de l’équipe soutenue par le PCF-Front de gauche,  qui constitue l’évènement marquant de ces élections dans notre ville, les responsables du PS de Nanterre ne se sont pas fait prier pour soutenir la victoire annoncée de Laureen Genthon et du maire.
Nanterre la rouge s’apprête à élire dimanche 29 mars une jeune communiste au Conseil départemental, contre la "droite dure" de l'UMP.
Dans le canton Nanterre 1, le binôme Laureen Genthon – Parick Jarry a réalisé 4832 voix (42,3 % des exprimés) au premier tour, à l’issue d’une campagne de terrain dans laquelle Nadine Garcia, conseillère générale sortante, a joué un rôle particulièrement actif (comme l’a fait aussi Marie-Claude Garel dans l’autre canton).  Il serait étonnant que l’UMP (2251 voix ; 19,7 %), talonné par le FN (2051 voix, 18%), jette l’éponge, il y aura donc, ce dimanche 29 mars,  un second tour. Le PS (1516 voix ; 13,3 %) appelle à voter pour l’équipe de gauche arrivée en tête. Le MODEM (773 voix ; 6,8 %), en procès avec l’UMP local pour une histoire de sigle, ne fera sans doute pas campagne pour cette droite-là.
Le taux de participation (40,6 %)  a été à peine moins faible  que dans les bureaux nanterriens de l’autre canton, inférieur de 11 points à la moyenne départementale (51,6 %). Ce qui est le cas des grandes villes populaires où l’électorat majoritairement à gauche, exprime ainsi sa colère contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. La rapidité de la campagne, le manque de clarté sur le devenir des départements et leurs compétences, a encore aggravé le phénomène. Toutefois, le taux de participation moyen était inférieur en 2011, nationalement et à Nanterre dans 2 des 3 cantons (1).
Des vagues rouges dans une mare bleue
Dans le département, le résultat des candidats « PCF-Front de gauche-citoyens-écologistes anti austéritaires » est de 9,7 % (7,4 % en 2011 ; 13,9 % en 2008 ; 10,9 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011) (2) Ils sont présents au second tour à Gennevilliers-Villeneuve-La-Garenne (44 % ; 56,1 % à Gennevilliers) face au FN ; à Nanterre 1 (42,3 %) face à l’UMP ; Bagneux-Bourg-la-Reine (33,4% ; 50,4 % à Bagneux) face à l’UMP. Ils réalisent 23,5% à Montrouge-Malakoff (40,7% à Malakoff) ; 14, 2% à Nanterre2-Suresnes (27,6% dans les bureaux de ce canton sur la commune de Nanterre) ; 11% à Issy-les-Moulineaux ; 9,2 % à Colombes 1 ; 9,1 % à Colombes2/Bois-Colombes/La Garenne-Colombes ; 8,1 % à Châtenay/Le Plessis/Sceaux ; 6,6 % à Chatillon/Fontenay et à Clamart/Vanves ; 5,7 % à Antony ; 5,3 % à Meudon/Chaville ; 5,1 % à Courbevoie sud/Puteaux…
Nationalement, le ministère de l’Intérieur a tenté de minimiser les résultats des candidats « Front de gauche » en les classant « divers gauche ». En réalité, ils totalisent 9,4 % (8,92 % en 2011)
Le Parti socialiste réalise 21,51 % dans les Hauts-de-Seine (21,52 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011). Dans les villes qu’il a perdues aux municipales, il est derrière la droite. Il n’est arrivé en première position qu’à Clichy, avec 29 %, dans une situation locale très embrouillée. Nationalement, le PS obtient 21,47 %.
L’UMP-UDI obtient 44,7 % dans les Hauts-de-Seine (38,3 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011). Ils ont 10 élus dès le premier tour : 2 UMP à Antony, 1 UMP et 1 UDI à Boulogne 1; 1 UMP et 1 UDI à Chatenay ; 1 UMP et 1 UDI à Neuilly ; 2 UMP à Saint-Cloud. Nationalement, l’UMP-UDI obtient 28,95 %.
Le MODEM, présent dans 11 cantons des Hauts-de-Seine, y réalise 5,31 % des voix.
Le FN obtient 12,89 % dans les Hauts-de-Seine (3,79 % en 2008 ; 12,34 % en 2011). Nationalement, il obtient 25,72 % et 8 élus au premier tour.
Quelques éléments pour des analyses locales à venir
Il peut être intéressant de considérer le rapport des forces politiques à Nanterre, tel que l’ont établi les électeurs qui se sont exprimés le 22 mars. Les étiquettes des candidats dans les deux circonscriptions étant similaires, on peut pour cela totaliser leurs scores dans tous les bureaux de vote de la ville.
Sur les 18 075 suffrages exprimés le 22 mars (sur 45 475 électeurs inscrits), cela donne :
1.      PCF-Front de gauche, allié à Gauche citoyenne, et à EELV dans le canton Nanterre-2 :

