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http://www.humanite.fr/bidonville-de-la-courneuve-bras-de-fer-entre-la-mairie-et-les-associations-581381

rendez vous espace Hauts-de-Seine...

Rendez-vous Parc Georges Valbon, La Courneuve

Rendez-vous Parc Georges Valbon, La Courneuve
22 euros : c'est le prix du bon de soutien qui donne droit d'entrée pendant les trois jours, d'assister à tous les concerts et évènements de la fête. Disponible dès maintenant auprès des militants diffuseurs de la célèbre "vignette"

mercredi 19 août 2015

Samedi 22 août, manifestation pour la régularisation des sans papiers

Dans la manifestion d'août 2014. 
Samedi 22 août, pour le dix-neuvième anniversaire de l’évacuation de l’église Saint-Bernard, une manifestation est organisée à Paris. 
Rendez-vous à 15 heures gare de l’Est.

Lire l’appel de l'UNSP (Union nationale de Sans-Papiers) et de la Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants (CISPM), soutenu par le MRAP et d'autres organisations :

lundi 17 août 2015

Réfugié-e-s, migrant-e-s, travailleurs/travailleuses avec ou sans papiers…Bienvenue à toutes et à tous

Ce billet est mis à jour régulièrement, sous forme de notes ou d'ajouts dans le texte. Les critiques et contributions sont les bienvenues. Pour suivre les mobilisations et les évènements au quotidien, voir des pages facebook, dont la mienne. Des liens permettent d'accéder facilement à des  propositions alternatives élaborées par des associations et des collectifs. Les contribution du PCF, depuis une dizaine d'années, sont publiées sur son site national. Le texte "Migrations, le monde en mouvement", adopté par le congrès de 2006 du PCF, reste une référence qui doit être actualisée. L'Humanité publie régulièrement articles et reportages de qualité .

Samedi 12 septembre, rendez-vous à 18h 
sur le stand du PCF 92
à la fête de l'Humanité
 pour une rencontre fraternelle 


Voici plusieurs années que la noyade est le sort, quand ce n’est pas l’asphyxie à fond de cale,  de milliers, de dizaines de milliers d’hommes , de femmes et d’enfants qui tentent la traversée de la Méditerranée, devenue un véritable cimetière marin. Personne ne peut dire  « Je ne savais pas » : les médias en publient régulièrement le spectacle, le plus souvent quand des survivants sont sauvés. De temps en temps, les souffrances, les blessures, les décès dans les déserts, contre les murs de barbelés, sont évoqués. Mais ces mises à mort-là se passent le plus souvent plus loin de chez nous, car des frontières sont gardées, de l’autre côté de la Méditerranée, par des Etats inféodés pour le faire, sous le chantage d’aides de riches pays d’Europe, qui ne profitent en fait qu’aux dirigeants de ces pays complices.

Quand les phobies tuent la solidarité humaine…

Voici plusieurs mois qu’au plus haut niveau de l’Union Européenne, les chefs d’Etat et de gouvernement, réunis en « sommets », et la Commission, s’inquiètent. Les passeurs sont les responsables désignés à l’opinion : des sommes considérables sont consacrées à renforcer l’armada de guerre contre eux, et il est question de les pouchasser jusqu’en Lybie. Puis des propositions sont faites pour que l’accueil soit réparti par quotas entre tous les Etats, ce que les dirigeants de la plupart d’entre eux, dont le gouvernement français,  refusent  immédiatement. C’est sur les côtes d’Italie et de Grèce que débarquent des milliers de réfugiés, que ces pays se débrouillent ! Gendarmes et policiers ferment le sas avec les pays du sud de l’Europe, de nouveaux murs s’érigent, aux frontières hongroises ou turques… FRONTEX perfectionne ses nouvelles technologies anti-migrants tout autour de l’ « Europe Forteresse ». Plus le passage est « clandestin » et difficile, plus les risques pris sont grands, plus prolifèrent  les mafias, pour lesquelles le passage et la force de travail des réfugiés et migrants ne sont que des marchandises, plus le nombre de vies détruites augmente.
Des associations, des forces politiques, notamment la Gauche Unie Européenne et Les Verts, dénoncent les mesures prises par l’Union Européenne et par la France comme inefficaces et même criminelles. Mais nous n’étions guère nombreux à nous rassembler, à manifester notre douleur et notre solidarité, notre indignation, ce printemps et cet été, même si le nombre d’organisations signant ou soutenant des appels comme Des ponts pas des murs est devenu significatif.


