Nanterre en colère

Nanterre en colère

Pour nous, c’est définitivement non !

Pour nous, c’est définitivement non !
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats. Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels. Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.Signez la pétition unitaire.

Etat d'urgence pour les libertés !

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recensement interactif de la Quadrature du net

40 mars 2016, Place de la République, Paris

40 mars 2016, Place de la République, Paris
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jeudi 5 mai 2016

Co-cogito ego sum (suite)


En 2015, à la fête de l'Humanité, devant
le stand des communistes de Nanterre
Comme 66,4 % des communistes des Hauts-de-Seine à jour de leurs cotisations, j’ai voté pour choisir la base commune de discussion pour le congrès du PCF qui se tiendra à Aubervilliers les 2, 3, 4 et 5 juin 2016.
Le vote se poursuit encore aujourd’hui dans d’autres départements. Le texte qui va être ainsi choisi par la majorité est destiné à être ensuite débattu, amendé, et voté dans toutes les sections et fédérations, et enfin au congrès national d’Aubervilliers. A l’ordre du jour : le projet pour la France, les enjeux européens et mondiaux : « le temps du commun » ; les échéances de 2017 : « une autre voie pour l’avenir de la France » ; les transformations pour un parti communiste de nouvelle génération.
Dans le 92, la base commune proposée par le Conseil national a obtenu 50,5 % des suffrages exprimés ; le texte alternatif n°1, « L’ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen » : 35,8 % ; le texte alternatif n°2, « Pour une politique communiste » : 4,3% ; le texte alternatif n°3, « Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste » : 5,5 % ; le texte alternatif n°4, « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes » : 3,8 %. La base commune proposée par le Conseil national a obtenu la majorité – absolue ou relative – dans 20 des 31 sections de villes ou d’entreprises des Hauts-de-Seine, la proposition de base commune alternative n°1 dans 11 d’entre elles.
A Nanterre, le texte alternatif n° 1 a obtenu 44,8% des suffrages exprimés, le texte proposé par le Conseil national : 41% ; le texte alternatif n° 3 : 6,7 % ; le texte alternatif n°4 : 4,8 % ; le texte alternatif n°2 : 2,9 %. 64,5 % des adhérents à jour de leurs cotisations ont participé au vote.

Les textes, envoyés par courrier aux adhérents du PCF depuis plusieurs semaines, sont accessibles à tous, ainsi que de nombreuses contributions au débat,  sur le site du PCF, rubrique congrès :


mardi 3 mai 2016

Les deux rendez-vous du 8 mai

photos : 8 mai 2015 

Dimanche, c'est la commémoration de la reddition sans condition des armées nazies, le 8 mai 1945.
A Nanterre, rendez-vous :

 10h30 : Rassemblement au parvis de la Maison de la Musique, puis déambulation à travers le centre ville.
 

11h : commémoration au Monument aux Morts du Parc des Anciennes-Mairies 

12h : Inauguration de l'espace André Davergne, l'espace des associations d'anciens combattants et de mémoire. Visite des locaux, exposition et vin d'honneur.


Dimanche, c'est aussi la commémoration des massacres coloniaux, le 8 mai et les jours suivants, à Sétif, en Algérie.
A Nanterre, rendez-vous à 14 heures sur l'esplanade de la mairie.
Puis à Paris, à 16 heures, place de l'Hôtel de ville.







L’AUTRE 8 MAI 1945

Il est impossible de célébrer l'anniversaire de la victoire contre le fascisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants.
Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Khératta et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l'Armée Française, agissant sur ordre de l'exécutif. C'est après cette répression massive que l'on a déploré à Sétif et aux alentours une centaine de victimes Européennes.
Amputer notre histoire commune par l'occultation de ce crime d'Etat ne permet pas à la France d'en finir avec la page coloniale de son histoire. Si, le 19 mars, le président de la République a reconnu que le système colonial en Algérie était « injuste » et « niait les aspirations des peuples à décider d'eux-mêmes », il faut qu'il aille plus loin en disant la vérité sur les massacres du 8 mai 1945.Le geste symbolique fait à Sétif en 2015 par le secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants et de la mémoire, J-M. TODESCHINI, demeure très en-deçà de cette demande.
En 2015, le conseil municipal de Paris a demandé à l'unanimité au chef de l'Etat de reconnaître ces massacres comme crimes d'Etat. Des vœux dans ce sens ont été adoptés par les villes de Rennes, de Nanterre et d'Ivry-sur-Seine.
Le 14 avril 2015, un Collectif Unitaire pour la reconnaissance des crimes d'Etat de 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kherrata) s'est constitué. Outre cette reconnaissance, il demande: l’ouverture de toutes les archives, l'inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l'Etat et un soutien à la diffusion des documentaires relatifs aux événements dans l'Education Nationale comme dans les médias publics
.

