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40 mars 2016, Place de la République, Paris

40 mars 2016, Place de la République, Paris
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Nanterre en colère

Nanterre en colère
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En 2017, changeons la politique !

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lundi 10 avril 2017

Législatives : ensemble, pour une majorité de progrès

Tous ensemble dans le luttes, tous ensemble pour élire une députée pour que
nos luttes gagnent, avec la victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle

et avec  une majorité de progrès à l'Assemblée nationale
Dans mon billet précédent, consacré à mes impressions de campagne JLM 2017, je n'ai pas abordé la question des élections législatives, me proposant d'y revenir un peu plus tard. Mais en lisant la tribune signée notamment par Catherine et Denis, militant-e-s syndicalistes et associative, que je connais bien, ainsi par que d'autres militant-e-s de terrain, communistes ou pas, tribune avec laquelle je suis pleinement d'accord, je pense utile de la relayer. 
Avec l'espoir qu'elle sera entendue aussi  à Nanterre, où la situation locale, consternante et complexe, ne peut être analysée sérieusement comme une concurrence entre communistes et France Insoumise. 
La circonscription de Nanterre-la-rouge et de Suresnes qui vote très majoritairement à droite, avait réélu en 2012 Jacqueline Fraysse, seule députée Front-de-Gauche du département, qui, après plusieurs mandats utiles à toute la population, a décidé de ne pas se représenter. 
Il est urgent que les candidat-e-s qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle se rassemblent pour présenter une candidature commune à la législative. N'oublions pas que dans le passé la droite et le PS l'avaient ravie, cette circonscription. Il serait incompréhensible et révoltant pour la majorité des Nanterriens, que du fait d'embrouilles locales dans lequelles il est très difficile de comprendre quelque chose de sensé, malgré la dynamique Mélenchon, ce soit la candidate de Fillon, qui soit élue députée en juin, à cause de telles querelles fratricides.