Toutes les propositions, même celles qui ne visent qu’à répondre à l’urgence humanitaire, et seraient possibles à mettre en place sans bouleverser les politiques migratoires de l’Union européenne et des Etats européens, paraissent irréalistes et dangereuses pour la majorité de l’opinion. La hantise de l’ouverture des frontières, la phobie d’être « envahis », ont été ancrées, pas seulement par les abjectes provocations du Front national et de la droite extrêmisée, mais aussi par les discours et la politique de ceux, qui, aujourd’hui au pouvoir, ne rompent pas avec les désastres  du Sarkozysme. L’arrivée de « boat peoples » serait un danger qui nous menacerait ? C’est le premier mensonge à dénoncer.

 Non, ce n’est pas « un appel d’air » venu d’Europe qui expliquerait le – très relatif - afflux de réfugiés qui parvient jusque « chez nous » !

Depuis plusieurs années, le nombre de personnes qui ont fui leur pays augmente. Elles étaient 11,7 millions dans le monde en 2013, recensées par  le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU . Ces réfugié-e-s survivent pour la moitié d’entre elles et d’entre eux en Asie, et pour presque un tiers en AfriqueLes guerres sont les premières causes de leurs exodes. Il faut ajouter  les 5 millions de Palestiniens qu’abritent une soixantaine de camps au Moyen Orient. D'autres sources avancent le nombre de 60 millions de réfugiés dans le monde. Leurs exodes, momntanés ou définitifs,  s’arrêtent pour la très grande majorité dans les pays limitrophes, eux-mêmes souvent pauvres et instables C'est une petite minorité qui a les moyens de tenter d'arriver en Europe. Par exemple, en 2015,  sur les 4 millions de réfugiés syriens,  le Liban en accueille 1,5 millions, soit le tiers de la population libanaise. Les Syriens ne sont que 270 000 à avoir fait une demande d’asile en Europe ces dernières années, très peu en France, pays qui refuse de les accueillir.
Le pillage des ressources, les guerres, les dictatures, dont les politiques colonialistes et impérialistes sont les premières responsables, ont mis des contrées entières à feu et à sang. Le nombre de réfugiés et de migrants augmente : comment s’en étonner ? Ce qui doit nous inquiéter, c’est que ceux qui gouvernent en notre nom continuent les mêmes politiques, et prétendent repousser quelques centaines de milliers de leurs victimes,  qui risquent leurs vies en Méditerranée et contre tous les murs de l’ « Europe forteresse ».
216 300 d’entre eux sont parvenus à déposer une demande d’asile en 2014 dans un pays de l’Union Européenne, qui compte 514 millions d’habitants. En France, la même année, seulement 14 589, sur les 45 454 adultes qui l’avaient demandé, sans compter leurs 13 845 enfants,  ont obtenu  un statut de réfugié. Certes, le nombre augmente. 100 000 migrants et réfugiés ont atteint les côtes de la Grèce et de l’Italie entre janvier et juin. La Macédoine, la Serbie...sont débordées par des afflux de réfugiés dans la dernière semaine d'août. L'allemagne s'alarme.  Mais on est loin d’une « invasion » : il faut en finir avec une législation européenne qui assigne, ou condamne à l’enferment et à l’expulsion, le demandeur d’asile dans le premier pays où il est « contrôlé ».(2.bis) (4) Ainsi, répartir l’accueil entre les Etats, et – pourquoi pas –  laisser le réfugié choisir le pays où il veut reconstruire sa vie, apporter son savoir et son travail, serait possible, et une répartition des fonds d’aides de l’UE (2,5 milliards annoncés début août) serait vraiment utile. 