6441 voix (37,3 %)

2.      UMP-UDI : 3690 voix (21,4 %)

3.      FN : 3098 voix (18%)

4.      PS : 2909 voix (16,9 %)

5.      MODEM : 1025 voix (5,9%)

Comparés aux 53% de la majorité municipale réalisés en 2014, les scores en % de la gauche apparaissent globalement légèrement supérieurs, malgré un PS qui ne retrouve pas ses scores cumulés des cantonales 2008 et 2011, et est très en dessous de ceux de 2011 (1,2).  A droite, la tendance nationale à la poussée vers « la droite dure » continue de se faire au détriment du MODEM, et, même compte-tenu du rôle des médias qui l’ont boosté, le FN (inexistant aux municipales) semble s’ancrer, malgré l’absence de leader local. Le  FN avait déjà fait une percée comparable en % aux cantonales en 2011 dans un des cantons, alors que l’ UMP était beaucoup plus faible dans la ville.
(1)    rappel des résultats des élections cantonales précédentes dans les 3 cantons de Nanterre  (résultats de moins de 5 % non mentionnés, sauf FN en 2008) 
A prendre avec précautions si on veut se hasarder à des comparaisons, à cause du changement de situation politique  dans le pays et du nouveau découpage des cantons :

Canton Nanterre-nord :

Inscrits : 16 941 ; votants : 8917 (52,6 %)

Patrick Jarry (communiste) : 48,8 %

Barbara Feaugas (UMP) : 16,3 %

Estelle Le Touzé (div.gauche) : 13,8 %

Didier Debord (PS) : 11,4 %

Huguette Fatna (FN) : 4,8 %

2 éme tour : Jarry : 72,2 % ; Feaugas 27,8 %

Canton Nanterre-sud-est :

Inscrits : 9963 ; votants : 3147 (31,59 %)

Nadine Garcia (communiste): 36,4 %

Rachid Tayeb (PS) : 24,5 %

Marc Thomas (FN) : 13,5 %

David Morgan (MODEM) : 8,8 %

Vincent Jeanbrun (UMP) : 7, 1 %

Francis Massanes (EELV) : 5,7 %

Au deuxième tour, le candidat socialiste s’est désisté.

Canton Nanterre-sud-ouest :

Inscrits : 16 307 ; votants : 5944 (36,5 %)

Marie-Claude Garel (communiste) : 30,6 %

Laurent Salles (FN) : 17 %

Sophie Donzel (PS) : 16,8 %

Frédéric Lefret (UMP) : 13,6%

Pierre Creuzet (MODEM) : 11,3 %

Julien Sage (EELV) : 9 %

2ème tour : Garel 74,3 % ; Salles : 25,7%

 
2. Avant 2015, les élections des conseillers généraux se faisaient par moitié tous les 3 ans ; donc pour faire des comparaisons, il est souvent nécessaire de cumuler les résultats de 2008 et de 2011.

jeudi 19 mars 2015

SAMEDI, APRES LA MANIF


Invitation du MRAP à nous retrouver après la manifestation parisienne qui part à 15h de Barbès  (RV Nanterre à 14h, gare Nanterre-préfecture), prend le boulevard de Magenta jusqu'à République, puis devrait se disperser à Bastille.