TRIBUNES
Combiner l’ancien et le nouveau
VENDREDI, 7 AVRIL, 2017
L'HUMANITÉ
Texte collectif.
La manifestation du 18 mars de la Bastille à République a confirmé la volonté populaire d’engager notre pays dans la voie du renouveau démocratique en s’attelant à la construction d’une Constitution pour une VIe République. Pour en finir avec les turpitudes financières, la corruption morale et le double langage qui caractérisent les candidatures de Fillon, Macron et Le Pen, ce rassemblement du 18 mars doit se démultiplier partout en France afin de mettre en échec le scénario concocté par l’oligarchie d’un deuxième tour Macron-Le Pen. La bipolarisation du scrutin présidentiel, les médias et sondages s’efforcent de canaliser les intentions de vote vers des choix restreints, dits « pragmatiques » à défaut d’être « politiques ». Ce qui n’empêcherait pas la personne élue dans ces conditions « pragmatiques », d’un soi-disant « vote utile » face à l’extrême droite, de prétendre avoir été élue pour son programme qui se trouve ainsi légitimé ! Imposture démocratique de l’élection présidentielle au suffrage universel.
Que faut-il faire pour briser le scénario catastrophe d’un second tour entre la peste Le Pen et le choléra Macron ? Quelles sont les conditions à réunir pour rassembler dans la clarté et trouver un deuxième souffle dans cette campagne afin que les forces soutenant Jean-Luc Mélenchon puissent constituer le pôle de rassemblement de toute la gauche et gagner les sièges de député indispensables pour former une majorité de gouvernement ? Pour les législatives des 4 et 11 juin, l’existence de listes concurrentes du Parti communiste français et de la France insoumise dans plusieurs circonscriptions est une garantie quasi certaine de l’échec de l’une et de l’autre face aux listes de la droite et du PS, mais c’est aussi un verrou placé sur la construction d’une campagne militante commune sur le terrain pour la présidentielle et c’est donc un handicap certain à la progression possible des votes Mélenchon.
Songeons au contraire à la dynamique mobilisatrice et à l’espoir de victoire que susciteraient des campagnes communes aux équipes militantes du PCF, de la F.I et d’Ensemble ! sur les marchés, aux portes des entreprises et restaurants interentreprises, au porte-à-porte et dans toutes les initiatives de rencontres et de débats avec les citoyen-ne-s.
Il faut effectivement travailler à articuler l’ancien et le nouveau, comme le dit notre candidat à la présidentielle dans l’entretien accordé à l’Humanité Dimanche du 9 mars 2017. Nous ne méconnaissons ni ne dédaignons l’effort de renouveau de la politique entrepris par le mouvement de la France insoumise. C’est une source d’espoir et de confiance pour que le peuple se réapproprie les enjeux de luttes sociales à mener.
Sans l’opposer à ce renouveau en gestation, nous pensons qu’il y a toujours besoin de partis politiques face à la domination du mode de production capitaliste, qui ne se dissout pas au terme d’une élection ni dans les mois suivants. Besoin de forces organisées en permanence, actives dans la cité et sur les lieux de travail pour résister à la régression sociale, proposer et conquérir des alternatives de progrès sociaux. Besoin d’un Parti communiste pour penser l’émancipation du travail salarié et organiser les luttes nécessaires à la conquête de son insubordination face à la logique du capital.
Oui, la lutte des classes est bien vivante et nous faisons nôtre une des leçons de Jean Jaurès qui, pour la définir, indiquait qu’elle était formée de trois ingrédients indissociables : la conscience de l’antagonisme d’intérêts entre le capital et le travail ; la conscience de la possibilité pour la classe travailleuse d’imposer ses intérêts et enfin la conscience du besoin de se constituer en force organisée pour mener les luttes afin de faire valoir ces intérêts.
Oui, nous avons besoin de combiner l’ancien et le nouveau, de préparer le futur qui frappe à la porte avec cette transition écologique indispensable, sans ignorer le passé encore là, avec ce système capitaliste qui n’en finit plus de détruire des vies humaines, d’aggraver sa propre crise et qui ne s’effacera pas de lui-même sans que des luttes massives et tenaces, précédant et prolongeant les échéances électorales, l’obligent à céder la priorité aux intérêts collectifs de la majorité du peuple, à l’humain d’abord !
Nous le savons tous puisque nous réclamons une VIe République, l’élection présidentielle est la consécration d’un monarque. Conçue pour confisquer la démocratie, pour s’aligner derrière un chef plutôt que de chercher à comprendre, à défricher et ouvrir des voies de changement par l’action collective, elle vise à susciter une délégation de pouvoir. Or nous avons besoin de susciter des envies et des volontés de prises de pouvoir qui passent par l’appropriation collective des enjeux économiques et sociaux, par la conscience des causes de la crise durable du capitalisme et par la multiplication des débats sur les choix de société à effectuer en conséquence.
Ce débat peut se déployer à condition de ne pas laisser cantonner l’élection législative au rôle de figurante, de voiture-balai de la présidentielle mais bien au contraire en lui redonnant la place prioritaire qui doit être la sienne : c’est du législatif que l’on doit débattre avant l’exécutif, du programme avant les candidats, du scénario avant le casting ! Sur cette base, il est possible de donner un nouvel élan à la perspective d’une victoire pour Jean-Luc Mélenchon : en mettant en commun les programmes de la France insoumise et du Parti communiste afin de tracer des axes législatifs et une série de mesures concrètes sous une forme permettant leur plus large appropriation populaire. Et sans attendre ni renvoyer au seul niveau local la construction du rassemblement, en faisant émerger des candidatures communes. Si des compromis sont possibles localement, ils ne peuvent l’être que sur la base d’équilibres au niveau national avec une clé de répartition équitable entre les forces de l’ex-Front de gauche, ce qui nécessite négociation, impulsion et coordination nationale.
Texte collectif.
Laurent Alcini, Gérard Billon, Olivier Dupuis, Hélène Ganchou, Anne Le Loarer, Catherine Marchais, Valérie Petit-Lesage, Benoît Quilici, Denis Renard, Fabrice Vachaudez, Aamar Yazid.



dimanche 9 avril 2017

Les Tours Aillaud font encore parler d'elles


Le Parisien, dans son édition départementale Hauts-de-Seine du 9 avril, revient sur le projet de transformer au moins 500 des 1607 logements sociaux de la cité des Tours Aillaud de Nanterre en chambres d’hôtel ou en bureaux, à l’occasion de la nécessaire réhabilitation des façades et fenêtres des bâtiments. Ce projet, tel que présenté, alors que le manque de logements accessibles à tous est criant en région parisienne (le programme de Jean-Luc Mélenchon propose d’en construire 200 000 par an pendant le quinquennat, pour rattraper le retard), ne fait pas l’unanimité.

