Nanterre en colère

Nanterre en colère

Pour nous, c’est définitivement non !

Pour nous, c’est définitivement non !
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats. Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels. Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.Signez la pétition unitaire.

Etat d'urgence pour les libertés !

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40 mars 2016, Place de la République, Paris

40 mars 2016, Place de la République, Paris
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samedi 21 mai 2016

Un jour viendra couleur d'orange


Les mots manquent pour décrire la soirée du 18 mai à P'Arc-en-Ciel, organisée avec le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples et le collectif du Mois de la Résistance à Nanterre.
Qualité de la lecture par Eve Dadiès, d'extraits des livres de Charles Palant et d'Henriette Kermann, en dialogue avec Yolande Traimond, fille d'Henriette Kermann 
Qualité de l'écoute et de l'émotion de l'auditoire



Ecoutez la suite, et la fin, de la lecture.
Réconfort autour d'un modeste mais chaleureux buffet. Avec dégustation d'un peu de vin d'orange, venu de Villeneuve-lès-Avignon, sous le poétique prétexte que Charles Palant cite en ouverture de son livre cette strophe d'Aragon :
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange,
Un jour de palme, un jour de feuillage au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


extraite d'un poème en hommage à Federico Garcia Lorca, assassiné par les fascistes, en 1936. Jean Ferrat en a fait une chanson.

Prochain rendez-vous à Nanterre avec le MRAP : mardi 31 mai, à l'Agora, à 19h30, pour la  conférence-débat avec des chercheurs, des membres de la CNCDH - dont Bernadette Hétier, présidente honoraire et membre du bureau exécutif du MRAP, présente le 18 mai -, qui viennent de publier leur rapport, fondé sur des données de 2015, sur le racisme, aujourd'hui.


dimanche 15 mai 2016

Les poètes répondent : Résistance !

La maison d’édition Bruno Doucey permet à tous d’entrer en poésie, avec une floraison de textes d’hier et d’aujourd’hui, écrits en vers ou en prose, dans leurs langues d'origine, et une traduction en français.
Les poètes ont donné vie à deux très belles soirées, au centre social et culturel P’Arc-en-Ciel, conjuguant la résistance au présent, et une troisième est en préparation, en partenariat avec le MRAP, pour mercredi 18 mai…

11 mai : résistance et poésie sans frontières


« Résister par l’art et la littérature » : les panneaux de l’exposition réalisée par le Musée de la Résistance Nationale de Champigny embrassent les poètes et leur auditoire.


 L’éclatant sourire de Maram al-Masri contraste avec l’ombre qui mouille son regard. C’est peu dire, que sa poésie est vivante. La belle langue arabe de Syrie émeut aux larmes, avant même que la traduction, faite par l’auteure et lue par son amie l’écrivaine et éditrice Murielle Szac, ne mette en mots pour tous, en apparence si simples, la résistance de l’« exilée d’un pays-blessure qui saigne en elle » :  





« L’avez-vous vu ?
Il portait son enfant dans ses bras
et il avançait d’un pas magistral
la tête haute, le dos droit
Comme l’enfant aurait été heureux et fier
d’être ainsi porté dans les bras de son père
Si seulement il avait été
vivant »

C’est le poème qu’elle a choisi de donner à voir en lettres blanches, en page quatre de la couverture de Elle va nue, la liberté, titre écarlate de son noir recueil, publié en 2013.

C’est encore un enfant, le sien cette fois, le sujet de Le rapt, encore plus récent. Cet enfant qui lui a été enlevé, arraché, quand il n’avait que dix-huit mois, par son mari, pour la punir, elle l’a retrouvé à Paris, jeune homme de vingt-quatre ans. C’est pour retisser le lien d’amour filial, qu’elle s’est résolue à publier l’intimité des mots qu’elle écrivait pour lui, toutes ces années…

« J’avais un enfant
je l’ai caché dans mon ventre
Il a partagé mon corps
je l’ai nourri de mon sang
je lui ai fait partager mes rêves
J’ai chanté pour lui, il souriait
Je l’ai porté, il cessait de pleurer
Ils l’ont arraché à mes bras
J’ai cessé de chanter. »

Le titre est bleu sur fond couleur d’orange :  écoutez Maram.