RASSEMBLEMENT UNITAIRE

8 mai 2016 à 16h

Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris

Organisations appelant à ce rassemblement (au 1er Mai 2016)
Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la guerre ), ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd'hui), ACDA (Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie), AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), AMDH-Paris-IDF (Association Marocaine des Droits Humains Paris /Ile de France), APCV (Association pour la Promotion des Cultures et du Voyage) , Association culturelle Les OrangesAssociation Rennes-Sétif,   Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, ANPNPA (Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis),  Au nom de la Mémoire, ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France), CANVA (Coordination Action Non- Violente de l' Arche), Cercle de Résistance (Collectif – Paris), CMF (Collectif des musulmans de France), Collectif ni Guerre ni Etat de Guerre, Comité Justice et Vérité pour Charonne, CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), Droits devant!!, Europalestine, Emancipation, FARR (Franco-Algériens Républicains Rassemblés), FASTI (Fédération des Associations avec Tou-te-s les Immigré-e-s), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), Les Amis de l'Algérie (Rennes), LDH (Ligue des Droits de l'Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), Réfractaires non-violents à la guerre d' Algérie de 1959 à 63, Sortir du Colonialisme, UJFP (Union Juive pour la Paix) ...
Syndicats : CNT (Confédération Nationale du Travail, Union Syndicale Solidaires,
Partis Politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie Les Verts), Ensemble, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche) (Nouveau Parti Anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche),



samedi 30 avril 2016

Mardi 10 mai : Hôpital debout à Nanterre !

Avril 2016 : prise de parole place de la République pour défendre
l'hôpital de Nanterre, aux côtés des personnels et usagers d'autres 
établissements. Partout, le service public est menacé, des emplois
sont supprimés. L'heure est aux luttes, tous ensemble, pour le 
droit à la santé  !
Dans les manifestations, les cortèges des personnels des hôpitaux sont nombreux. Place de la République, à Paris, des médecins, des personnels soignants et des services sociaux, des usagers, organisent un espace de débats et de mobilisation : Hôpital debout !

A Nanterre, où, depuis des années, élus, personnels et usagers multiplient les actions pour l'avenir de l'Hôpital Max Fourestier, à nouveau menacé de démantèlement, où des centaines d'emplois sont en cours de suppression, le mardi 10 mai va lancer une nouvelle étape de la mobilisation.

L'appel intégral du Comité de défense et de modernisation du Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre :


Une longue bataille a abouti en juin 2013 à un compromis entre la communauté médicale, l’ensemble des personnels, les élus et les tutelles à un projet d’établissement voté par le conseil d’administration du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre.

Ce projet prévoit :
-          La préservation d’un secteur hospitalier avec le développement de l’ambulatoire et de la maternité.
-          L’amélioration des conditions d’accueil et d’insertion du pôle médico-social prenant en charge quotidiennement près d’un millier de personnes en grande précarité (personnes sans domicile fixe, désargentées et réfugiées) issues de Paris et des Hauts-de-Seine
-          La restructuration urbaine et architecturale de l’ensemble du site pour l’ouvrir sur la ville.

Dans le même temps, conformément à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), le CASH a réduit de moitié son déficit tout en maintenant son activité habituelle, faisant peser un lourd tribut sur ses personnels par une suppression massive d’emplois.

Nous exigeons que ce projet d’établissement tourné vers les véritables besoins en santé publique des populations de Nanterre et des environs soit enfin mis en œuvre.

A l’heure où nous écrivons ce texte, au lieu de moderniser le CASH, l’ARS décide autoritairement, sans concertation, de fermer la chirurgie conventionnelle (avec hospitalisation) et prépare la fin de la chirurgie ambulatoire (sans hospitalisation).
Ce passage en force de l’ARS signifie le démantèlement programmé de l’ensemble de l’activité médicale : fin de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.