Ces courts-métrages sont des supports pour des débats dans des établissements scolaires, des centres sociaux et culturels, pendant la semaine d'éducation contre le racisme, et toute l'année...
DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS

Série de courts-métrages réalisés par Mehdi LALLAOUI

Samedi 21 mars 2015 à 18h30

au Forum des images


Face aux résurgences du racisme et de l’intolérance, un nouvel effort doit être fait pour DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS.


A l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale,

venez nombreux découvrir la série de 4 courts-métrages documentaires :


Une Africaine dans les Landes

Une famille rom à Saint-Denis

Abdelhak – souvenirs de discothèque

M et Mme Mohamed au camping
 

Projection gratuite, suivie d’un échange avec la salle et d’un pot de l’amitié

Pour plus d’informations, contactez le Mrap au 01.53.38.99.99

Forum des images

Forum des Halles

2 rue du Cinéma

75001 Paris

 

mercredi 18 mars 2015

Appel du PCF à la mobilisation contre le racisme


21 mars, journée internationale contre le racisme :

APPEL DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

Le PCF appelle à faire des 20 et 21 mars des journées de mobilisation populaire et citoyenne portant notre volonté commune d'une République pour tous et notre détermination à éradiquer tous les racismes, toutes les formes de discriminations et la xénophobie qui empoisonnent la vie de nos concitoyen-ne-s et divisent la société française.
Les actes antisémites ont doublé en 1 an. Les actes islamophobes ont été aussi nombreux, en 1 mois, que pour toute l’année 2014. Le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, la xénophobie, sont des poisons qui divisent le peuple. Ils cachent les véritables responsables de la crise, ils sont utilisés par les forces réactionnaires et d'extrême-droite dans leur projet d'une France anti-républicaine.
La haine ordinaire se développe, la « parole libérée » que Marine Le Pen appelait de ses vœux, après les attentats du 7 Janvier 2015, n’est plus, chose gravissime, un délit mais une opinion banalisée. Il y a danger.
Les faiseurs de haine sont totalement décomplexés : les propos immondes tenus par des candidats d’extrême droite sur les réseaux sociaux nous le rappellent. Et tout cela, sans sanction prise à la mesure du préjudice subi.
L’intolérance contre les « arabo-musulmans » et les Roms est pointée depuis 6 ans par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sans vraie réaction des gouvernements successifs, que le gouvernement Valls-Hollande a lui-même poursuivi la politique de répression contre les migrants.
La parole s’est libérée car l’exemple est aussi venu d'en haut de ministres, d’hommes politiques qui instrumentalisent, multiplient les amalgames, les stigmatisations. Leur responsabilité est considérable !
Nourri par toutes les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, le racisme, sous toutes ses formes, menace le vivre ensemble dans une République où  les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité sont plus que jamais à cultiver.
Le racisme est l'instrument d'une domination économique et sociale insupportable qui  divise ceux qui devraient être unis   permettant d’évacuer la responsabilité des politiques libérales et  des grands groupes capitalistes.
La République pour tous, l'égalité, ça veut dire des politiques publiques qui investissent dans nos quartiers, dans nos territoires ruraux pour leur développement, qui se tournent vers la jeunesse pour lui offrir des débouchés en matière de formation et d'emploi, des politiques publiques qui restaurent l'égalité des droits des citoyens sur tout le territoire en matière d'école, de logement, de santé, d'accès à la culture ; des politiques publiques dédiées à la relance du pouvoir d'achat, à la création d'emploi, à la réindustrialisation de notre pays, l'égalité femmes / hommes dans les actes .
  • Il y a urgence à faire reculer le racisme ordinaire qui rabaisse, humilie, déshumanise
  • Il y a urgence à ouvrir un débat national sur la nature des racismes qui gangrènent notre société  pour mieux les combattre dans leur globalité sans les hiérarchiser.
  • Il y urgence d’en finir avec toutes les discriminations en portant le combat pour le droit à l’égalité.
  • Il y a urgence à retrouver le vrai sens de la laïcité, garante du vivre ensemble.
Nous appelons l'ensemble de la population à s'unir et à manifester au cours de ces deux journées pour exprimer notre exigence d'égalité et pour :
  • L’application et le renforcement des lois contre le racisme, la xénophobie et le négationnisme
  • La lutte contre le contrôle au faciès
  • Le retour du droit du sol intégral
  • Le droit de vote des résidents étrangers non-communautaires
  • La régularisation des sans-papiers

