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40 mars 2016, Place de la République, Paris

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Nanterre en colère

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Photo prise au printemps...pour voir des images de la manif du 15 septembre à Paris : cliquer sur la banderole

FAISONS FRONT COMMUN

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En 2017, changeons la politique !

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paix,solidarité, liberté, égalité, fraternité

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dimanche 19 février 2017

Contre les violences policières, la mobilisation grandit




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Nous étions deux ou trois millers place de la République, samedi 18 février, à l'appel commun d' associations qui avaient rencontré le gouvernement au plus haut niveau sans être entendus, d'organisations syndicales, de collectifs de quartiers, de familles de victimes des violences policières...Des personnalités comme Lilian Thuram ou Jean-Luc Mélenchon étaient dans la foule. Des extraits de prises de parole :


Lire dans l'Humanité l'interview du secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).
Des appels se multiplient, dont Debout pour la justice et l'égalité.
Les rassemblements convergent pour la Marche pour la justice et la dignité du dimanche 19 mars, qui partira à 14h de la place de la Nation.

dimanche 12 février 2017

Rassemblement contre les violences policières



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Samedi 11 février, nous étions environ deux milliers à répondre à l'appel à nous rassembler à Bobigny, devant le tribunal, pour exiger vérité et justice pour Théo, pour toutes les victimes des violences policières
A partir de 16h, et jusque vers 17h, le rassemblement, sous haute surveillance policière, s'est déroulé dans le calme. La jeunesse de Seine-Saint-Denis, dans sa diversité, constituait la majorité de la foule, dans laquelle se trouvaient aussi des mamans, des couples avec de très jeunes enfants, des membres, souvent nettement plus âgés, d'associations comme le MRAP ou la LDH, de syndicats, quelques élu-e-s et des militant-e-s du PCF, d'Ensemble, du PG, du PCOF...J'ai rencontré des habitantes de mon quartier de Nanterre, des camarades d'Ivry, de Bagneux, de Gennevilliers... 

Quand des personnes, souvent très jeunes, extérieures au rassemblement, apparemment venues de cités de Bobigny, ont commencé à provoquer les policiers qui gardaient la passerelle d'accès au tribunal, la plupart des participants au rassemblement ont compris que la "marche blanche" "pacifique et respectueuse" annoncée ne pourrait pas avoir lieu, et ont commencé à partir. Vers 18h, je suis monté dans une rame de métro archi comble, à la gare Pablo Picasso, alors qu'à quelques centaines de mètres, bruits et fumées montaient : voilà hélas ce que les médias mettront à la une...

Comme le montre la vidéo ci-dessous, captée depuis le coeur du rassemblement où les prises de parole étaient bien audibles, la colère est vive, l'exigence que les policiers criminels et racistes soient  chassés de la police et jugés comme des criminels, la revendication politique que la loi permette de réglementer - ou interdire ! - les contrôles au faciès, expliquée par le porte-parole du Mouvement de la jeunesse communiste (lire le communiqué du MJCF),   sont, avec l'expression de la solidarité avec Théo et sa famille, avec toutes les victimes, les plus reprises. L'appel à ne pas tomber dans le piège des provocations et de la violence aveugle autodestructrice,  mais à rejoindre et renforcer les associations qui agissent au quotidien est insistant. L'inquiétude est perceptible chez les orateurs.

Deux poids deux mesures ...

Des lourdes condamnations à des peines de prison viennent en effet de frapper des jeunes de quartiers de Seine-Saint-Denis, alors que la police fait corps pour défendre ceux des leurs qui sont accusés d'actes de torture et de viol. Et les tentatives de minimiser les actes racistes et criminels ne viennent pas seulement du syndicat très droitier "Alliance" : c'est un syndicaliste FO-police qui a considéré qu'appeler un jeune "bamboula" serait acceptable. Ni sa rétractation, ni la réprobation du Ministre de l'Intérieur, ni la visite très médiatisée du Président de la République au chevet de Théo, ne sauraient apaiser la colère : une quinzaine de jeunes sont morts suite à des brutalités policières ces dernières années, sans que justice soit faite, sans que rien ne soit fait pour empêcher les contrôles au faciès qui sont très souvent à l'origine des violences et des drames.