Le conseil d’administration, par la voix des médecins présidents de la commission médicale d’établissement et de la commission sociale, de la représentante des personnels, des usagers et de la CAF, de la députée des Hauts-de-Seine, du maire de Nanterre et des élus de Paris, a unanimement mandaté son président, le Préfet de police de Paris, pour déposer un recours contre cette décision auprès du Comité national d’organisation sanitaire et social (CNOSS).

L’ARS doit s’engager à mettre en œuvre le projet voté en 2013, dont les Nanterriens et les populations environnantes ont besoin. Si ce n’était pas le cas, la part belle serait laissée aux cliniques privées auxquelles n’ont accès que ceux qui peuvent payer pour se soigner. C’est une honte !

On se retrouverait avec :
-          Un pôle psychiatrique
-          Un pôle de gériatrie aigüe et de longue durée
-          Un pôle médico-social dont les missions de santé publique seraient remises en cause et qui régresserait à l’état d’infirmerie pour pauvres comme au 19ème siècle !

Refusons la fermeture de notre hôpital public et de ses structures d’accueil médico-social !

Mobilisons-nous pour dénoncer la politique d’austérité imposée contre tout bon sens par l’ARS !


Ensemble revendiquons une politique de santé publique soucieuse de l’humain !

Novembre 2011 : une des nombreuses manifestations pour l'hôpital de Nanterre

Samedi 7 mai : première Nuit debout à Nanterre


Les Nuits debout débordent peu à peu la ceinture du périphérique, tentant d'irriguer la banlieue.  Les vagues de la colère ne forment pas encore une marée. Mais comme dans le cours de la Seine, pas si lent, pas si docile qu'il le paraît,  on voit que des courants s'agitent. Le fleuve est à l'étroit entre le béton qui l'enserre et retient la puissance de ses eaux vives. La vague de contestation est-elle grosse de la crue du siècle ? Trop tôt sans doute pour le dire.

 A Nanterre, c'est de l'Université que ça (re)part, des étudiant-e-s et des salarié-e-s veulent détruire des murs et construire des ponts. Place Gabriel Péri, premier lieu d'amarrage, le 7 mai : c'est un joli nom, camarades, pour explorer de nouveaux possibles, au coeur de la ville, en ce Mois de la Résistance. 

L'intégralité de leur appel aux habitant-e-s de Nanterre :


APPEL A MANIFESTATION SOLIDAIRE LE 7 MAI A NANTERRE

Nous étudiant-e-s et salarié-e-s grévistes de l’Université Paris X et occupant-e-s, depuis le 21 mars, de l’espace Pierre Reverdy, nous avons décidé d’interrompre le déroulement normal de l’année scolaire, face à une situation intolérable, dont l’attaque contre les salarié-e-s par la loi El Khomri, n’est qu’un élément. Des grèves, des blocages et des manifestations ont déjà eu lieu, mais nous pensons que les journées d’action à saute-mouton ne parviendront pas à faire reculer le gouvernement et ce que nous voulons dès maintenant c’est la grève unie jusqu’au retrait !
Après la journée de manifestation du 28 avril, si le gouvernement ne recule pas il s’agira de préparer ensemble cette grève ! Il faut maintenant détruire les murs qui séparent la ville de l’université. En effet l’Université de Nanterre est un lieu isolé qui n’entretient pas de liens réels avec la ville. Cette forteresse des temps modernes, coincée entre la Préfecture et l’autoroute, est, à l’instar de la dalle inaccessible de La Défense, le signe d’une ville où des masses d’étudiant-e-s et de salarié-e-s peuvent débarquer directement de Paris ou de leur ville dortoir sans jamais être confronté-e-s à la vie des habitant-e-s.
Pour cette raison, dans le cadre de la contestation généralisée du capitalisme et des rapports sociaux qui l’accompagnent, concrétisée par l’assemblée populaire permanente de place de la République à Paris, nous lançons cet appel aux salarié-e-s, aux habitant-e-s, et à toutes celles et ceux qui auraient des revendications à faire valoir à Nanterre pour participer à une manifestation et une assemblée publique dans la ville aux côtés des étudiant-e-s grévistes. Il devient crucial de s’approprier ensemble la politique, parce que la politique n’est pas le jeu électoral et médiatique qui sert de caution à toutes les injustices que nous subissons : la politique est le moment où celles et ceux qui souffrent de la domination, l’exploitation, la marginalisation et la violence se rencontrent et luttent ensemble.
Nous manifestons pour demander le retrait total et sans condition de la loi El Khomri, parce que nous sommes tous et toute concerné-e-s lorsque le gouvernement tente de réduire à peau de chagrin notre droit du travail. En effet, cette réforme instaure essentiellement une inversion de la hiérarchie des normes, c'est-à-dire qu’elle impose la primauté de l’accord d’entreprise sur un code du travail valable pour toute entreprise et toute branche, en individualisant ainsi nos droits, et en les transformant en « droits à la personne ». Cela a pour conséquence dramatique d’affaiblir et de précariser les conditions de tout-e salarié-e, désormais soumis aux volontés du patron, qui pourra lui demander de travailler jusqu’à 48 heures par semaine sur simple accord d’entreprise.
Nous manifestons aussi pour questionner et critiquer la manière dont la police nationale est en train d’agir. La violence et la brutalité gratuite s’étalent sous les yeux de tout le monde. Il suffit de rappeler deux images : celle du lycéen de quinze ans menotté et matraqué et celle des CRS qui jettent dans les égouts la nourriture des occupants de la place de la République. Nous descendons dans les rues pour demander la fin du processus de militarisation des forces de l’ordre et la fin des violences policières. La police n’est-elle pas censée protéger tout-e-s au lieu de les agresser lorsque  ceux-ci expriment des revendications pacifiquement ?
Nous croyons que ces mesures gouvernementales nous concernent tous. Et c’est pour cette raison que nous devons agir dans l’unité et que nous invitons tout-e-s à organiser ensemble une assemblée publique et une manifestation le samedi 7 mai 2016. Avec la sincère volonté de faire converger les luttes, cet appel est avant tout une invitation à nous rencontrer pour discuter tous ensemble des problèmes et des questions que vous, résident-e-s de Nanterre, salarié-e-s ou non, aimeriez porter dans la rue.
Il ne s’agit plus de parler pour vous mais de se retrouver pour parler et lutter ensemble.
Rendez-vous le 7 mai à 16 heures à Nanterre Préfecture et à 18 henres pour l’assemblée place Gabril Péri.