Maram al-Masri. est sœur de tous les siens, restés dans son pays ravagé par un tyran assassin de son peuple, tant et plus encore que par les tueurs fanatiques de Daech. Elle est sœur des femmes, des enfants, des hommes, qui souffrent et meurent sous les bombes et les tortures, sœur des exilés, des réfugiés. Mais sa voix n’est pas que déchirure, elle est aussi engagement et espérance. Ecoutez « Je veux préparer un monde… ».

Maram al-Masri est franco-syrienne : qu’elle vive, « binationale », ici, nous ferait presque oublier le vent mauvais qui souffle dans notre pays… jusqu’à ce qu’elle raconte comment quatre policiers l’ont « serrée », sans raison, comme ça, dans un train, pour un contrôle : sans doute parce que la belle Maram est arabe, alors, qui sait, peut-être musulmane, aussi présumée suspecte donc que les jeunes du quartier…

13 mai : poésie et résistance sans frontières

Roja Chamankar, elle, vit en Iran.



Pour la deuxième soirée, le cadre a changé : les panneaux de l’exposition des Amis du musée de la Résistance de Chateaubriant, « Résister par l’art et la culture 1940-1945 », sont nos complices.

 Roja Chamankar est en apparence menue et discrète. Il faudra du temps pour que son sourire fleurisse. Ses études entre Strasbourg et Téhéran, son talent de cinéaste, et surtout de poète, ont fait tomber des murs : elle a une carte permanente de résidente, situation exceptionnelle qui lui permet d’aller et venir sans tracasseries de l’administration française. Mais elle a l’air pourtant, comme dans son poème Funambule, de « marcher sur un fil », toute en pudeur et retenue. C’est une amie qui répond d’abord pour elle aux questions.

 Et puis, tel un grand frère protecteur, c’est Bruno Doucey, poète et éditeur, qui commence, tournant le mot « résistance » dans tous ses sens, avec ou sans majuscule, racontant comment pour lui, ancien directeur des éditions Seghers, coulées par des marchands, résister c’est écrire et c’est publier, en bilingue, de la poésie, d’hier et d’aujourd’hui, c'est faire vivre « les mots de résistance qui voyagent au-delà des frontières », cette poésie immortelle, si ancienne et si actuelle, parce qu’à jamais inachevée.

Alors les gorges se dénouent, et Roja Chamankar révèle sa force, l’énergie rebelle des mots de sa langue persane. Je ressemble à une chambre noire, annonce, en lettes d’or sur fond rouge tendre, le titre de son recueil, publié l’an dernier, et c’est en blanc qu’en quatrième de couverture est écrit :

« À nous
Les gants noirs et silencieux
À nous
Les mensonges faciles
À nous
Les exécutions en masse
À nous
La patrie en déroute
À nous
Les manches de couteaux
Tu sais
Ô combien le goût de l’eau est amer. »





Le dernier recueil de Bruno Doucey, à la couverture toute en nuance de bleus et de rose, vient de paraître. C’est pour Ceux qui se taisent que le poète donne de la voix : pour les habitants d’un village grec, pour un ami qui se meurt, pour une mère dans une cité de banlieue…

 « J’en pleure
Les quatre points cardinaux
ne lui suffisaient pas
Il a fallu
qu’il en trouve
un cinquième 


et qu’il enferme
cinq fois par jour
tous les horizons de sa vie
dans le corps d'une seule
femme vêtue de noir »