Le gouvernement continuateur de la politique Hollande-Valls continue à jouer avec le feu, tandis que l'extrême droite souffle sur la braise, espérant tirer profit politique d'un nouvel enflammement des banlieues. Le malaise dans la police s'est accru  et les manifestations récentes de  policiers sont nées, avec l'instrumentalisation des "forces de l'ordre" depuis le vote de l'état d'urgence, avec la répression du mouvement social qui est montée encore d'un cran lors des manifestations  contre la loi de casse du code du travail...Mais la fronde des policiers -légitime quant aux conditions et au sens de leur travail-, est facilement récupérable par l'extrême droite. D'autant plus que l'idéologie portée par la plupart des "politiques" et des médias stigmatise une partie de la population - jeunes de banlieue, immigrés, musulmans...mais aussi salariés en lutte - et que l' "imposture sécuritaire" (1) banalise des décrets, lois et pratiques administratives qui passent outre les droits et libertés, au nom d'un état de guerre, ce qui provoque une  montée du racisme et de la xénophobie. 
 Le lien de confiance avec la "police qui protège" est une nouvelle fois rompu dans des quartiers populaires, comme il l'a été au printemps chez les manifestants, "gazés", voire tabassés puis condamnés en comparution immédiate, chez les participants aux "Nuits debout", les citoyens poursuivis pour aide aux migrants... C'est ce qu'illustre le provocateur "tout le monde déteste la police", clamé hier par une foule où étaient  brandies des pancartes exigeant une police républicaine et irréprochable. 

Comment éviter que cette situation ô combien dangereuse ne débouche sur le pire ?

Les organisations - associations contre le racisme, syndicats, forces de la gauche d'alternative - devraient à mon avis repenser l'articulation entre les luttes de classe et les luttes des victimes du racisme et des discriminations institutionnelles, notamment des jeunes des quartiers populaires.

 Quand on écoute des personnes "racisées" dire leur souffrance, leur révolte, on ne peut que se rendre compte combien la phobie du "communautarisme", qui imprègne textes et discours politiques "de gauche", empêche de penser et de mettre en pratique des luttes et de construire des perspectives communes dans notre société du XXI ème siècle. Hier, des personnes ont parlé au nom d'associations d'Africains, au nom de la Brigade contre la négrophobie, d'autres ont rappelé leur identité franco-algérienne...Aucun de leurs appels n'était exclusifs, tous ont salué au contraire la présence de nombreux citoyens qui ne vivent pas personnellement  les contrôles au faciès et autres manifestations du racisme "ordinaire" et institutionnel.

Des initiatives comme la marche du 19 mars pour la dignité et la justice, qui clôturera aussi les semaines anticoloniales et antiracistes 2017, seront des moments forts pour construire du commun.

(1) lire le compte rendu de la conférence débat organisée le 9 décembre dernier à Nanterre par le comité local du MRAP, autour du livre de Vincent Sizaire : Sortir de l'imposture sécuritaire.

vendredi 3 février 2017

Nanterre : des étalissements publics en éducation prioritaire en danger

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Jeudi 2 février, les personnels et les parents d'élèves du collège Evariste Galois de Nanterre, classé en REP+ (établissement ayant le plus besoin de personnels d'enseignement et d'éducation pour répondre aux besoins d'élèves en échec scolaire) observaient à une quasi unanimité une journée d'action "école morte". L'annonce de la baisse brutale des moyens d'enseignements prévus pour la rentrée (DHG) soulèvent en effet la colère.

L'autre établissement du quartier du Parc, le collège Paul Eluard, classé REP (réseau éducation prioritaire)  est lui aussi victime d'une diminution de la dotation par élève. 

Au total, c'est presque une centaine d'heures d'enseignement qui seraient retirées aux collèges du quartier, accompagnant et anticipant une hémorragie des effectifs, au profit d'établissements privés confessionnels ou d'établissements publics de villes voisines, phénomène que la diminution  des moyens dans les établissements publics en réseau d'éducation prioritaire amplifie, au détriment des élèves ayant le plus besoin de pédagogie innovante, et non de logique de sélection inégalitaire.. 

La direction départementale a refusé de recevoir une délégation, pour finalement fixer un rendez-vous pour mardi 7 février, pendant les vacances scolaires. 

Côté politiques, Laureen Genthon, conseillère départementale (PCF), soutient la lutte des parents et des enseignants, qui demandent que cessent la mise en danger des établissements publics, des moyens suffisants pour travailler dans de bonnes conditions à la réussite de tous les élèves. 
Le maire adjoint (PS) promet l'appui du maire (Gauche Citoyenne).
La conseillère départementale LR, élue dans un canton bizarrement découpé en 2015, où les électeurs de droite de Suresnes sont majoritaires, se démène pour que les enseignants et les parents acceptent un compromis sur la base des propositions de la direction départementale de l'Education nationale, dont elle se fait la porte-parole jusque dans les salles des prof. Beaucoup se souviennent que dans ses propositions électorales figurait en bonne place le développement de l'offre scolaire privée, et qu'elle-même est professionnellement active dans des organisations proposant de l'aide payante à la scolarité. 

Lire l'analyse du SNES/FSU sur les prévisions pour la rentrée 2017 dans le département.

Communiqué du PCF Nanterre

Nanterre, le 3 février 2017 

Collèges de Nanterre : la réussite pour tous
Nos enfants le valent bien !