J’avais publié en janvier un billet critique : « Les tours Aillaud, des vieilles dames indignes ? »

Fin février, j’ai rédigé, à leur demande, un projet de tract pour les communistes du quartier :








































Télécharger le document en pdf.

samedi 8 avril 2017

Impressions de campagne #jlm2017 : oui, on peut le faire !

Les photos qui illustrent ce billet ont été prises, sauf mention contraire,
lors de la manifestation pour la sixième république le 18 mars 2017

Mon billet « Le débat s’amplifie à gauche : la dynamique # jlm2017 au coeur d’une possible alternative », du 1/02/2017, a été consulté 81 412 fois. C’est cinq fois plus que celui du 12 /11/2016, « Ma décision est prise », dans lequel j’annonçais que je m’engageais, prenant ma responsabilité de citoyen, dans la campagne pour la victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, quel que serait le vote majoritaire des adhérents du PCF, parti où je milite depuis 1969.
En relisant ce que j’écrivais il y a quelques semaines, je me dis que je n’ai  sur le fond pas grand-chose de nouveau à ajouter. Si ce n’est quelques bonnes choses. Et assurément aucun regret, si ce n’est celui de n’avoir pas, comme d’autres l’avaient fait, pris cette décision plus tôt. Alors les bonnes choses donc.


Les communistes dans la campagne


Tract édité en mars 2017 par le PCF
Depuis la fin 2016, la majorité des adhérents au PCF, et parmi les premiers son secrétaire national Pierre Laurent, ont fait le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon. Avec une campagne « autonome », qui a certes sa légitimité, mais qui ne rend pas toujours plus facile sur le terrain essentiel des portes à portes et autres contacts de proximité la lisibilité de l’engagement des communistes, ni pour eux-mêmes, ni pour leurs interlocuteurs. En ce qui me concerne, c’est le programme « L’avenir en commun » que je propose au débat, celui du candidat, qui a été écrit à des milliers de mains - ou plutôt de cerveaux - d’insoumis (parmi lesquels, certes pas assez, à mon avis, des communistes). C’est le matériel du candidat que je distribue en priorité, non sans inviter à aller voir aux adresses WEB mentionnées les sites qui permettent de suivre la campagne et d’y participer. La brochure du PCF « La France en commun », synthèse de propositions, rédigée en beaucoup plus petit comité, permet, aux plus politisés que ça intéresse, de mesurer le vaste champ des convergences sur l’essentiel, et de pointer quelques nuances ou divergences, qui existent d’ailleurs aussi dans les discussions entre communistes et dans tous les courants de la gauche alternative. Ce qui était déjà lisible pour les plus aguerris des militants entre les lignes du texte rassembleur qu’a été « L’Humain d’abord », programme du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon en 2012.  Et il en va de même des matériels du « PCF-Front de gauche », où, fort heureusement, au fur et à mesure que les communistes s’engagent plus nombreux sur le terrain, et à leur demande, la photo et le nom de Mélenchon ont pris de l’ampleur (1).  Ce qui compte, en cette toute dernière ligne droite, c’est de tenir « dix mille » points de rencontre pour le vote Mélenchon, comme y a appelé début avril la direction nationale du PCF, et d’oser le porte à porte, comme y invite également la France Insoumise.



La cohérence de la méthode et des finalités

La deuxième bonne chose, c’est que la dynamique engagée ne se construit pas sur   un projet utopique ni dogmatique.  Bien sûr, l’Avenir en commun est une référence, sérieusement élaborée à partir de valeurs bien ancrées et de données bien fondées, ce qu’a bien mis en évidence le 19 février la belle séance publique de son « chiffrage », mariant joyeusement la raison et les affects. 
  Mais cela n’empêche pas, au contraire, un enrichissement continu avec l’apport croissant de compétences et d’engagements citoyens : les dizaines de livrets thématiques, en téléchargement libre, en témoignent. Ainsi, sur des thèmes qui me tiennent à cœur en raison de mes choix militants, « lutter contre le racisme, les discriminations, construire l’égalité », et les migrations, - « Respecter les migrants, régler les causes des migrations » -, incontestablement les luttes sur le terrain, les analyses les plus récentes, sont de mieux en mieux prises en compte … et le processus engagé n’est pas clos. Sur d’autres thèmes au cœur des enjeux de notre temps, sur lesquels, comme la plupart des humains du XXème siècle, fussent-ils communistes, j’avais accumulé une bonne couche d ’ ignorance ou de déni, j’ai beaucoup commencé à apprendre, avec d’autres et avec plaisir. Il en est ainsi de l’écologie, ce dont j’ai essayé de rendre humblement compte à propos du contre - salon de l’agriculture au parc floral de la porte de Vincennes.