N’allez pas croire pourtant que l’univers de ces poètes soit tout entier envahi par la noirceur de notre temps. Ils savent aussi mettre en mots l’amour et la foi dans l’avenir de l’humain, comme tous les vrais résistants. Ecoutez donc  Bruno et RojaRoja et Bruno.
Ecoutez aussi Jeannine Perez, une de nos poètes nanterriens, qui a choisi de lire un texte écrit lors de visites de camps de concentration, après sa rencontre avec des survivants.



voir d'autres images des 11 et 13 mai


18 mai : des lumières d’hier pour dissoudre les monstres d’aujourd’hui et éclairer l’avenir…

La troisième et dernière soirée à P’Arc-en-Ciel, dans le cadre du Mois de la Résistance à Nanterre, sera la lecture-hommage, par la comédienne Eve Dadiès, d’extraits des livres écrits par deux Résistants déportés, qui n’étaient pas des écrivains, mais dont les mots et les actes sont de sublimes messages d’amour, de courage, de résistance :

   



lundi 9 mai 2016

Nanterre répond Résistance ! (2)

Le mois de la Résistance à Nanterre, c'est de multiples et variées initiatives dans toute la ville, construites par un collectif de nombreuses associations, dont le MRAP fait partie, avec l'impulsion et l'appui de la Municipalité. 

Ainsi, par exemple, le centre social et culturel P'Arc-en-Ciel, situé au 20 avenue Pablo Picasso, accueille, jusqu'au 12 mai, l'exposition "Résister par l'art et le littérature" réalisée par le Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Puis, du 13 au 19 mai, ce sera celle des Amis de la Résistance de Chateaubriant : "Résister par l'art et la culture 1940-45"
Plusieurs soirées rythment cette quinzaine :
Mercredi 11 mai, de 18h30 à 20h,  c'est une soirée en poésie vivante et engagée, avec l'auteure franco-syrienne Maram Al MASRI accompagnée de Muriel SZAC.



Vendredi 13 mai, à partir de 19h, c'est une soirée festive : "La Résistance des poètes", avec l'écrivain et éditeur Bruno Doucey, avec Roja CHAMANCAR, une des grandes voix de la jeune poésie féminine iranienne, avec le collectif "Y'a de la voix !".



Mercredi 18 mai, à 18h30,  la comédienne Eve Dadiès lira des extraits du livre de Charles Palant, Je crois au matin, et de celui d'Henriette Kermann, La Résistance que j'ai faite, la déportation que j'ai vécue, en hommage aux résistants déportéset s'en suivra un débat avec la participation de Pierre Mairat, membre honoraire de la coprésidence et membre du bureau exécutif du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, et de Yolande Traimond, fille d'Henriette Kermann.

Pour une mémoire commune anticoloniale

Devant la mairie de Nanterre (voir d'autres images)
Place du chatelet à Paris (voir d'autres images)

A Nanterre, comme dans une vingtaine de villes de France, un collectif d'organisations associatives, syndicales et politiques, constitué à l'initiative de l'association Les Oranges, a commémoré "l'autre 8 mai", celui des massacres coloniaux commis à Sétif et dans d'autres régions d'Algérie, le 8 mai 1945 et les semaines suivantes.
Des militants de Nanterre et des Hauts-de-Seine ont ensuite participé au rassemblement, place du Chatelet, à Paris. L'universitaire Olivier Lecour-Grandmaison a proposé à cette occasion d'élaborer un appel commun en 2017, à présenter aux candidats aux élections, pour que la France reconnaisse comme crimes d'Etat tous les massacres coloniaux.

Les interventions de Jacqueline Fraysse, députée Front de gauche, à Nanterre, et à Paris de M'hamed Kaki, président de l'association Les Oranges et d'Olivier Lecour-Grandmaison.