Cette semaine, l'Inspection académique transmettait aux collèges du département la répartition des moyens concernant les heures de classes pour la rentrée 2017. 

Les propositions qui ont été faites s’inscrivent une fois de plus, dans une logique de baisse des moyens alloués aux collèges qui en ont le plus besoin. C’est le cas des collèges Evariste Galois et Paul Eluard de Nanterre, classés REP+ et REP, qui vont subir violemment les effets de la diminution de la DHG (dotation horaire globale) : 53 heures en moins pour Evariste Galois, ce qui entraînerait la fermeture de 4 classes et une augmentation du nombre d’élèves par classe, passant actuellement de 20 élèves à 26,5 élèves et 29 élèves en 4ème. Pour le collège Paul Eluard, ce sont 76 heures en moins qui ont été préconisées par l’inspection académique.  

Dans les deux cas, au vu des moyens en baisse et clairement insuffisants, les dédoublements de classe qui permettent d’accompagner les élèves au plus près seront supprimés et le nombre d’heures dévolues à certaines disciplines va diminuer. C’est inacceptable ! 

Une fois de plus, après les attaques contre les lycées en REP de Nanterre ou encore la fermeture de la classe SEGPA du collège Evariste Galois, les décisions académiques continuent de sacrifier l’éducation de qualité au nom de l’austérité budgétaire. Il en est de même des décisions du Conseil départemental des Hauts-de-Seine qui participent à la dégradation des moyens en baissant les dotations des collèges. 

In fine, ce sont les élèves qui vont en subir les conséquences. Comme le rappelle la FCPE, ces décisions vont entrainer « un accroissement de l’échec scolaire et des élèves en difficultés. »

Le Parti Communiste et Laureen Genthon, conseillère départementale du 92, soutiennent les parents d’élèves et les enseignant.e.s qui se battent actuellement pour faire entendre les intérêts des élèves. 

Ensemble, continuons le combat pour la réussite de tous les élèves ! 


jeudi 2 février 2017

Foyer Coallia de Boulogne-Billancourt : la lutte solidaire commence à marquer des points.

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Le 1er février, malgré l'heure choisie - 15 heures - par le sous-préfet et le maire pour recevoir une délégation des habitants et de leurs soutiens, plus d'une centaine de personnes étaient présentes devant la mairie de Boulogne-Billancourt. Si la grande majorité des résidents étaient au travail, certains avaient pu se libérer pour quelques heures, et les retraités étaient nombreux au rendez-vous. Beaucoup des organisations composant le comité de soutien étaient représentées (COPAF, Droits-Devant, DAL, LDH, MRAP, PCF...) ainsi que le collectif Sans-Papiers 92, et des délégues d'autres foyers de la région parisienne.
 Dialogues et prises de parole ont renforcé les liens nouveaux construits depuis plusieurs semaines entre les délégués, des citoyens de la ville, des soutiens associatifs, syndicaux et politiques, des élu-e-s locaux, régionaux et nationaux. 



Depuis la puissante manifestation du 10 janvier, le ton a changé du côté des autorités. Un juge d'instruction a été nommé, pour répondre à l'exigence que toute la la lumière soit faite sur l'incendie criminel, son ou ses auteurs, son ou ses éventuels commanditaires. La délégation a été reçue pendant une heure et demi, et a été écoutée avec attention et respect.




L'appel à continuer, à élargir la mobilisation, à renforcer la solidarité, est unanime. Une manifestation, annoncée pour le 24 février,  est en préparation au siège de COALLIA à Paris. Le soutien est entier, avec les deux femmes qui animaient la cuisine collective gérée par l'association des résidents, fermée en mai par la police à la demande de Coallia : le verdict de leur procès sera rendu par le TGI de Nanterre le 27 février. 
La prochaine réunion du comité de soutien et des délégués, le 7 février au foyer, approfondira l'analyse de la situation nouvelle créée grâce "au courage des habitants qui se sont mobilisés" et décidera des suites de cette lutte solidaire.  Les enjeux de la résistance et de la riposte des habitants du foyer COALLIA de Boulogne-Billancourt sont cruciaux pour l'avenir des foyers pour travailleurs migrants, pour le combat contre le racisme et la xénophobie.

mercredi 1 février 2017

Le débat s’amplifie à gauche : la dynamique #jlm2017 au cœur d’une possible alternative

Depuis plusieurs mois, les médias publics et privés présentent les primaires comme des moments décisifs du processus électoral pour la présidentielle de 2017. Ainsi, ils ont fait d’abord la campagne de la droite auto-nommée « Les Républicains » et des « centristes » qui ont joué les faire-valoir d’ex-ministres, puis celle du PS et de ses satellites laudateurs du quinquennat de Hollande, qui ont joué les faire-valoir d’ex-ministres de ce dernier. Mais, bonne nouvelle, les résultats de la primaire socialiste ont confirmé que dans l’électorat socialiste aussi le ras-le-bol est majoritaire.