Non au racisme et à la xénophobie



Rien ne saurait justifier
 l'expulsion brutale de campements de migrants et réfugiés à Paris
les indignes conditions de survie des 3000 de Calais
les refoulements illégaux vers l'Italie à Vintimille....

Le gouvernement Valls, avec le soutien des députés socialistes, emboîte le pas à la droite, qui joue la surenchère xénophobe, ce qui contribue  à banaliser les campagnes racistes du FN.
 La loi sur le droit d’asile, comme celle sur les « droits des étrangers », dénoncée par un très large collectif d’associations (1), mais votée par le PS à l’Assemblée nationale,  ne résolvent rien. Elles ne font que renforcer les dispositifs d’ « éloignement » du territoire, ce que confirme la circulaire du 22 juillet. (2)  Depuis 2012, pas plus pour les demandeurs d’asile (2), que pour les travailleurs sans papiers présents depuis des années, que pour les jeunes lycéens, pour les mineurs étrangers isolés, les personnes voulant rejoindre leurs familles,  rien n’a changé, sinon en pire, du côté du gouvernement.
Dans le contexte actuel, c’est la situation de tous les travailleurs  immigrés,  en situation régulière ou pas, et celle de leurs enfants,  qui sont rendues encore plus difficiles. Les pouvoirs publics font preuve d’une incapacité et d’un manque de volonté politique pour accueillir les migrants et réfugiés en détresse qui parviennent à atteindre nos villes. Ceux qui sont arrivés depuis plus longtemps sont eux aussi désignés comme envahisseurs et boucs émissaires. L’amalgame banalisé par la droite et son extrême, les désigne comme d’ « inassimilables » étrangers, impossibles à « intégrer ». Les enfants et petits enfants d’immigrés, qui sont français, surtout s’ils n’appartiennent pas aux couches sociales privilégiées, s’ils vivent dans des quartiers populaires, s’ils souffrent du chômage, des discriminations, de l’exclusion, sont mis dans le même sac. Stigmatisés à cause de leur culture, de leur religion d’origine, réelle ou supposée – l’islamophobie est devenue une des pires formes du racisme – ils sont présentés comme des dangers pour notre « identité  nationale », notre sécurité...Des politiciens se lâchent, passant du banalement raciste « on n’est plus chez nous » à l’appel à l’épuration ethnique : comment comprendre autrement la proposition de revenir au droit du sang, pour l’accès à la nationalité française ? L’air mauvais du temps est aux antipodes des espoirs soulevés par les mobilisations pour le droit de vote à tous les résidents, promesse abandonnée sans combat ni « pédagogie » par Hollande, même pour les municipales. D’ailleurs, il sera encore plus difficile de l’obtenir, la carte de résident (1) !
Plus que jamais, la lutte solidaire avec les réfugiés et les migrants, pour la régularisation des sans- papiers, et la lutte contre le racisme, contre les discriminations que subissent ceux, qui bien qu’installés parmi nous, sont toujours considérés comme des étrangers indésirables, sont à mener de front. (3)

 Ni la dérive du PS, ni les ignominies de la droite « lepénisée », n’empêchent, heureusement, les luttes solidaires.

Ainsi, dans les Hauts-de-Seine, des collectifs rassemblant des centres sociaux, des associations, des citoyens engagés – ou pas – au NPA, à EELV ou au Front de gauche, se sont constitués pour aider des réfugiés hébergés à  Colombes, Nanterre ou Clichy. RESF ne lâche rien, pour qu’à la rentrée tous les enfants, tous les jeunes soient présents, qu’eux et leurs familles aient des papiers. Plusieurs centaines de travailleurs sans papiers, dont des résidents du foyer de Courbevoie, mènent depuis deux mois une grève, avec la CGT,  et ils viennent d’obtenir de premiers succès.

 La fête de l’Humanité sera une occasion de nous rencontrer, entre acteurs de ces luttes diverses et convergentes, de reprendre et poursuivre le débat, pour qu’une politique humaine, avec et pour les migrants, devienne possible.