Nanterre répond Résistance ! (1)



Gwenn Herbin, conseillère municipale déléguée à la Mémoire,
commente pour M.le Préfet l'exposition
"Les jeunes et la Résistance"
La réddition sans conditions des armées nazies a été commémorée à Nanterre sous un grand soleil, dimanche 8 mai 2016. Déambulation dans le centre ville rythmée par la fanfarre municipale, cérémonie et prises de parole devant le Monument aux morts, puis inauguration de la Maison André Darvergne : les associations d'Anciens combattants, de Résistants et Déportés ont désormais un bel espace commun,  la Villa des Tourelles, au 11 rue des Anciennes mairies, qu'elles partagent avec la Société d'Histoire de Nanterre.


jeudi 5 mai 2016

Co-cogito ergo sum (suite)


En 2015, à la fête de l'Humanité, devant
le stand des communistes de Nanterre
Comme 66,4 % des communistes des Hauts-de-Seine à jour de leurs cotisations, j’ai voté pour choisir la base commune de discussion pour le congrès du PCF qui se tiendra à Aubervilliers les 2, 3, 4 et 5 juin 2016.
Le vote se poursuit encore aujourd’hui dans d’autres départements. Le texte qui va être ainsi choisi par la majorité est destiné à être ensuite débattu, amendé, et voté dans toutes les sections et fédérations, et enfin au congrès national d’Aubervilliers. A l’ordre du jour : le projet pour la France, les enjeux européens et mondiaux : « le temps du commun » ; les échéances de 2017 : « une autre voie pour l’avenir de la France » ; les transformations pour un parti communiste de nouvelle génération.
Dans le 92, la base commune proposée par le Conseil national a obtenu 50,5 % des suffrages exprimés ; le texte alternatif n°1, « L’ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen » : 35,8 % ; le texte alternatif n°2, « Pour une politique communiste » : 4,3% ; le texte alternatif n°3, « Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste » : 5,5 % ; le texte alternatif n°4, « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes » : 3,8 %. La base commune proposée par le Conseil national a obtenu la majorité – absolue ou relative – dans 20 des 31 sections de villes ou d’entreprises des Hauts-de-Seine, la proposition de base commune alternative n°1 dans 11 d’entre elles.
A Nanterre, le texte alternatif n° 1 a obtenu 44,8% des suffrages exprimés, le texte proposé par le Conseil national : 41% ; le texte alternatif n° 3 : 6,7 % ; le texte alternatif n°4 : 4,8 % ; le texte alternatif n°2 : 2,9 %. 64,5 % des adhérents à jour de leurs cotisations ont participé au vote.

Les textes, envoyés par courrier aux adhérents du PCF depuis plusieurs semaines, sont accessibles à tous, ainsi que de nombreuses contributions au débat,  sur le site du PCF, rubrique congrès :


mardi 3 mai 2016

Les deux rendez-vous du 8 mai

photos : 8 mai 2015 

Dimanche, c'est la commémoration de la reddition sans condition des armées nazies, le 8 mai 1945.
A Nanterre, rendez-vous :

 10h30 : Rassemblement au parvis de la Maison de la Musique, puis déambulation à travers le centre ville.
 

11h : commémoration au Monument aux Morts du Parc des Anciennes-Mairies 

12h : Inauguration de l'espace André Davergne, l'espace des associations d'anciens combattants et de mémoire. Visite des locaux, exposition et vin d'honneur.


Dimanche, c'est aussi la commémoration des massacres coloniaux, le 8 mai et les jours suivants, à Sétif, en Algérie.
A Nanterre, rendez-vous à 14 heures sur l'esplanade de la mairie.
Puis à Paris, à 16 heures, place de l'Hôtel de ville.
En raison du refus de la Préfecture de police de Paris d’autoriser le rassemblement du 8 mai 2016 sur le parvis de l’Hôtel de Ville, comme prévu, nous sommes tenus de modifier le lieu.


Le rassemblement se tiendra donc ce 8 mai 2016 à 16 heures le Place du Chatelet.