Le comble de la politique spectacle

Des injonctions à se soumettre à cette procédure décidée et organisée par les grandes machineries électorales mises en place dans une perspective d’alternance entre une droite et une gauche pour l’essentiel intégrées dans la doxa néolibérale et  le système de monarchie élective de la cinquième République, n’ont pas manqué. Sauf bien sûr en ce qui concerne l’extrême-droite Fhaineuse, qui n’en a pas moins été sollicitée à chaque occasion, les porte-paroles du clan Le Pen jouant tantôt les arbitres critiques dans les studios des télés, tantôt les repoussoirs dans les discours de candidats pouvant ainsi à bon compte prétendre incarner un moindre mal.
Des candidats ont refusé de jouer dans cette mascarade, comble de la politique-spectacle, pour de bonnes ou de moins bonnes raisons. Macron, qui a été un des plus proches conseillers de Hollande, puis ministre du gouvernement Valls, co-auteur d’attaques violentes contre les conquêtes sociales, et qui a choisi de jouer solo la suite de son rôle, voulant passer pour l’incarnation du renouveau du pays. Jadot, d’Europe-Ecologie, désigné par ce qu’il reste de son parti, après les déchirures internes provoquées par l’entrée de certains de ses dirigeants dans le gouvernement Valls. Je passe sur d’autres candidatures, de diversion ou de témoignage, qui n’ont, pour la plupart, guère de chance d’obtenir le nombre de parrainages requis pour pouvoir se présenter pour de vrai, sauf bien sûr si tel ou tel camp décidait qu’il en soit autrement pour réduire d’1% ou 2% le score du camp adverse.

La dynamique #jlm2017

Force est de constater que la campagne menée depuis un an par Jean-Luc Mélenchon avec des centaines de milliers de citoyens qui constituent La France Insoumise, avec le soutien « autonome » du PCF qui entre progressivement en campagne, des autres composantes du Front de gauche, et bien au-delà, sur la forme comme sur le fond, constitue un évènement totalement en dehors de ces jeux politiciens. C’est ce que reconnaît par exemple Frédéric Lordon . Le grand intérêt pour le livre-programme L’avenir en commun, qui est le fruit du travail de multiples contributeurs, le très grand nombre de visites et de commentaires sur la chaîne You Tube et tout ce que permet le WEB pour contourner l’hégémonie des médias aux mains de neuf milliardaires, le grand succès populaire de tous les meetings de Jean-Luc Mélenchon, desquels chacun repart en « ayant appris quelque chose », tout cela montre qu’une dynamique s’est créée. De multiples liens sur ce blog permettent de suivre la campagne #jlm2017 et invite à, comme moi, y participer. L’essentiel se joue dans la campagne de proximité, partout où c’est possible à l’entreprise, et dans les quartiers, où celles et ceux qui souffrent le plus de la politique désastreuse des socialistes au pouvoir, et qui refusent la droite et le FN, peuvent faire la victoire de l’alternative que représente le programme porté par Mélenchon, si nous parvenons à les convaincre, dans cette dernière ligne droite de quatre-vingts jours, que voter sera utile.
 Les résultats des primaires ne changent rien à ma détermination, à celle des nombreux citoyens engagés dans la campagne #jlm2017 depuis plusieurs mois, pour la victoire de notre candidat à l’élection présidentielle, au contraire.

Hamon : combien de divisions ?

Chacun connaît des électeurs du Front de gauche, intéressés par la campagne de Jean-Luc Mélenchon, qui sont allés voter aux primaires. Certains l’ont fait à celle de la droite, pour virer Sarkozy : ils n’ont pas empêché que la grande majorité des électeurs de droite qui se sont déplacés choisissent Fillon, son ex premier ministre, le candidat au discours le plus « dur » et le plus réactionnaire. Je comprends que des amis soient allés voter à la primaire du PS pour virer Valls.
Une large majorité des participants à cette primaire, taillée sur mesure pour Hollande, devenu tellement impopulaire qu’il a dû déclarer forfait, ont nettement désavoué son premier ministre Valls. Ils ont choisi Hamon, le candidat dont le discours était le moins complaisant avec la politique austéritaire de Hollande et Valls, le plus à gauche, le moins conformiste. C’est une bonne nouvelle. Mais la pression de l’appareil du PS est énorme pour que le vainqueur de la primaire mette son programme en conformité avec la doxa néo-libérale. Des ministres et des députés ont déjà déclaré leur refus de faire campagne pour lui, et certains ne se cachent pas de soutenir Macron, c'est-à-dire un des candidats néolibéraux du patronat. Hamon devrait comprendre qu'en tant qu’ancien ministre de Hollande, sommé d’en assumer le bilan désastreux depuis 2012,et que candidat d’un parti de plus en plus éclaté, son handicap est trop lourd pour qu’il puisse gagner la confiance de l’électorat populaire.