 

 

 

mardi 17 mars 2015

Pour qu' Alaa Belkhir soit libéré et régularisé


Lundi 16 mars, rassemblement pour la libération et la régularisation d'Alaa, lycéen sans papiers de La Tournelle (La Garenne-Colombes, 92), pour les lycéens à la rue à Paris, pour l'accueil des Mineurs Isolés Etrangers...Confinés entre des barrières gardées par de nombreux policiers, nous n'avons pas eu accès à l'esplanade de l'Hôtel de ville, où étaient pourtant exposées des oeuvres photographiques sur le thème de la ville, de l'exclusion, des SDF...
Voir une vidéo du rassemblement.

Texte de la pétition à signer sur le site RESF : 

Lycéen au LP la Tournelle, à la Garenne-Colombes, Alaa est originaire d’Algérie. Il vit et étudie en France.
Son cas est classique : un banal contrôle de police l’amène rapidement au centre de rétention de Vincennes avec une OQTF préfectorale (obligation de quitter le territoire français).
Entré en France après 16 ans, Alaa figurait comme tant d’autres dans les laissés-pour-compte de la circulaire Valls du 28/11/2012, dite de « régularisation ».
D’un moment à l’autre, il peut maintenant être expulsé, renvoyé en Algérie où il n’a plus personne puisque ses parents, grands-parents, son frère et sa sœur vivent à Asnières ou dans le 92. Imagine-t-on ce jeune se retrouver totalement seul et démuni dans un pays quitté à l’adolescence et où il n’a plus rien ni personne ?
De plus, comme Alaa vivait en France il n’a pas été recensé comme il aurait dû l’être à l’âge de 19 ans. Il risque donc maintenant d’avoir - en plus de ses 18 mois de service militaire - à purger 2 ans de prison en Algérie.
Bien conscient de l’impopularité de ces expulsions de lycéens, les gouvernements de gauche comme de droite y avaient presque totalement renoncé depuis des années. Avec Alaa, verrons-nous le retour à de telles pratiques devenues exceptionnelles ?
Ni ses enseignants, ni ses camarades ne l’admettraient. Et nous ne l’admettons pas non plus.
Nous vous demandons, monsieur le Préfet, la libération d’Alaa BELKHIR, la levée de l’OQTF qui pèse sur lui et sa régularisation.
mardi 10 mars 2015.
 

 
merci à J.C. Saget pour cette photo
 

vendredi 13 mars 2015

21 MARS 15h BARBES : L'APPEL DU MOUVEMENT CONTRE LE RACISME ET POUR L'AMITIE ENTRE LES PEUPLES





43 boulevard de Magenta, 75010 PARIS
Tél. 01 53 38 99 81     
www.mrap.fr

Comité de Nanterre du MRAP
27 rue Sadi Carnot, 92000 NANTERRE
Permanence contre les discriminations racistes, sur rendez-vous : 
06 31 82 20 85

Déclaration du MRAP  pour le 21 mars 2015,
 journée internationale contre toutes les formes de racisme
 
 Le 21 mars 1960, à Sharpeville en Afrique du Sud, 60 000 Africains brûlèrent leur laissez-passer pour protester contre l'apartheid ; la répression fit 69 morts dont de nombreux lycéens et collégiens. C'est en hommage à ces victimes que le 21 mars a été décrété journée internationale de lutte contre le racisme par l’ONU en 1966.