L’AUTRE 8 MAI 1945

Il est impossible de célébrer l'anniversaire de la victoire contre le fascisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants.
Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Khératta et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l'Armée Française, agissant sur ordre de l'exécutif. C'est après cette répression massive que l'on a déploré à Sétif et aux alentours une centaine de victimes Européennes.
Amputer notre histoire commune par l'occultation de ce crime d'Etat ne permet pas à la France d'en finir avec la page coloniale de son histoire. Si, le 19 mars, le président de la République a reconnu que le système colonial en Algérie était « injuste » et « niait les aspirations des peuples à décider d'eux-mêmes », il faut qu'il aille plus loin en disant la vérité sur les massacres du 8 mai 1945.Le geste symbolique fait à Sétif en 2015 par le secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants et de la mémoire, J-M. TODESCHINI, demeure très en-deçà de cette demande.
En 2015, le conseil municipal de Paris a demandé à l'unanimité au chef de l'Etat de reconnaître ces massacres comme crimes d'Etat. Des vœux dans ce sens ont été adoptés par les villes de Rennes, de Nanterre et d'Ivry-sur-Seine.
Le 14 avril 2015, un Collectif Unitaire pour la reconnaissance des crimes d'Etat de 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kherrata) s'est constitué. Outre cette reconnaissance, il demande: l’ouverture de toutes les archives, l'inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l'Etat et un soutien à la diffusion des documentaires relatifs aux événements dans l'Education Nationale comme dans les médias publics
.

RASSEMBLEMENT UNITAIRE

8 mai 2016 à 16h

Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris

Organisations appelant à ce rassemblement (au 1er Mai 2016)
Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la guerre ), ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd'hui), ACDA (Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie), AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), AMDH-Paris-IDF (Association Marocaine des Droits Humains Paris /Ile de France), APCV (Association pour la Promotion des Cultures et du Voyage) , Association culturelle Les OrangesAssociation Rennes-Sétif,   Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, ANPNPA (Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis),  Au nom de la Mémoire, ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France), CANVA (Coordination Action Non- Violente de l' Arche), Cercle de Résistance (Collectif – Paris), CMF (Collectif des musulmans de France), Collectif ni Guerre ni Etat de Guerre, Comité Justice et Vérité pour Charonne, CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), Droits devant!!, Europalestine, Emancipation, FARR (Franco-Algériens Républicains Rassemblés), FASTI (Fédération des Associations avec Tou-te-s les Immigré-e-s), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), Les Amis de l'Algérie (Rennes), LDH (Ligue des Droits de l'Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), Réfractaires non-violents à la guerre d' Algérie de 1959 à 63, Sortir du Colonialisme, UJFP (Union Juive pour la Paix) ...
Syndicats : CNT (Confédération Nationale du Travail, Union Syndicale Solidaires,
Partis Politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie Les Verts), Ensemble, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche) (Nouveau Parti Anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche),



samedi 30 avril 2016

Mardi 10 mai : Hôpital debout à Nanterre !

Avril 2016 : prise de parole place de la République pour défendre
l'hôpital de Nanterre, aux côtés des personnels et usagers d'autres 
établissements. Partout, le service public est menacé, des emplois
sont supprimés. L'heure est aux luttes, tous ensemble, pour le 
droit à la santé  !
Dans les manifestations, les cortèges des personnels des hôpitaux sont nombreux. Place de la République, à Paris, des médecins, des personnels soignants et des services sociaux, des usagers, organisent un espace de débats et de mobilisation : Hôpital debout !

A Nanterre, où, depuis des années, élus, personnels et usagers multiplient les actions pour l'avenir de l'Hôpital Max Fourestier, à nouveau menacé de démantèlement, où des centaines d'emplois sont en cours de suppression, le mardi 10 mai va lancer une nouvelle étape de la mobilisation.

L'appel intégral du Comité de défense et de modernisation du Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre :


Une longue bataille a abouti en juin 2013 à un compromis entre la communauté médicale, l’ensemble des personnels, les élus et les tutelles à un projet d’établissement voté par le conseil d’administration du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre.