Des appels communs sont lancés, pour que se rassemblent les candidats de la gauche et d’Europe-Ecologie pour une alternative victorieuse contre les candidats de la droite et du FN, par des collectifs comme Appel des 100, qui est co-organisateur d'un débat public sur les enjeux de 2017 vendredi 3 février à Paris (1) 


Le PCF appelle "toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue", et participe "aux initiatives permettant d'avancer en ce sens".
« Le temps est venu d’une nouvelle République » : c’est l’idée force développée le 28 janvier par Pierre Laurent dans son discours lors de la présentation à la presse des candidates et candidats du PCF en campagne pour les élections législatives de juin.
Le conseil exécutif national du PCF a publié le 30 janvier une déclaration, « Construire un pacte de majorité » dans laquelle on peut lire : « Le Parti Communiste Français, engagé dans la campagne pour Jean-Luc Mélenchon, appelle à amplifier les efforts entrepris et à poursuivre le débat public autour de l'affirmation d'une politique de transformation et des convergences nouvelles pour la gagner. Conformément aux initiatives qu'il prend depuis un an, il appelle à multiplier les initiatives pour permettre la victoire d'une gauche de progrès social et écologique et la constitution d'une majorité politique mettant en œuvre une politique résolument à gauche. »
  
Il y a des convergences possibles entre le programme présenté pour la primaire du PS par Benoît Hamon, le programme de Jean-Luc Mélenchon, celui des écologistes. Il y a aussi des divergences, par exemple sur la notion de revenu universel, présentée à terme par le candidat du PS comme 750 euros mensuels versés à tous pour compenser la privation ou l’insuffisance du salaire, dans une perspective controversée de fatale raréfaction du travail.  Quoi qu’il en soit, il y a du flou quant à la mise en œuvre et au financement de cette mesure. Une telle proposition ne saurait remplacer les luttes pour une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie, présentée sous forme de projet de loi à l’Assemblée nationale par les députés communistes-Front de gauche (y aura-t-il des députés socialistes pour la voter ?), pour une sécurité sociale professionnelle revendiquée par le mouvement syndical, pour un revenu d’autonomie porté par des organisations de jeunesse…
Beaucoup plus cohérent est L’ Avenir en commun, qui place les enjeux écologiques au cœur de propositions sociales, économiques, démocratiques culturelles, civilisationnelles, pour la France et l’ Europe,  en rupture avec le système en crise.
En mai et juin, il ne s'agit de sauver ni le PS ni le règne de la finance, mais de gagner une majorité à la présidentielle et aux législatives pour une véritable révolution citoyenne.




       (1)     Forces sociales, forces citoyennes, forces de gauche : le débat s’amplifie.
Vendredi 3 février à Paris, le Collectif Appel des 100-alternative2017 (*) ainsi que les collectifs Les Jours Heureux, Pouvoir Citoyen en Marche et Utopia, organisent un débat public sur les enjeux de 2017. C’est un premier débat public pluraliste. Notre but commun est de susciter l’échange, de favoriser l’expression citoyenne et les convergences.
L’initiative débutera à 17h et se terminera vers 22h30. Elle se déroulera en trois moments :
-          A 17h à 19h, les collectifs Les Jours Heureux, Pouvoir Citoyen en Marche et Utopia, poursuivront leurs auditions de candidatures à l’élection présidentielle, avec la présence de plusieurs candidat-es annoncé-es : Benoit Hamon, Yannick Jadot, Charlotte Marchandise. 
-          Dès 18h30, conclusion de la phase précédente et amorce de la première phase de débats proposés par le Collectif Appel des 100 : interventions d’acteurs et actrices des luttes syndicales, associatives, citoyennes, sur des questions sociales, économiques, écologiques, l’égalité femmes/hommes. Nicholas Allen sur les salaires Mac Donald’s, Nathalie Andrieux Hennequin (travail social), Sayah Baaroun (VTC-Uber), Sophie Binet (passage aux 32h), Françoise Nay (Santé/hôpitaux),Jean-Marc Canon (services publics/fonction publique),Julien Rivoire (campagne Un millions d’emplois pour le climat), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes) ont confirmé leur présence.
-          A 20h, une nouvelle phase d’échanges organisée par le Collectif Appel des 100 :  la députée européenne Front de gauche Marie-Christine Vergiat engagera le débat sur les échéances de 2017, présidentielle et législatives, et lui succéderont des porte-parole de candidat-es, de forces politiques : Guillaume Balas (députée européen, membre de l’équipe de Benoit Hamon), Gérard Filoche (BN du Parti socialiste), Alain Coulombel (bureau exécutif d’EELV), Julien Bayou (EELV), Elise Lowy (EELV) et Michèle Rivasi (EELV), Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble!), Pierre Laurent (PCF) ont confirmé leur présence. 
Toute la soirée est évidemment ouverte aux questions, interventions, propositions, venant des personnes présentes, ainsi qu’à la presse.
Le lieu : salle AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris (métro Alexandre Dumas).




vendredi 27 janvier 2017

Les Tours Aillaud : des vieilles dames indignes ?