49 ans après l’instauration de cette journée mondiale, 43 ans après le vote par le Parlement français de la Loi du 1er Juillet 1972 instituant le  racisme en tant que délit, le MRAP s’inquiète d'une montée sans précédent, depuis ces 50 dernières années, de toutes les formes de racisme et du rejet de l'Autre parce que différent. Dans le même temps, on assiste aux inquiétants phénomènes réactionnaires que constituent  une montée  de l'homophobie  ainsi qu'une remise en cause  des droits  des  femmes.

 Comme dans les années 30 du siècle dernier, les vieux démons réapparaissent: l’étranger, le Rom, le Musulman – ou supposés tels -  sans oublier le sans papiers, redeviennent les « boucs émissaires » auxquels est attribuée la responsabilité de  tous les maux et de toutes les injustices de la société dont ils sont les premières victimes.   

 En raison d’une situation socio-économique  catastrophique et de la montée des inégalités sociales en France comme dans l’ensemble de l’Europe,  l’extrême droite tente de faire oublier l’inadéquation et la dangerosité, de son « projet » pour la société toute entière. Alors qu’en France, le FN promettait des candidats  "irréprochables" pour les élections départementales,  le masque tombe et la vraie nature de ce parti refait surface : raciste, xénophobe et homophobe. En témoignent les propos odieux tenus par plusieurs candidats sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

De plus, comment s’étonner de la banalisation du racisme et de la recrudescence des actes racistes lorsque des responsables gouvernementaux vont jusqu'à tenir des propos stigmatisants qui ne peuvent être perçus que comme une justification d'un rejet par nature raciste.

 Depuis les attentats de janvier dernier, les actes islamophobes ont augmenté de 70% par rapport à janvier 2014, tandis que les actes antisémites ont doublé en un an. La parole se libère : se dire « raciste » n'est plus tabou. Le 11 janvier dernier, pourtant, des millions de citoyens  avaient dit leur refus de la haine et de l'amalgame, en même temps que  leur solidarité avec Charlie et les victimes du magasin casher.

 En refusant de traiter les Roms en citoyens européens à part entière qu’ils sont, la France prolonge la persécution séculaire et les préjugés dont ils sont victimes. C'est parce qu'une politique d'État expulse les enfants vivant avec  leurs familles que les plus extrémistes se sentent libres de rejeter les Roms jusque dans la mort comme ce fut le cas pour la sépulture refusée à la petite Maria Francesca dans la commune de Champlain.

 Les droits des migrants se voient  sans cesse remis en cause, et la France, comme l'Union Européenne, persistent dans leur refus de ratifier la « Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée le 18 décembre 1990 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Quant à la convention de Genève du 28 juillet 1951, relative au statut des réfugiés, c'est encore bien "chichement", par rapport  à d'autres pays, que la France consent à en respecter les obligations, annonçant son intention d’accueillir 500 réfugiés syriens sur les 2,5 Millions de réfugiés en attente d'accueil et réinstallation à travers le monde.

La Méditerranée, mer d'échanges et de brassage entre les peuples depuis l'antiquité, s'est transformée au XXIe siècle - et dans l'indifférence générale des gouvernants - en un cimetière marin le plus immense du monde ! Plus de 20 000 migrants à la recherche d'un monde meilleur y ont trouvé la mort.
 
 En ce 21 mars, le MRAP réaffirme, à la fois, son refus de toute forme de racisme et son refus d'une société racisée.  Il refuse les politiques de boucs émissaires et condamne les discours de haine d'où qu'ils viennent. Le racisme ne doit pas être un fonds de commerce électoral.

 Parce que le racisme prospère sur les inégalités, le MRAP appelle à une mobilisation de toutes et tous pour une véritable égalité des droits. La solution n'est pas dans de redoutables futurs "matins bruns" mais dans une lutte partagée visant à faire reculer les problèmes sociaux et politiques de la France, générateurs d’inégalités, de concurrences et de ghettoïsation.