Ce projet prévoit :
-          La préservation d’un secteur hospitalier avec le développement de l’ambulatoire et de la maternité.
-          L’amélioration des conditions d’accueil et d’insertion du pôle médico-social prenant en charge quotidiennement près d’un millier de personnes en grande précarité (personnes sans domicile fixe, désargentées et réfugiées) issues de Paris et des Hauts-de-Seine
-          La restructuration urbaine et architecturale de l’ensemble du site pour l’ouvrir sur la ville.

Dans le même temps, conformément à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), le CASH a réduit de moitié son déficit tout en maintenant son activité habituelle, faisant peser un lourd tribut sur ses personnels par une suppression massive d’emplois.

Nous exigeons que ce projet d’établissement tourné vers les véritables besoins en santé publique des populations de Nanterre et des environs soit enfin mis en œuvre.

A l’heure où nous écrivons ce texte, au lieu de moderniser le CASH, l’ARS décide autoritairement, sans concertation, de fermer la chirurgie conventionnelle (avec hospitalisation) et prépare la fin de la chirurgie ambulatoire (sans hospitalisation).
Ce passage en force de l’ARS signifie le démantèlement programmé de l’ensemble de l’activité médicale : fin de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.

Le conseil d’administration, par la voix des médecins présidents de la commission médicale d’établissement et de la commission sociale, de la représentante des personnels, des usagers et de la CAF, de la députée des Hauts-de-Seine, du maire de Nanterre et des élus de Paris, a unanimement mandaté son président, le Préfet de police de Paris, pour déposer un recours contre cette décision auprès du Comité national d’organisation sanitaire et social (CNOSS).

L’ARS doit s’engager à mettre en œuvre le projet voté en 2013, dont les Nanterriens et les populations environnantes ont besoin. Si ce n’était pas le cas, la part belle serait laissée aux cliniques privées auxquelles n’ont accès que ceux qui peuvent payer pour se soigner. C’est une honte !

On se retrouverait avec :
-          Un pôle psychiatrique
-          Un pôle de gériatrie aigüe et de longue durée
-          Un pôle médico-social dont les missions de santé publique seraient remises en cause et qui régresserait à l’état d’infirmerie pour pauvres comme au 19ème siècle !

Refusons la fermeture de notre hôpital public et de ses structures d’accueil médico-social !

Mobilisons-nous pour dénoncer la politique d’austérité imposée contre tout bon sens par l’ARS !


Ensemble revendiquons une politique de santé publique soucieuse de l’humain !

Novembre 2011 : une des nombreuses manifestations pour l'hôpital de Nanterre

Samedi 7 mai : première Nuit debout à Nanterre


Les Nuits debout débordent peu à peu la ceinture du périphérique, tentant d'irriguer la banlieue.  Les vagues de la colère ne forment pas encore une marée. Mais comme dans le cours de la Seine, pas si lent, pas si docile qu'il le paraît,  on voit que des courants s'agitent. Le fleuve est à l'étroit entre le béton qui l'enserre et retient la puissance de ses eaux vives. La vague de contestation est-elle grosse de la crue du siècle ? Trop tôt sans doute pour le dire.

 A Nanterre, c'est de l'Université que ça (re)part, des étudiant-e-s et des salarié-e-s veulent détruire des murs et construire des ponts. Place Gabriel Péri, premier lieu d'amarrage, le 7 mai : c'est un joli nom, camarades, pour explorer de nouveaux possibles, au coeur de la ville, en ce Mois de la Résistance. 