Béton après béton, la poussée de La Défense bouche l'horizon des "tours nuages"
Les Tours Aillaud, avec leurs 1607 logements sociaux, si proches du quartier d’affaires de la Défense, dont les avancées tentaculaires enserrent progressivement par le nord-est le quartier du Parc à Nanterre, constituent depuis l’origine un défi, une provocation. Aujourd’hui, un nouveau projet vise à « changer leur destination », au nom de la « mixité sociale » : une nouvelle Zone à Défendre ?

Dans les années 2002-2005, l’Office départemental HLM des Hauts-de-Seine (devenu Hauts-de-Seine Habitat), propriétaire des deux tiers des dix- huit tours réalisées dans les années soixante/soixante-dix par Emile Aillaud, ainsi que le maire de Puteaux, relançaient l’offensive. Démolir les deux tours de grande hauteur, dont le cout d’entretien était estimé trop élevé « pour des logements sociaux », en profitant de l’opération Seine-Arche pour proposer des relogements, selon les amis de Sarkozy et de Balkany. Détruire le plus possible de ces foyers populaires, impératif de « sécurité » pour la population de Puteaux, selon la très réactionnaire Ceccaldi-Raynaud. Mais la municipalité communiste de Nanterre de l’époque, dont l’Office HLM possède une partie de ce patrimoine, dont une des deux tours de grande hauteur, refusa.

Luttes et investissements publics.

38 étages, 180 logements, du F1 au F6
Une des deux tours jumelles de grande

hauteur.
La cité des tours Aillaud était à l’origine conçue pour loger une population diverse. A côté de tours HLM, d’autres étaient ILM, ce qui permettait par exemple à des enseignants, du quartier et de Nanterre, dont les revenus dépassaient le « plafond HLM », d’habiter sur place. Mais au fur et à mesure de la conquête par la droite de villes du département, et la destruction qui s’en est suivie de logements à bas loyers pour faire place à des opérations de promotion immobilière, des ménages à faibles revenus ont été relogés par l’office départemental dans des tours Aillaud ILM : beaucoup ne parvenaient pas à payer la quittance. De plus, les moyens mis par le département pour l’entretien des bâtiments étaient réduits au minimum. Des luttes, soutenues notamment par Nadine Garcia, alors conseillère départementale (PCF), ont abouti à empêcher des expulsions, à la réalisation de travaux urgents, et la revendication majoritaire des locataires, le déclassement en HLM, a été obtenue. Ne reste donc plus aujourd’hui d’ILM qu’une tour de grande hauteur – au 19 allée des Demoiselles d’Avignon -, gérée par l’office municipal. Face à la pression de la demande de logement social, à la baisse des revenus de beaucoup de locataires, certains demandent qu’elle soit elle aussi « déclassée » en HLM, ce que refuse la Municipalité, au nom de la « mixité  sociale ».


Des investissements très importants ont été faits par la ville et la Région pour réhabiliter les espaces extérieurs, avec le Département pour améliorer et sécuriser les parkings souterrains. Des accords avec les bailleurs ont été établis en ce qui concerne l’attribution des appartements. Quant à l’entretien des bâtiments, le décalage, comme dans le passé, entre l’office municipal et Hauts-de-Seine Habitat reste toutefois flagrant. Aujourd’hui, des investissements importants sont nécessaires, un demi-siècle après le début de la construction des tours, pour l’étanchéité des façades, des fenêtres, pour mettre aux normes actuelles le cout énergétique... Toutefois, aucune étude n’a été publiée pour comparer ces dépenses avec le coût que représente la construction de leur équivalent (1607 logements sociaux plus spacieux que les normes actuelles).

Réhabiliter pour céder au privé ?