(1)    Voir l’analyse critique de fond du projet de loi gouvernemental voté à l’assemblée nationale en juillet, dont le site du GISTI donne une synthèse et fournit tous les liens utiles. Non seulement la revendication phare d’une carte de résident de 10 ans pour permettre de sortir de la précarité et une véritable insertion sociale n’a pas été obtenue, mais pratiquement, aucune des remarques et demandes d’amendement n’ont été prises en compte par la majorité des députés, le ministre de l’Intérieur, suivi par les députés socialistes, préférant  polémiquer avec la droite sur son terrain : la fermeté dans l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Il est allé jusqu’à faire voter un amendement qui « légalise » l’enfermement des enfants dans les centres de rétention administratifs ! La composition du Sénat ne laisse rien présager de bon quant à la suite des travaux parlementaires, prévus dès la rentrée.
Voir aussi le compte rendu du débat au stand du PCF 92 lors de la fête de l’Humanité 2014, quelques semaines après la publication de la première mouture du projet de loi.

(2)    La loi sur le droit d’asile a été votée surtout pour se mettre en conformité avec les traités européens. L’accélération des procédures (neuf mois au lieu de deux ans en moyenne) serait positive, comme l’accompagnement des demandeurs devant l’OFPRA, ou la volonté affichée de garantir des hébergements,  si des moyens  suivaient. Voir l’interview d’Anicet Le Pors. Mais c’est surtout la facilitation des « éloignements du territoire » des déboutés, qui est la principale préoccupation. La circulaire du 21 juillet, censée répondre à l’urgence d’héberger les réfugiés à Calais et à Paris,  vise aussi et surtout à systématiser les expulsions du territoire.
 Un débat et des avancées concernant la notion d’asile aurait été utile : les textes actuels, obligeant chaque individu à prouver qu’il est personnellement victime ou en danger ne permet guère de faire face à des situations de massacres de masse. A tel point qu’actuellement l’administration hésite à expulser vers des pays tels que le Soudan l’Erythrée ou le Bangladesh des déboutés devenus "sans papiers". Mais ce débat n’a pas eu lieu.
 D’autre part, nombre de déboutés du droit d’asile ou de la protection subsidiaire peuvent être régularisés pour d’autres motifs (famille ou travail). Sous la pression de la droite, qui en fait son cheval de bataille, c’est l’automaticité des reconduites à la frontière qui risque de prévaloir. 

(2 bis) Sur l'Europe et le droit d'asile, une excellente note de ifri vient d'être publiée : pdfhttps://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/droitasile_tardis.pdf

(3)    Le collectif « Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation » cherche à mobiliser chercheurs, militants politiques, syndicalistes, associatifs, citoyens notamment des quartiers populaires, pour pousser des débats et lever des tabous qui existent y compris dans des associations antiracistes. Il donne toute sa place à la solidarité avec les Roms, en faisant une des questions emblématiques du racisme institutionnalisé (cf le livre d’Eric Fassin : Roms et riverains, une politique municipale de la race). Les Roms sont visés par un article de la loi sur « les droits des étrangers », qui permet l’expulsion, l’interdiction du retour et même l’interdiction de circuler sur le territoire national de ressortissants de l’Union européenne qui « abusent de leur liberté de circulation ». Cet été, comme les mois précédents, une série de démantèlements de campements jette à la rue des centaines de familles roms sans solution autre qu’une errance dans la misère. (voir la pétition pour ceux de La Courneuve, sur le site de La Voix des RRoms).