   L’utilisation à plein des moyens nouveaux de communication que permet internet est un choix stratégique, pour contourner les discours et les censures des médias, dont les plus influents sont possédés par des milliardaires. Les vidéos en libre accès sur Youtube constituent une somme de documents bien plus importante en nombre et en durée – sans parler du contenu - que les émissions télévisées consacrées aux enjeux des élections de 2017. Plus important encore, les sites et listes de diffusion sont au cœur des échanges interactifs, des mobilisations, des engagements individuels dans l’organisation de la France Insoumise, dans tous les aspects de la campagne. Non seulement cette campagne en ligne ne réduit pas l’importance des contacts de proximité, les diffusions de tracts, de brochures et de livres, les collages d’affiches, mais elle les stimule.  Il s’agit de rendre le peuple acteur, (2) dans le cadre de la présidentielle qui est au coeur de la constitution antidémocratique de la Vème république. Participer à un meeting, c’est contribuer à créer un évènement qui rassemble des milliers de personnes, et que des dizaines, des centaines de milliers d’autres partageront, en direct ou en différé : quoi de plus valorisant, de plus motivant pour en être ?


 Certes, le personnage Mélenchon n’est pas pour rien dans l’affluence record à ses meetings :  il montre sa culture et ses talents d’orateur, il se joue de la politique spectacle – avec ou sans hologramme-,  il donne tout ce qu’il a pour gagner, et pour subvertir la règle du jeu. Le bonhomme vient à son heure, mais il demande qu’on crie résistance plutôt que son nom. Il répète qu’il ne serait rien sans les collectifs qui produisent des savoirs et des idées neuves, sans les quelque trois cent mille personnes mises en réseaux et en groupes de proximité. L’argument malveillant que Mélenchon serait seul avec son égo fait donc long feu. C’est le seul candidat qui répète qu’il se retirera dès lors que la Constituante aura terminé son travail pour une sixième république qui abolira le système oligarchique, donc, entre autres, la monarchie présidentielle. La manière de construire le programme, de mener campagne, est cohérente avec les finalités annoncées.

L’alternance au pouvoir entre néolibéraux pour que rien ne change, sinon en pire,  n’est plus une fatalité

La troisième bonne chose, c’est qu’en quelques semaines, les primaires, présentées dans tous les médias, pendant des mois, comme des moments décisifs pour que les citoyens le plus proches des « partis de gouvernement », pour un ou deux euros, décident d’avance qui à droite ou qui à gauche serait le futur président, ont tourné à la farce.
Aux Etats-Unis, où ce système est en place depuis très longtemps, afin de rendre impossible l’élection d’un président non adoubé par les deux grands partis dominants et les lobbies et sponsors qui vont avec, c’est un dénouement tragique qu’ont connu les primaires, avec l’élimination du « socialiste » Sanders, conduisant ensuite à l’élection de Trump face à sa candidate rivale du monde des affaires.