Ouverte sur le parc départemental André Malraux, à une vingtaine de minutes
des Champs Elysées par le RER ou le métro, à proximité d'équipements sportifs
et culturels de  Nanterre,  reliée au centre-ville par un service de bus, à quelques

minutes à pieds du parvis de La Défense, la cité n'a rien d'un "ghetto"!
Fin 2016, c’est le maire de Nanterre qui a rouvert le dossier des Tours Aillaud. Plus exactement, selon les informations publiées, d’une partie de cette cité. Il est question officiellement de cinq-cents appartements à libérer. Plus question de toucher aux tours de grande hauteur : seraient concernées d’autres tours gérées par Hauts-de-Seine Habitat, les plus proches du quartier d’affaires de La Défense. Si leur démolition n’est pas tout à fait inenvisageable, malgré leur inscription au patrimoine architectural, l’idée avancée actuellement serait plutôt de changer leur destination. Ce pourrait devenir des hôtels, ce pourrait même rester des logements d’habitation, mais pas sociaux ! Le plan ANRU subordonne en effet les aides financières pour réhabiliter les quartiers sélectionnés à la suppression de logements sociaux, au nom de la « mixité sociale ». Quoi qu’il en soit, des travaux, demandés depuis longtemps par les locataires (façades, nouvelles fenêtres étanches…) sont désormais annoncés, et il ne serait sans doute pas concevable de les réserver aux bâtiments voués à être privatisés.
Reste à convaincre cinq cents locataires de déménager pour le nouveau quartier, en prochaine construction, des Groues. La question du coût du loyer et des charges, plus élevés dans les constructions récentes, se pose. Une aide spécifique de l’Etat en ce domaine paraît relever des plus invraisemblables hypothèses, au moment où ces subventions sont drastiquement baissées pour la construction, l’entretien du patrimoine des logements sociaux, ainsi que l’aide personnalisée au logement. On sait aussi que le Département, et la Région, gérés par la droite, refusent désormais toute contribution en ce domaine pour les villes qui, à leurs yeux, ont construit trop de logements sociaux, ce qui est le cas de Nanterre. Sans pour autant bien sûr cesser de combattre farouchement toute mesure de nature à contraindre vraiment leurs amis politiques à en construire dans des villes mises à l’amende pour être en dessous des 25% de logements sociaux !  Le consensus affiché autour de la notion de « mixité sociale » a en effet ses limites : celles des « ghettos des riches ». 

Un défi, si près du quartier d’affaires…

Un site qui fait des envieux...
On le sait, une partie des nouvelles constructions à Nanterre sert à reloger des Nanterriens venus de quartiers en réhabilitation. Cela pourra être sans doute encore le cas dans le nouveau quartier des Groues. Mais dans un contexte où il y a un manque de plusieurs centaines de milliers de logements sociaux réellement accessibles aux catégories populaires dans la région parisienne, la priorité est-elle vraiment d’en démolir ou d’en transformer en hôtel ? En ce qui concerne les tours Aillaud, la population, comme celle du quartier, est caractérisée par sa jeunesse. Il faut déjà plusieurs années à un jeune né à Nanterre pour obtenir un logement, malgré les nombreuses constructions nouvelles, et on sait que la politique austéritaire de restriction des moyens des collectivités locales et des bailleurs publics va rendre de plus en plus difficile de continuer à construire pour répondre au droit au logement pour tous. A cela s’ajoute la menace que dans le cadre de la Métropole, les communes perdent leur compétence en ce domaine.
Les habitants des tours Aillaud veulent se faire entendre, ce qui ravive des amicales de locataires qui étaient tombées un peu en sommeil. De son côté, le Conseil d’Administration de Hauts-de-Seine-Habitat a mis le devenir des Tours Aillaud à son ordre du jour du 2 février. Affaire à suivre !






mardi 24 janvier 2017

Boulogne-Billancourt : rassemblement mercredi 1er février devant la mairie


La mobilisation continue, en solidarité avec les résidents du foyer COALLIA de Boulogne Billancourt, après la forte manifestation du 10 janvier qui a obligé le maire et le sous-préfet à accepter de rencontrer une délégation mercredi 1er février à l'hôtel de ville, où le comité de soutien appelle à un rassemblement dès 14h30. Une vingtaine d'organisations, représentées au niveau local, départemental, régional ou national dans le comité de soutien animé par les délégués des résidents et le Collectif pour l'avenir des foyers (COPAF) prennent des initiatives pour faire encore grandir la mobilisation (lire le tract de la fédération des Hauts-de-Seine du PCF)

L'appel des délégués des résidents, des organisations et citoyens solidaires de Boulogne-Billancourt :


RÉSIDENTS DU FOYER « NATIONALE » : 
ADRESSE AUX CITOYENNES
ET CITOYENS
DE NOTRE COMMUNE



Nous sommes résidents des foyers situés au 29 rue Nationale, 22 rue de Meudon et 19 quai de Stalingrad à Boulogne-Billancourt. Dans la nuit du 15 au 16 décembre, un incendie d’origine criminelle a démarré dans le hall  de l’immeuble du 29 rue Nationale, avec un bilan dramatique : un mort et plusieurs blessés. Cet évènement a été largement médiatisé. Nous avons été blessés par le contenu de certains articles et reportages présentant notre foyer comme « un repère de délinquants » et choqués que le maire, M. Baguet, n’ait exprimé aucune compassion, préférant diffuser un communiqué rageur demandant la fermeture du foyer, même si devant l’importante mobilisation de soutien il évoque aujourd’hui sa réhabilitation. Nous avons été, par contre, réconfortés par l’élan de solidarité qui s’est manifesté le dimanche 18 décembre 2016 et le mardi 10 janvier 2017 avec la présence de plusieurs centaines de personnes dont de nombreux habitants du quartier, de la ville et d’ailleurs et la participation de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques.