 (4) le communiqué du PCF après la rencontre de Berlin du 25 août :   http://www.humanite.fr/refugies-europe-un-monde-en-commun-appelle-un-devoir-dhumanite-pcf-582356



mardi 11 août 2015

NANTERRE :"NOUS SOMMES TOUS CHRISTIAN"



Nous étions plusieurs centaines, samedi 8 août, rassemblés pour la marche silencieuse, de la rue de la Paix à la place Nelson Mandela, puis à nous recueillir avenue Pablo Picasso, sur le lieu où Christian est tombé, mortellement blessé par balles à quelques mètres du domicile de ses parents. Selon les témoins, mercredi 5 août, vers 18h, deux tueurs cagoulés, armés d’une arme de poing et d’un fusil d’assaut, ont tiré à cinq reprises, faisant deux victimes, un mort et un blessé.
Christian Sémédo, jeune père de deux enfants, était connu pour sa gentillesse. La marche silencieuse à sa mémoire, à l’initiative de sa famille, était organisée par un collectif de jeunes, activement soutenus par les services de la ville, par les élu-e-s de la majorité municipale, dont Samir Abdelouahed, président du Conseil de quartier Parc-sud et ancien élève, comme Christian et sa fratrie, du collège Evariste Galois.

« Mobilisons-nous contre la violence et l’insécurité dans nos quartiers » :
 l’appel de la marche du 8 août doit être entendu.

 Les paroles, émouvantes et fortes, de la mère de Christian, d’autres membres de sa famille, expriment l’exigence que les assassins soient arrêtés le plus vite possible, et que plus jamais de tels crimes ne se produisent. La police n’est pas la seule institution de la République dont  on veut qu’elle fasse son travail. L’interpellation est politique.  Elle ne concerne pas que Nanterre et ses quartiers populaires. Mais les réponses sont à construire ici, dans les quartiers, avec leurs habitants, de toutes générations, de toutes croyances, de toutes origines. L’élan de solidarité avec la famille Sémédo se poursuit, une collecte est organisée, et l’idée de continuer tous ensemble, peut-être en association, est largement partagée. La jeunesse, force vive du quartier, est à l’initiative.



Des militant-e-s communistes  ont participé à la marche, avec la même émotion, les mêmes interrogations, la même exigence de justice et de respect, les mêmes valeurs d’égalité et de fraternité,  que les autres manifestants, élus, responsables associatifs, simples citoyens… Ils dénoncent des politiques qui mettent le monde à feu et à sang, qui banalisent la loi de l’argent et du crime, qui sèment la misère et la désespérance, le racisme, la xénophobie et la haine, le mépris et le dénigrement, de la jeunesse, des familles des banlieues populaires, faisant le lit de l’extrême droite en France et en Europe. Les appels des communistes à construire, du local au mondial, des alternatives qui mettent « l’Humain d’abord » au cœur des dynamiques de rassemblement, sont à l’épreuve, en cet été 2015, terriblement.

lundi 15 juin 2015

Le racisme, la racialisation de la société, une arme de division massive pour les classes dominantes qui nous exploitent toutes et tous.....


  
« comment s'unir pour ne plus subir ? »

mercredi 24 juin 2015  à 19 heures

Maison du Chemin de l’Île

31-65 boulevard du général Leclerc
92000 NANTERRE
(RER A gare Nanterre-ville)

rencontre-débat avec

Farid Bennaï, travailleur social, coordinateur du forum
Eric Fassin, sociologue

M’hamed Kaki, président de l’association Les Oranges

Sonia Nour, animatrice de l’association Cause Commune

contact : mrap.nanterre@orange.fr
organisée par le comité de Nanterre du
Mouvement contre le Racisme
et pour l'Amitié entre les Peuples