dimanche 10 avril 2016

invitation au débat

Débat ouvert à toutes celles et tous ceux avec qui nous partageons des luttes communes...
télécharger l'invitation 

Lutte(s) contre le racisme : des enjeux politiques de premier plan

A quelques jours du débat du 15 avril à Boulogne-Billancourt, trois questions à Maryse Tripier, Sonya Nour et André Landrain :

Pourquoi avoir, avec la commission « lutte contre le racisme, pour l’égalité des droits » du PCF, élaboré cette note d’une trentaine de pages, devenue contribution pour le congrès ?

Nous avons été motivés à écrire ce texte par l'urgence de la situation, la montée des insultes et des discriminations, des actes violents. La France est montrée du doigt en Europe. Nous avons voulu montrer que le racisme est un rapport social de domination, comme le sexisme, et pas simplement une idéologie néfaste. Nous avons souhaité que l'antiracisme politique devienne une porte d'entrée dans notre parti pour de nombreux jeunes des quartiers populaires

Que pensez-vous des déclarations récentes de Manuel Valls ?

 L'attitude du gouvernement nous a aussi motivés. Il hiérarchise les racismes, confond antisionisme et antisémitisme, il oppose le droit des femmes à l'Islam, et se comporte comme un pompier pyromane.
Les immigrés et les migrants ne sont pas les seules victimes de la banalisation du racisme. Mais la xénophobie est aussi au cœur des politiques qui provoquent des dizaines de milliers de morts aux frontières de l’"'Europe forteresse", qui bafouent le droit d'asile…

Cette contribution fait débat dans le PCF : sur quels points, en particulier ?

 
Les idées qui font débat dans le PCF portent sur la convergence des luttes antiracistes entre divers mouvement plus anciens et de nouveaux mouvements qui s'appuient exclusivement sur certains groupes (les ex colonisés, les Noirs...).
La question de l'islamophobie, comme notion, est discutée, ainsi que son usage par certains mouvements féministes qui opposent les luttes ; enfin la question du racisme touche à celle de la laïcité dont l'interprétation fait débat.

Pour lire la contribution : http://congres.pcf.fr/82787

1968-2016 : continuons le combat !


mardi 29 mars 2016

Co-cogito ego sum

Le Parti communiste français, dont je suis adhérent depuis 1969, prépare son congrès, le 37ème, qui se tiendra à Aubervilliers du 2 au 5 juin. Il sera précédé, dans les deux dernières de mai par les conférences de sections, au niveau des villes et de certaines entreprises, et des conférences fédérales au niveau des départements. Le débat est déjà lancé, dans des structures locales (les anciennes"cellules"dont certaines persistent ou se reconstituent), dans des rencontres thématiques, parfois ouvertes, organisées à l'échelle de villes ou de départements, sur internet... 