Qui sommes-nous ?

La plupart d’entre nous résident dans ces foyers depuis de nombreuses années et sont retraités ou salariés dans le bâtiment, le nettoyage, la restauration, l’hôtellerie, l’industrie, les services publics de Boulogne-Billancourt ou des villes environnantes avec des conditions de travail difficiles et des salaires modestes. 60 résidents sont employés par GPSO (Grand Paris Seine Ouest), Certains jeunes habitants, hébergés par une personne de leur famille n’ont pas de papiers, c’est exact. Ils essaient de les obtenir par la recherche ou la pratique d’un emploi. De nombreuses entreprises utilisent cette situation pour arrondir leurs bénéfices.

Comme nos parents nous contribuons aux richesses, au développement économique et social du pays. Les générations qui nous ont précédés, durant les guerres du 20 siècle, du fait des statuts coloniaux, ont fourni des centaines de milliers de soldats à l’armée française.  Des anciens, qui doivent pointer en France pour garder leurs retraites, sont également hébergés.

Dans quelles conditions vivons-nous ?

Une résidence pour travailleurs immigrés existait déjà rue Yves Kermen à l’emplacement du magasin Bricorama (le terrain ayant été vendu à un promoteur).
Les foyers actuels, construits en 1974 avec le concours de la Régie Renault, ont été gérés par l’association AFTAM et depuis 2011 par COALLIA. Depuis l’arrivée de ce gestionnaire, les relations se sont dégradées. Nos conditions de vie et de sécurité sont de plus en plus précaires :
·         Les toilettes et les douches sont collectives et fréquemment inondées ou en panne.
·         Fuites d’eau, fuites de gaz, coupures de courant, pannes d’équipements, porte d’entrée dégradée,  sont le lot quotidien.
·         La cuisine collective, lieu de convivialité et d’échange, a été fermée.
·         Nos relations avec le gérant sont de plus en plus difficiles.

Devant cette situation nos représentants ont demandé à être reçus. COALLIA refuse depuis des mois une concertation et ne répond même pas à nos messages lui signalant les travaux nécessaires.

Face au refus du gestionnaire de nous recevoir, nous avons déclenché, il y a quelques mois, une grève des loyers, payés par les résidents, mais dont la somme générale est bloquée. Nous avons prévu de la débloquer et de la verser à COALLIA, à condition que cet organisme entame négociations et travaux. Ce procédé est légal, Nous sommes conseillés par des avocats.

Pourquoi cette situation de blocage ?

Les foyers où nous vivons occupent des surfaces intéressant la spéculation immobilière.  N’est-ce pas la raison pour laquelle certains, s’exprimant dans le journal  « Le Parisien » du  17 décembre 2016, ont réclamé la destruction de ces immeubles et donc notre mise à la rue ? N’est ce pas ce qui explique le refus de travaux, la dégradation de nos conditions de vie et peut-être également le départ de cet incendie ?

Peut-on accepter l’idée que nous sommes responsables de ce drame ?
La ville de Boulogne, sous la direction de l’ancien maire Monsieur Fourcade, avait promis la reconstruction d’un foyer à côté de celui-ci, effectivement en mauvais état. Mais il n’en a rien été, tous les terrains ont été cédés à des promoteurs.

Le succès des différentes initiatives publiques (pétition, rassemblement devant le foyer, manifestation dans les rues de notre ville …) a amené le Sous-préfet des Hauts de Seine à organiser une réunion avec la présence du maire et d’une délégation de résidents.

La réunion se tiendra à la mairie (avenue André Morizet)
LE MERCREDI 1er FÉVRIER 2017
NOUS APPELONS TOUTES LES CITOYENNES ET TOUS LES CITOYENS ÉPRIS DE JUSTICE ET DE SOLIDARITÉ À PARTICIPER AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A 14 H 30

Rappel de nos revendications
·         Connaître qui a déclenché cet incendie criminel et l’ouverture d’une enquête par un juge d’instruction qui permette à nos avocats d’avoir accès au dossier.
·         L’ouverture de négociations avec COALLIA et la mise en œuvre des travaux nécessaires pour nous assurer une vie digne et humaine.
·         L’étude d’un projet de réhabilitation s’inscrivant dans la nouvelle physionomie du quartier.

Nous sollicitons votre soutien

Je soutiens les trois demandes des résidents des foyers exprimées ci-dessus
Nom Prénom
Adresse
Signature

























Pétition en ligne :