et l’association Les Oranges

avec le soutien du PCF 92

    Pour un antiracisme politique

(extraits)
 « Ce qui menace la démocratie, c’est ce qui défait la société française, ce n’est pas la (ni une) religion ; c’est le racisme, qui désigne comme des «autres» racisés certains d’entre nous ­ immigrés d’Afrique ou Roms d’Europe, et aussi Français, héritiers de l’esclavage, de la colonisation et de l’immigration, Noirs d’apparence ou Maghrébins d’origine.(…)
…Ce qui devrait nous alarmer, c’est l’islamophobie. Cessons de tourner autour du mot, et regardons la chose. Dans un pays où l’ancien président a pu nommer   un «préfet musulman» et parler de «Français d’apparence musulmane», il s’agit moins de religion que  d’une racialisation euphémisée. (…) Sous l’antijudaïsme, nous savons bien reconnaître l’antisémitisme, qui vise les juifs ­ indépendamment de leur religion. Il en va de même pour l’islam : pas besoin d’être musulman pour être victime d’islamophobie, voire pour finir par s’identifier comme tel, bon gré mal  gré.(…)
Etre antiraciste, ce n’est donc plus seulement lutter contre le Front national ; ce n’est pas uniquement récuser les stéréotypes raciaux qui alimentent les discriminations systémiques. C’est aussi combattre les   politiques qui racialisent la société française. (…) De même que l’Union européenne, c’est  aussi «l’Europe forteresse», de même, les politiques néolibérales s’accompagnent en France et ailleurs d’un  racisme d’Etat : on monte les uns contre les autres, les «classes populaires» contre les «racisés», comme si ceux­ci n’appartenaient pas, en majorité, à celles­là. (…)
Ceux qui font commerce politique de la xénophobie, de la romophobie, de la  négrophobie ou de l’islamophobie, comme d’autres en miroir de l’antisémitisme, participent d’une  même logique(…) La concurrence, que certains cherchent à  exacerber entre les ouvriers blancs et leurs voisins «d’origine étrangère», ou bien entre musulmans et juifs, tout en montant les uns et les autres contre les Roms, fait obstacle aux questions qu’il faudrait poser de  toute urgence.(…)
 Reprendre l’initiative contre les politiques de racialisation : le 9 mai 2015, au Forum de   Gennevilliers, ce travail a été engagé. Il se poursuivra avec les premiers intéressés, femmes et hommes qui en paient le prix. Et, ce combat sera mené aussi avec nous toutes et tous qui rejetons ce fantasme politique  cauchemardesque d’une France blanche. Il est grand temps, mais il est encore temps de répondre à la               racialisation par la politisation. »
Premiers signataires :Farid Bennaï Travailleur social, coordinateur du forum Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation Saïd Bouamama Sociologue, porte­parole du Front uni des immigrations et des quartiers populaires Christine Delphy Sociologue, directrice de recherches émérite au CNRS Rokhaya Diallo Journaliste et auteure Fatou Diome Ecrivaine Eric Fassin Sociologue, professeur à l’université Paris­VIII Nacira Guénif Sociologue, professeure à l’université Paris­VIII Serge Guichard Membre fondateur de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines roms (Asefrr) Almamy Kanouté Educateur spécialisé, association Rezus Laurent Lévy Essayiste et militant politique Saimir Mile Président de la Voix des Rroms Marilyne Poulain Syndicaliste CGT­immigration Isabelle Saint­Saëns Membre du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) Michèle Sibony Union juive française pour la paix (UJFP) Louis­ Georges Tin Président du Cran…

Lire le texte intégral du manifeste et la liste complète des signataires

télécharger le tract-invitation 


dimanche 14 juin 2015

A Paris, à Colombes, à Nanterre.... : solidarité avec les réfugiés ! Manifestation mardi 16 juin.