En France, la droite avait déjà importé la primaire.  Il s’agissait pour les dirigeants du PS de faire passer la primaire de leur parti pour celle de toute la gauche. A droite, tout avait  bien commencé : le père la morale et père la rigueur Fillon en est sorti vainqueur, porteur d’un projet des plus agressifs contre le monde du travail. Mais le voilà englué dans des ennuis judiciaires à propos de rentrées financières familiales qui seraient dues à la rémunération par l’argent public de travail à son service de parlementaire, travail  dont l’existence est mise en doute. Au PS, tout était prêt pour que Hollande, ou Valls, enfile le costume du candidat « démocrate » à l’américaine. Mais le premier a déclaré forfait tellement sa popularité est faible, et le second a été sèchement éliminé. La victoire de Hamon, sur la base de propos peu complaisants quant au bilan d’un quinquennat catastrophique, et de propositions peu cohérentes mais non conformes au dogme austéritaire qui est celui du PS au pouvoir, a confirmé que les électeurs socialistes aspirent eux aussi, majoritairement, à ce que ça change. Aussitôt, le candidat Europe-écologie-les-verts s’est désisté en sa faveur, contre l’avis d’une forte proportion des militants de son parti, sans que ce ralliement booste durablement le score du candidat du PS dans les sondages. C’était en effet ne pas mesurer l’ampleur de la crise du PS ni sentir venir son éclatement : beaucoup de ses parlementaires, de ses ministres et de ses dirigeants préfèrent faire campagne pour Macron, lui aussi ancien ministre de Hollande, qui se présente en électron libre, « ni gauche ni droite », sachant emballer de formules creuses et ambigües des mesures néo-libérales anti sociales inspirées par sa proximité avec le MEDEF et les milieux financiers. Le candidat officiel du PS n’est donc pas en mesure de rassembler pour être un possible présidentiable, pas même dans son parti, dont la primaire n’a fait que révéler et accélérer le démantèlement. Dans tous les pays européens, la social-démocratie qui applique, comme en France, une politique néolibérale, le plus souvent en alliance avec la droite, est en déclin.


L’illusion des primaires, inadaptées à un pays où la résignation à l’alternance entre deux partis néolibéraux dominants rencontre de la résistance, s’est dissipée. Parmi les quatre candidats présentés, selon les enquêtes d’opinion, comme pouvant être présents au deuxième tour, trois avaient refusé de tomber dans le piège des primaires.  Et seulement deux d’entre eux, dont Jean-Luc Mélenchon, ne sont pas l’objet d’enquêtes judiciaires pour détournement de fonds publics (dans la plupart des pays d’Europe, Fillon et Le Pen ne pourraient pas, en raison de telles affaires, continuer d’être candidats).

Les instituts de sondage, qui ont publié des résultats trompeurs avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, et avant les primaires de la droite et du PS en France, ne sont pas plus fiables pour les élections des 23 avril et 7 mai. En tout cas, il est évident qu’alors que 40% des électeurs sont encore indécis, les scores estimés aujourd’hui pour les candidats ne sauraient constituer une prédiction des résultats des élections. Il est donc aussi aberrant en politique qu’en mathématique d'additionner des poucentages, qui plus est virtuels, pour échafauder d’hypothétiques et irréalistes combinaisons politiciennes à l’ancienne.



Ce qui est vrai, et c’est la meilleure des choses, c’est que depuis la marche pour la sixième république et les derniers débats télévisés, la dynamique jlm2017 continue de progresser rapidement :  ce n’est pas seulement une réalité que les sondages d’opinion enregistrent, elle est perceptible dans les contacts de proximité, notamment avec des jeunes, et avec toutes les générations. Nous rencontrons des abstentionnistes, dégoûtés de la politique depuis leur vote de 2012 trahi par le PS au pouvoir, et qui sont comme nous inquiets des scores annoncés du FN. Les résultats des élections dépendent d’eux. A nous de les convaincre, dans ces toutes dernières semaines, que voter cette fois sera utile, et que le vote utile, c’est le vote Mélenchon.

Message trouvé dans ma boite à lettres. Je ne connais pas encore son
auteur (nous sommes plus de 1500 familles dans les tours Aillaud)
Bravo, je partage !
Faisons toutes et tous quelque chose d'ici le 23 avril pour la victoire
de Jean-Luc Mélenchon, candidat de l'Avenir en commun.