A PARIS, RENDEZ-VOUS LE 21 MARS 2015 A 15h00
AU DEPART DE BARBES 
 POUR LE VIVRE ENSEMBLE
Paris, le 11 mars 2015 
 
Rendez-vous des Nanterriens   
samedi 21 mars  à 14 heures, gare RER Nanterre-préfecture                  

mardi 10 mars 2015

Manifeste: Unissons-nous contre l’islamophobie et les dérives sécuritaires


Je soutiens  cet appel, publié le 5 mars 2015 sur Médiapart

« Notre solidarité avec les victimes des attentats » de janvier 2015 à Paris « doit s’étendre à tous ceux qui sont aujourd’hui pris comme boucs émissaires », réaffirment les signataires de ce manifeste, qui condamnent « résolument toute forme de racisme, d’antisémitisme ou d’islamophobie qui chercherait à tirer prétexte des tragiques événements que nous avons vécus ».

 

cortège du Front de gauche, 11 janvier 2015, Paris
La marche du 11 janvier  a exprimé la condamnation résolue des attentats des 7, 8 et 9 janvier et la solidarité avec les victimes.
Que nous y ayons participé ou pas, nous dénonçons ceux qui tentent de dévoyer et de pervertir l’émotion légitime qui s’est manifestée ce jour-là en dressant une partie de la population contre une autre, en alimentant une islamophobie nauséabonde.
C'est donner ainsi raison, après coup, aux terroristes, dont l’intention était clairement de provoquer la rupture entre les habitants de ce pays, le rejet de l’islam dans une part importante de la population, et la peur chez les musulmans et chez les juifs.
La plupart des responsables politiques et des commentateurs ont dénoncé avec raison toute tentative d’amalgame. Certains sont pourtant tombés dans ce piège, et ont tenu des propos inadmissibles ou lourds de sous-entendus. Déjà, le nombre d’actes islamophobes (agressions physiques ou verbales de personnes, attaques contre des lieux de culte, etc.) se monte à plus de 200 durant les deux semaines qui ont suivi ces tueries, autant que durant toute l’année 2014.
Manifestation contre le racisme, Paris 2012
Nous affirmons que notre solidarité avec les victimes des attentats sanglants doit s’étendre à tous ceux qui sont aujourd’hui pris comme boucs émissaires et qui ressentent au quotidien, notamment dans les quartiers populaires, les effets d’une haine instillée depuis de nombreuses années.
Des mesures de sécurité sont nécessaires et compréhensibles, mais nous refusons toute aggravation de la législation en contradiction avec les libertés et la dérive sécuritaire que certains voudraient faire prendre à nos institutions (illustrée en particulier par des condamnations à des peines de prison de personnes ivres ou  psychiquement déficientes, ou encore par des auditions par la police de très jeunes mineurs). Les paroles des enfants doivent être entendues et doivent faire l’objet de réponses pédagogiques dans le cadre de l’école et des autres structures éducatives. Les délits d’apologie doivent faire retour dans la loi de 1881 qui encadre la liberté d’expression et la répression de ses abus. 
La laïcité, valeur fondamentale de notre République, doit cesser d’être détournée de manière suspicieuse à l’encontre des musulmans et doit retrouver sa signification fondamentale qui est, en séparant l’Etat des religions, de garantir le vivre ensemble d’individus ayant des convictions différentes et de permettre à chacun de pratiquer sa religion, de n’en pratiquer aucune ou de changer de religion, en pleine liberté.
Manifestation anticoloniale
et antiraciste, Paris 2012
Nous sommes plus que jamais attachés à l’article premier de la loi de 1905 : « La République assure la liberté de conscience. .Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public ». Aussi nous revendiquons la liberté pour tous de pratiquer et d'exprimer sa religion au grand jour, d'être présent-es dans la société avec ses lieux de culte sans entraves ni violences, de pouvoir fréquenter les institutions publiques, à commencer par l'école, sans discrimination, d'avoir les même droits et les mêmes opportunités face au monde du travail.
Personne ne devrait craindre d’être victime de paroles ou de violences racistes, ni d'abus policiers, et personne ne devrait se voir continuellement sommé-e de se désolidariser d’actes quelconques en raison de sa religion ou de ses origines. Nous condamnons résolument toute forme de racisme, d’antisémitisme ou d’islamophobie qui chercherait à tirer prétexte des tragiques événements que nous avons vécus.
 