Photo de Pierre Bernière, PCF Nanterre
 
Une délégation du MRAP,  d’élues,  de militant-e-s du PCF, du MJCF, du Front de Gauche (1)  a rencontré dimanche 14 juin des réfugiés au Centre d'Hébergement des Personnes Sans Abri (CHAPSA)  du Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) de Nanterre.
Sur les 95 arrivés en fin de semaine à Nanterre, 70 étaient encore présents, venus du Soudan, d’Erythrée, du Tchad ou d’Ethiopie, tous demandeurs d’asile en France. Ces hommes sont arrivés en France au péril de leur vie, traversant pour certains, pendant des mois ou des années, des pays ravagés par la guerre et la misère, échappant à la mort en Méditerranée, aux refoulements illégaux aux frontières de l’ « Europe forteresse »,  puis laissés sans abris à Paris, jusqu’à devenir ces dernières semaines les victimes de violentes destructions policières, sur ordre du gouvernement,  de leurs campements de fortune.
Ils nous ont dit avoir eu vendredi la visite de M. le Préfet, et même de M. le Ministre de l’Intérieur ( ?). Lundi, des « fiches » de demandeurs d’asile leur seront remises par la préfecture. Puis, ils seront répartis dans des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) sur tout le territoire national. Mais l’insuffisance des places dans ces structures d’accueil fait penser que probablement cela demandera du temps. D’autre part, des centaines de réfugiés sont encore à la rue à Paris, notamment dans le 13ème arrondissement. Certains pourraient à leur tour se retrouver à Nanterre, ou dans d’autres lieux d’hébergements sociaux, dans les Hauts-de-Seine et d’autres départements.
Des personnels du CHAPSA se sont mobilisés, sacrifiant même leur dimanche, pour que les conditions d’hébergement soient les meilleures possibles. Ce qui ne va pas sans créer des tensions et d’insolubles dilemmes. Des dizaines de personnes en situation de grande détresse sociale, dont l’accueil et l’hébergement est la mission du CHAPSA,  ont dû appeler le 115, saturé, pour ne pas passer la nuit dehors. Les moyens sont en effet limités, et  le devenir de l’ensemble du centre hospitalier est menacé par la politique gouvernementale d’austérité, comme le rappelle le maire de Nanterre dans un communiqué.
La délégation a quant à elle commencé à organiser la solidarité avec les réfugiés sur deux points essentiels :
-          Aider à ce qu’ils gardent contact entre eux et avec les associations de soutien (échange de n°de tél. et mails), notamment avec le réseau qui se constitue autour de l’ASTI de Colombes, et appelle au soutien avec une trentaine de réfugiés hébergés dans un foyer Adoma (communiqué ci-dessous)

-          Organiser d’urgence une collecte pour des produits de première nécessité (produits d’hygiène, sous-vêtements (hommes) et vêtements…) en complément de ce que peut faire le CHAPSA

Collecte et souscription : 56/58 rue Sadi Carnot, 92000 NANTERRE.
Les premiers dons seront portés mercredi 17 juin en début d'après midi

Nous appelons les élu-e-s, les militants associatifs, syndicalistes, politiques, citoyens,  de gauche et de progrès, à participer à la manifestation à Paris, mardi 16 juin, pour l’accueil et la régularisation de tous les réfugiés et migrants laissés sans abris (appel unitaire ci-dessous)

(1)   La délégation a commencé à s’organiser en un comité de soutien ouvert à toutes et tous ceux qui le veulent, et a procédé sur place à une première répartition de tâches. Elle était composée de : Laureen Genthon, conseillère départementale ; Nadine Garcia (PCF Nanterre), contact avec la direction du CASH et avec le Secours Populaire ; Gwenn Herbin, conseillère municipale,  MJCF Nanterre, organisation de la collecte ; Clotilde Da Costa, citoyenne, Front de gauche Nanterre ; Pierre Bernière, PCF Nanterre ; Catherine Sceaux, PCF Nanterre ; Eve, MJCF Nanterre ; Manuel Devillers, militant associatif, ancien conseiller municipal EELV (qui, ne pouvant pas venir ce dimanche, avait pris contact la veille avec le CHAPSA) ; André Landrain, président du CL du MRAP, contact avec les réseaux de soutien aux migrants locaux et nationaux.


Communiqué de l’ASTI-Colombes
 
Une petite délégation de l'ASTI est partie ce samedi après-midi à la rencontre de la trentaine de réfugiés expulsés de Paris et qui se trouvent actuellement au foyer Adoma de la rue Colbert à Colombes. Nous avons pu discuter avec une petite dizaine d'entre-eux en arabe ou en anglais. Il en est ressorti qu'ils sont principalement soudanais, erythréens et tchadiens et qu'ils souhaitent faire une demande d'asile en France. Ils n'ont pas de rendez-vous prévu avec les autorités administratives et aucune aide alimentaire ne leur avait été donnée. Nous leur en avons donc fourni une, de quoi je pense tenir le week-end.
 