(1)  Pour quelques camarades qui traînent encore les pieds. Je comprends que la dynamique « Mélenchon – France Insoumise » bouscule les habitus des partis politiques. Mais ce n’est pas Mélenchon qui est à l’origine de la crise de la politique, de l’affaiblissement des partis, et pour ce qui nous importe ici, singulièrement de ceux qui se réclament de la gauche et de l’émancipation humaine, dont le PCF. Ils n’ont pourtant perdu ni leur légitimité ni leur utilité, comme organisations productrices de projets de sociétés, forcément discordants, de grilles de lecture du monde, forcément plurielles, à partir de leurs histoires, de leurs corpus culturels et idéologiques, comme acteurs d’éducation et de mobilisations populaires, comme composantes essentielles de la vie démocratique, avec notamment leurs candidats et leurs élus. Mais la montée continue de l’abstention aux élections, l’échec en quelques années du Front-de-gauche dans sa version cartel de partis, l’hémorragie des forces militantes organisées dans les partis, ne peuvent pas s’expliquer seulement par les désastres du dernier quinquennat du PS au pouvoir et des erreurs tactiques, des égocentrismes « partidaires ». Pour ce qui est du PCF, nous en avions beaucoup discuté - ce n’était pas la première fois -  dans la préparation de l’avant dernier congrès, et le chantier des analyses et des réformes de fond (révolution, refondation, reconstruction…les mots et les polémiques n’ont jamais manqué ces 25 dernières années pour dire l’ampleur de la tâche) est encore pour l’essentiel devant nous. Cent ans après la Révolution d’octobre, il est plus que temps de tirer tous les enseignements de l’Histoire, - de toute l’Histoire-  du XXème siècle, et du présent de notre XXIème siècle, pour qu’une visée et une organisation que nous appelons communistes (re)fassent sens et (re)donnent envie de s’engager en politique à un nombre plus grand de nos concitoyens. Que le succès de Mélenchon relance et stimule cette « révolution inachevée » au PCF, ce serait une autre bonne chose à annoncer.

(2)    « Place au peuple » = populisme ? Je comprends qu’une perspective révolutionnaire, fût-elle citoyenne et démocratique, passant par l’expression du suffrage universel, puisse effrayer, surtout ceux qui ont, ou qui croient, détenir des pouvoirs ou des « rentes de situation » dans le système. D’autant que c’est du haut en bas de la pyramide institutionnelle, et dans toute la société, que la monarchie présidentielle, ainsi que les méthodes de management des entreprises marchandes étendues aussi aux services publics, diffusent leurs modèles de fonctionnement autoritaire et antidémocratique. Mais agiter l’épouvantail du « populisme » à propos de Mélenchon, c’est se tromper- ou tromper- sur l’individu et sur l’époque.   C’est surtout passer à côté de la nécessité, au XXIème siècle, que le(s) peuple(s) se construisent de manière démocratique, inclusive, émancipatrice, solidaire, pacifique, contre les discours et les politiques des pseudo « élites » dominantes au service du capitalisme mondialisé. C’est laisser le champ libre à l’extrême droite qui, à l’opposé des valeurs et du programme de Mélenchon, développe une conception exclusive, identitaire, xénophobe, inégalitaire, raciste, belliqueuse, de la cause du (des) peuple(s), divisé(s) et d’autant plus soumis aux puissances aliénantes des dominants, du capitalisme mondialisé, et de ses(leurs) propres fantasmes.
 Le mot populiste, tel qu’utilisé pour désigner qui se réclame du peuple, ou des  intérêts du peuple, ou qui veut faire « place au peuple », ce qui est forcément démagogique et dangereux aux yeux des ennemis de la démocratie, c’est le langage de ceux qui veulent brouiller les cartes, dénigrer Mélenchon et banaliser le FN, pour que rien ne change, sinon en pire.  





mardi 4 avril 2017

La parole aux demandeurs d'asile


Avec le comité local du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), John Lobe Chitambo, journaliste et demandeur d'asile, a réalisé pour Radio Agora Nanterre un 'micro-trottoir" devant la plate forme départementale de préaccueil dévolue à l'entreprise FACEM, rue Ernest Renan,  où, chaque semaine, dès le dimanche soir et jusqu'au jeudi, des hommes, quelques femmes et enfants, attendent pour obtenir un rendez-vous à un des "guichets uniques" préfecture-OFII (Office français de l'immigratin et de l'intégration)  afin de déposer leur demande d'asile. Il a aussi interviewé des résidents et la directrice du CADA (Centre d'accueil pour demandeurs d'asile) de Nanterre.



et celles de militants associatifs bénévoles- Secours catholique, secours populaire, MRAP - de citoyen-ne-s, de professionnel-le-s, qui font ce qu'ils peuvent pour que leur accueil soit le plus humain possible, dans un contexte où le droit d'asile est bafoué et où la maltraitance des exilés est indigne du "pays des droits de l'homme". 




Ce reportage est la base d'une émission  qui sera disponible sur le site de radio-agora à partir du 4 mai, dans le cadre du Mois de la Résistance à Nanterre.

dimanche 2 avril 2017

Foyer de Courbevoie : la fermeture brutale de la cuisine collective indigne résidents et soutiens, qui en appellent à leurs concitoyens.