Voir les premiers signataires :

vendredi 27 février 2015

mardi 24 février 2015

Election départementale : dans le premier canton de Nanterre, les femmes communistes sont les candidates du changement.


Laureen Genthon
Nadine Garcia
 
 Nadine Garcia est une des élues des Hauts-de-Seine les plus actives pour la justice sociale, pour le droit au logement et à l'emploi,  pour l'égalité, contre les discriminations et le racisme sous toutes ses formes... Elle a d'autant plus de mérite qu'elle est, pendant trois mandatures au Conseil général, restée aussi salariée et syndicaliste dans une grande entreprise privée, et que ses combats ont des dimensions qui passent les frontières du département, comme militante pour les droits des femmes , comme active soutien notamment du combat du peuple kurde... Des luttes qu'évidemment  elle va continuer, du local au mondial. Très engagée aussi  dans le Front de gauche à Nanterre, elle met ses actes en conformité avec sa conception, très Sixième République, du mandat électif : pas de cumul de fonctions, pas de cumul non plus dans le temps.
Si les électeurs  de ce canton de Nanterre, le 22 mars, en décident ainsi et se mobilisent, Laureen Genthon, jeune femme communiste qui en a toutes les qualités  et les capacités, comme elle le montre déjà aux côtés de la population du quartier populaire où elle habite, saura, j'en suis sûr, prendre le relais de Nadine comme conseillère départementale.

Nadine Garcia passe le relais à Laureen Genthon
Nadine Garcia, vous êtes conseillère générale sortante, et aujourd’hui candidate remplaçante pour ce nouveau scrutin. Pourquoi ?
J’ai été élue au Conseil général pour la première fois en 1998 et j’ai fait trois mandats. Je remercie les électeurs qui m’ont accordé leur confiance à chaque reprise et tous ceux qui se sont investis à mes côtés pendant toutes ces années. Mais il est indispensable de permettre un renouvellement des élus et pour cela il faut savoir passer le relais. C’est le choix que j’ai fait. Je suis particulièrement heureuse que mes camarades du Parti communiste aient proposé à une jeune femme très engagée de prendre la suite. Laureen a 30 ans. Après avoir travaillé six ans comme secrétaire de direction, elle a décidé d’engager une reconversion professionnelle et elle termine à l’Université de Nanterre un Master 2 Action Publique Action Sociale. Laureen peut être assurée de tout mon soutien. Mon engagement ne s’arrête pas pour autant, loin de là ! Que ce soit avec mes amis du Front de gauche à Nanterre ou avc mes collègues dans Laureen le cadre de mes responsabilités syndicales.
Laureen Genthon, comment abordez-vous cette nouvelle responsabilité ?
D’abord je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont apporté leur confiance pour porter cette candidature. J’ai toujours agi pour faire reculer les injustices dans mon activité professionnelle comme à l’université. Au Conseil départemental, je continuerai le combat qu’a mené Nadine au sin du groupe « Communiste et citoyen » pour un département plus solidaire et pour qu’aux côtés de Patrick Jarry, la voix des Nanterriens soit entendue et respectée.
Dans les Hauts-de-Seine, la droite et ses représentants locaux mènent une politique d’exclusion qui aggrave les inégalités. Pourtant, ce département dispose de moyens financiers considérables pour assumer pleinement ses compétences, particulièrement dans le secteur social, les collèges, le logement et l’emploi. A tous les niveaux, de la commune, du département à l’Etat, il faut résister contre les politiques d’austérité mises en œuvre aujourd’hui qui ne font qu’aggraver la pauvreté et les difficultés pour le plus grand nombre. Vous pouvez compter sur ma détermination pour agir en ce sens.
 
(interview publié dans NANTERRE-Perspectives, journal édité par la section de Nanterre du PCF, n°15, février 2015)