Que l'ASTI n'ait pas connaissance d'un dispositif que les autorités administratives auraient mis en place n'est pas important mais que les réfugiés eux même n'en aient pas plus connaissance pose un problème immédiat et me semble plutôt préoccupant.
 
Rejoint par le centre social et culturel du petit Colombes nous avons prévu de nous retrouver lundi à 19h au centre social (213 rue Colbert).
Nous invitons tous ceux qui le souhaitent à ce prochain rendez-vous.
 


APPEL : SOLIDARITE AVEC LES REFUGIES

Les organisations signataires et les représentants des réfugiés de « Pajol » constatent que les rares solutions proposées à ce jour par les pouvoirs publics, dont la Mairie de Paris, ont été obtenues par la seule mobilisation des riverain-es, des associations et avec le soutien des partis politiques. Elles ne sont pourtant pas à la hauteur des enjeux.

Dans plusieurs endroits de Paris, les réfugiés se trouvent dans des situations scandaleusement précaires. Cette situation les empêche en outre de faire valoir leurs droits.

En conséquence, nous exigeons :

·         La libération immédiate de tous les réfugiés qui se trouvent en centre de rétention après leur arrestation dans les jours qui ont suivi l’évacuation de la Chapelle.

·         Que la Ville de Paris tienne ses engagements faits le jeudi 11 juin soit 110 hébergements minimum mais dans des conditions décentes en termes de couvertures, propreté, soins, sanitaires, nourriture, ce qui n’est pas le cas pour tous et ce jusqu’à l’ouverture d’un lieu d’hébergement pérenne. Nous exigeons que les migrants qui n’ont pas bénéficié de ces propositions, car absents de la caserne de pompiers de Château Landon, et qui se trouvent aujourd’hui dans le jardin d’Eole disposent de mêmes conditions dès ce week-end. Ils doivent être en outre accompagnés par l’administration dans leur demande d’accès au droit d’asile.

·         L’ouverture d’espaces d’accueil et d’hébergements collectifs pour accueillir ceux d’Austerlitz, de la Gare de Lyon, de La Villette et de tout autre lieu où les réfugiés pourraient se regrouper pour être logés le temps qu'il faut et de permettre aux associations de travailler avec eux notamment pour voir dans quel dispositif ils et elles souhaitent et sont susceptibles d'entrer (droit d'asile, MIE, etc.) ou simplement leur permettre un simple transit vers un autre pays dans de meilleures conditions, en particulier sanitaires. La Mairie de Paris doit prendre ses responsabilités et ouvrir au moins un espace ad hoc intra muros.

·         L’ouverture d’un Guichet unique pour les réfugiés.

- Des solutions pérennes à commencer par l’ouverture de centres d’accueil.

La France est loin de prendre sa part dans l’accueil des réfugiés qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie alors même qu’elle porte sa part de responsabilité, comme l’Union européenne, dans les raisons qui les poussent à partir. Ils ne disparaitront pas du territoire par la répression et l’indifférence des pouvoirs publics. Il faut une toute autre politique en faveur des réfugiés qui prenne en compte la situation actuelle et anticipe sur celle des années à venir.

La mobilisation doit donc s’accentuer.

Dans l’immédiat :

- Nous demandons à la Mairie de Paris qu’elle reçoive une délégation comprenant les représentants des réfugiés, pour exiger qu’elle tienne ses engagements.

- Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à soutenir les réfugiés là où elles et ils se trouvent, notamment à travers des rassemblements organisés dès samedi dans les quartiers concernés (La Chapelle, Austerlitz…)

- Nous appelons à une manifestation partant du 18ème arrondissement le mardi 16 juin à 18h30

Signataires au 13 juin

Alternative Libertaire, EELV, Ensemble, Gauche Unitaire, NPA, Parti de Gauche, PCF, MJCF 75

CGT 75, CGT Education, Solidaires, UNEF

RESF, LDH, MRAP, CSP 75, CISPM