Vendredi 31 mars une assemblée a réuni les résidents du foyer Coallia pour travailleurs migrants de Courbevoie. La veille, à l’heure du déjeuner, l’intervention brutale de la police pour fermer la cuisine collective a été vécue par les résidents comme « une  humiliation jamais vue ici ». « On est des êtres humains, pas des bêtes, il faut qu’on réagisse ». Les plus anciens résidents – certains travaillent et résident ici depuis plus de quatre décennies - ont été les plus nombreux à prendre la parole. Mamadou Baradji, comme d’autres délégués, venus en soutien de Paris, de Boulogne-Billancourt et d’autres villes de banlieue, partageaient la colère de tous, et tous ont insisté pour que la mobilisation se construise pour que le droit l’emporte contre la violence, qui est l’arme des mauvais gestionnaires et des pouvoirs publics qui sont leurs complices. 


  A Boulogne-Billancourt, à Courbevoie, dans beaucoup d’autres foyers, le but est le même : supprimer les espaces de vie collective, confiner les résidents dans des chambres, augmenter encore le prix des loyers, imposer à ces travailleurs - à qui on refuse les droits des locataires – des règlements toujours plus contraires aux droits des personnes. Les réhabilitations, nécessaires, ne doivent pas servir à faire des « foyers prisons ». Elles doivent au contraire être réalisées en concertation avec les résidents, pour tenir compte de leurs besoins spécifiques. Et une cuisine collective auto gérée, des salles pour se rencontrer, pour construire la solidarité entre anciens et nouveaux arrivés, avec la famille et les compatriotes restés au pays ou hébergés quand ils séjournent en France, pour organiser sur place des cours d’alphabétisation et de français langue étrangère, pour prier, sont des plus importants.


  Des  militant-e-s du COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers), du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)  , des bénévoles d’Alpha-dialogue (alphabétisation), des habitants engagé-e-s dans la vie politique et citoyenne de Courbevoie, une élue – Laureen Genthon, conseillère départementale PCF-, qui ont pu être présent-e-s dès cette première rencontre, ont exprimé leur solidarité  et leur disponibilité pour soutenir les actions que les résidents vont organiser, et dont plusieurs ont déjà été évoquées lors de la réunion.
  L’urgence est d’informer la population, pour « être visibles », pour rassembler tous les soutiens possibles. Un premier tract a été fait « à chaud », et doit être diffusé sur le marché de dimanche à Courbevoie :














































































  Dans la manifestation pour le droit au logement à Paris, ce samedi 1er avril, le Collectif pour l’avenir des foyers était présent, avec le tract des résidents du foyer de Courbevoie, et Mamadou Baradji, leur délégué, s’est adressé à tous les responsables syndicaux, associatifs, politiques.





vendredi 31 mars 2017

Françoise Vergès : "Il y a dans les Outre-Mer le sentiment d'un profond mépris"



En complément au débat "Crimes coloniaux : 2017 reconnaissance ?" de mercredi à Nanterre.
Et profitez-en pour voir les autres vidéos de LA MIDINALE de Regards : c'est autre chose que la campagne électorale vue par la télé !



Crimes coloniaux : reconnaissance et réparations !


  Mercredi 29 mars, la conférence organisée par l’association Les Oranges, à la Maison du Chemin de l’Île, quartier populaire de Nanterre, a rassemblé une bonne cinquantaine de personnes, dont nombre de jeunes.
  Le thème : « crimes coloniaux : 2017 reconnaissance ? Comment lutter contre les violences racistes aujourd’hui ? », est celui de l’appel lancé aux candidats aux élections présidentielle et législatives, à l’initiative de plusieurs universitaires et responsables associatifs, dont M’hamed Kaki, fondateur nanterrien de l’association nationale Les Oranges, et qui est à signer en ligne.


Ecouter les mots d’accueil de l’association Les Oranges et l’introduction de M’hamed Kaki.


Ecouter l’introduction de Jean-Claude Rabeherifara, sociologue, membre de l’AFASPA


Ecouter l’introduction de François-Xavier Guillerm, journaliste à France-Antilles, auteur de « Le sang des nègres ».


Ecouter l’introduction de Patrick Farbiaz, fondateur du collectif « Sortir du colonialisme »


Ecouter l’introduction de Louis-Georges Tin, président du CRAN


Ecouter l’introduction d’Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire.