L'intégralité de leur appel aux habitant-e-s de Nanterre :


APPEL A MANIFESTATION SOLIDAIRE LE 7 MAI A NANTERRE

Nous étudiant-e-s et salarié-e-s grévistes de l’Université Paris X et occupant-e-s, depuis le 21 mars, de l’espace Pierre Reverdy, nous avons décidé d’interrompre le déroulement normal de l’année scolaire, face à une situation intolérable, dont l’attaque contre les salarié-e-s par la loi El Khomri, n’est qu’un élément. Des grèves, des blocages et des manifestations ont déjà eu lieu, mais nous pensons que les journées d’action à saute-mouton ne parviendront pas à faire reculer le gouvernement et ce que nous voulons dès maintenant c’est la grève unie jusqu’au retrait !
Après la journée de manifestation du 28 avril, si le gouvernement ne recule pas il s’agira de préparer ensemble cette grève ! Il faut maintenant détruire les murs qui séparent la ville de l’université. En effet l’Université de Nanterre est un lieu isolé qui n’entretient pas de liens réels avec la ville. Cette forteresse des temps modernes, coincée entre la Préfecture et l’autoroute, est, à l’instar de la dalle inaccessible de La Défense, le signe d’une ville où des masses d’étudiant-e-s et de salarié-e-s peuvent débarquer directement de Paris ou de leur ville dortoir sans jamais être confronté-e-s à la vie des habitant-e-s.
Pour cette raison, dans le cadre de la contestation généralisée du capitalisme et des rapports sociaux qui l’accompagnent, concrétisée par l’assemblée populaire permanente de place de la République à Paris, nous lançons cet appel aux salarié-e-s, aux habitant-e-s, et à toutes celles et ceux qui auraient des revendications à faire valoir à Nanterre pour participer à une manifestation et une assemblée publique dans la ville aux côtés des étudiant-e-s grévistes. Il devient crucial de s’approprier ensemble la politique, parce que la politique n’est pas le jeu électoral et médiatique qui sert de caution à toutes les injustices que nous subissons : la politique est le moment où celles et ceux qui souffrent de la domination, l’exploitation, la marginalisation et la violence se rencontrent et luttent ensemble.
Nous manifestons pour demander le retrait total et sans condition de la loi El Khomri, parce que nous sommes tous et toute concerné-e-s lorsque le gouvernement tente de réduire à peau de chagrin notre droit du travail. En effet, cette réforme instaure essentiellement une inversion de la hiérarchie des normes, c'est-à-dire qu’elle impose la primauté de l’accord d’entreprise sur un code du travail valable pour toute entreprise et toute branche, en individualisant ainsi nos droits, et en les transformant en « droits à la personne ». Cela a pour conséquence dramatique d’affaiblir et de précariser les conditions de tout-e salarié-e, désormais soumis aux volontés du patron, qui pourra lui demander de travailler jusqu’à 48 heures par semaine sur simple accord d’entreprise.
Nous manifestons aussi pour questionner et critiquer la manière dont la police nationale est en train d’agir. La violence et la brutalité gratuite s’étalent sous les yeux de tout le monde. Il suffit de rappeler deux images : celle du lycéen de quinze ans menotté et matraqué et celle des CRS qui jettent dans les égouts la nourriture des occupants de la place de la République. Nous descendons dans les rues pour demander la fin du processus de militarisation des forces de l’ordre et la fin des violences policières. La police n’est-elle pas censée protéger tout-e-s au lieu de les agresser lorsque  ceux-ci expriment des revendications pacifiquement ?
Nous croyons que ces mesures gouvernementales nous concernent tous. Et c’est pour cette raison que nous devons agir dans l’unité et que nous invitons tout-e-s à organiser ensemble une assemblée publique et une manifestation le samedi 7 mai 2016. Avec la sincère volonté de faire converger les luttes, cet appel est avant tout une invitation à nous rencontrer pour discuter tous ensemble des problèmes et des questions que vous, résident-e-s de Nanterre, salarié-e-s ou non, aimeriez porter dans la rue.
Il ne s’agit plus de parler pour vous mais de se retrouver pour parler et lutter ensemble.
Rendez-vous le 7 mai à 16 heures à Nanterre Préfecture et à 18 henres pour l’assemblée place Gabril Péri.