   Dans le débat, j’ai, en tant que président du comité de Nanterre du MRAP, remercié M’hamed Kaki pour cette initiative. La présidence de notre mouvement a elle aussi envoyé une lettre publique aux candidats aux élections, sur les luttes contre le racisme, pour la paix et l’amitié entre les peuples. La question du « devoir de mémoire » y est qualifiée d’essentielle.  Nous préparons localement, sur la base de ce document, un questionnaire précis aux candidats aux législatives, à partir des luttes sur lesquelles nous sommes particulièrement engagés à Nanterre et dans le département : la reconnaissance, la réparation  des crimes coloniaux en seront.
   J’ai insisté sur l’actualité des luttes anticoloniales : la une de l’Humanité du 29 mars titre sur l’annonce du cahier central consacré à l’écrasement de l’insurrection malgache par l’armée française en 1947( http://www.humanite.fr/1947-un-massacre-colonial-francais-madagascar-634021) ; sur le rapport dénonçant la complicité des banques française dans la colonisation en Palestine aujourd’hui ; sur la « manif historique » en Guyane, objet d’un entretien avec Françoise Vergès, ex présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (1).


   J’ai souligné l’importance du livre « Urgence antiraciste. Pour une démocratie inclusive » (éditions du croquant, mars 2017), soutenu par des associations présentes à la tribune, ainsi que le MRAP, ATTAC, le FUIQP, Reprenons l’initiative…
Des chapitres y montrent que les luttes solidaires avec les migrants comme avec les Rroms sont parmi les dimensions essentielles des « luttes contre les violences racistes aujourd’hui »


Ecouter les réponses aux questions.



(1)  Sur la question du rapport entre le colonialisme et la situation en outre-mer, lire l’article : https://joellepalmieri.wordpress.com/2017/03/30/guyane-quand-la-colonialite-depolitise-la-contestation/


vendredi 24 mars 2017

L’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon organise à Nanterre un atelier public national contre le racisme et les discriminations, pour l’égalité.






















Cette initiative est soutenue dans la ville notamment par Jacqueline Fraysse, députée Front de gauche de Nanterre et Suresnes :
« Au cours de ce quinquennat, je me suis battue contre tous les projets de loi visant à restreindre inutilement et gravement nos libertés tels que la constitutionnalisation de l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. La multiplication des lois sécuritaires a créé un véritable climat de suspicion et renforcé les clivages dans notre société. L'agression hors-norme et raciste infligée le mois dernier par des policiers au jeune Théo Luhaka en est une triste illustration.
La préservation de nos libertés et l'assurance de notre sécurité dans le respect des droits de chacun doivent être au coeur des débats des élections présidentielles.
La prochaine république devra garantir une société plus juste, qui s'attaque résolument à toutes les formes de discriminations et cesse d'entretenir la peur des uns contre les autres.
C'est dans ce cadre que je vous invite à venir débattre des propositions concrètes défendues par Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, sur le thème "contre le racisme et les discriminations, faire vivre l'égalité", ce samedi 25 mars à partir de 15h00, salle du Parc Nord, 49 esplanade Charles de Gaulle à Nanterre.
Deux tables rondes seront organisées, l'une de 16h à 17h30 sur les violences policières et l'autre de 17h45 à 19h15 sur les discriminations au travail. »

 Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples veut que les luttes contre le racisme, les discriminations, les dérives « sécuritaires » et « identitaires », soient des questions politiques de premier plan.

Avec d’autres adhérents et amis du comité de Nanterre du MRAP, nous y participerons (comme nous le ferions à des initiatives publiques de ce type que d’autres forces politiques organiseraient), et nous serons porteurs de la lettre ouverte aux candidates et candidats aux élections présidentielle et législatives que la présidence nationale de notre mouvement vient de publier



















































































































Télécharger la lettre en PDF :


Notre comité local prépare, sur la base de ce document, un questionnaire public précis concernant des luttes dans la circonscription et le département (droits de migrants, défense des foyers pour travailleurs migrants, solidarité avec les demandeurs d’asile, avec les Rroms, droit de vote pour les résidents étrangers, défense des droits et libertés, fin des contrôles au faciès, actions pour mette fin à toutes les discriminations, contre toutes les formes de racisme, pour la paix…) dans lesquelles le MRAP est engagé. Il sera adressé à tous les candidats aux législatives, et nous publierons les réponses et engagements qui nous serons parvenus, ainsi que nos commentaires.