Je soutiens et suis signataire d'un projet de base commune alternative : "L'ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen".

La base commune adoptée par le Conseil national, de nombreuses contributions sont accessibles à tous sur le site du PCF.

Je suis co-signataire d'une contribution collective :

"L’antiracisme, un défi à relever ! Celui de l’égalité et de l’unité du peuple !" avec  d'autres communistes de la commission nationale qui travaillent sur ces questions.

J'ai rédigé une autre contribution : "Migrations : dans quel monde voulons-nous vivre ?" à partir de mon expéreience d'animateur du collectif "Migrations-citoyenneté 92" depuis 1997 et de ma participation au collectif Unis Contre Immigration Jetable depuis 2006. Quelle que soit la base commune qui sera choisie par le vote des adhérents du PCF, qui aura lieu les 5 et 6 mai, je proposerai des amendements pour que ces questions soient prises en compte de meilleure manière pour le projet et les interventions du PCF, le plein engagement des communistes.

Le PCF, avec ses élus et ses militants, constitue une force qui est loin d'être négligeable, malgré une baisse de ses résultats électoraux. Je suis de ceux et de celles qui pensent que "nous valons mieux que ça", à condition bien sûr de devenir, avec d'autres, une organisation politique vraiment reconstruite pour faire que les travailleurs, les citoyennes et les citoyens, toutes celles et tous ceux qui vivent en France, et qui ont intérêt à un changement démocratique de portée révolutionnaire, s'emparent elles-mêmes et eux mêmes de la politique. 

En ma soixante-sixième année, mon plus grand souhait est que de  jeunes militantes et militants fassent vivre un "communisme du 21ème siècle", prennent toutes les responsablités, pour que ça change y compris dans notre parti,  et si je puis être utile à les y aider, ils et elles peuvent compter sur moi. 

Une lutte qui s'inscrit dans la durée...

OCCUPATION DE LA LA DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL (DGT)                                           
PAR LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS -TOUR MIRABEAU - 39-43, quai André Citroën – Paris 15ème (métro : Javel).


Ce mardi 29 mars depuis 12 h 30, 250 travailleur(e)s sans-papiers, soutenus par l’intersyndicale du ministère du Travail CGT – SNU TEFE FSU – SOLIDAIRES et Droits devant !!, occupent la D.G.T.

Après avoir occupé l’Inspection du Travail le 27 janvier et avoir rencontré le Ministère du travail qui n’a donné aucune réponse aux revendications des sans-papiers, l’occupation de la DGT, directement reliée au ministère, vise à obliger celui-ci à répondre.

Cette action s’inscrit dans la mobilisation générale contre la loi El Khomri, qui attaque en profondeur les droits des travailleurs, à commencer par ceux qui sont les plus vulnérables et précarisés, les sans-papiers.

 A travers la DGT, les travailleur(e)s sans-papiers exigent que se mette en place un large processus de régularisations qui assèche durablement ce terreau d’esclavagisme moderne.

La circulaire Valls de novembre 2012 ne permet plus que des régularisations au compte-gouttes. Il est temps que ces travailleur(e)s, par lesquels se développe un patronat voyou qui s’exonère ainsi de ses charges, rentrent dans leurs droits.

Parce que sans-papiers, ils sont soumis à une surexploitation qui se banalise, sont de plus en plus contraints au travail au noir ou dissimulé, subissent des cadences infernales pour des salaires de misère.

POUR LA REGULARISATION DE TOU(TE)S CES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS, CONTRE LA SUREXPLOITATION,

NOUS EXIGEONS :

-          Que tout travailleur sans-papiers soit régularisé sur simple preuve de relation de travail, sans condition de durée, de séjour ou d’emploi,

-          Que l’inspection du travail soit dotée d’un pouvoir de régularisation d’un sans-papiers sur simple constat d’une relation de travail,

-          L’abrogation de la taxe de l’Office Français de l’Immigration et de l’intégration (OFII), discriminatoire et synonyme de préférence nationale, qui oblige l’employeur à payer une taxe avoisinant les 1000 euros pour l’embauche d’un travailleur sans-papiers, que celui-ci paye en réalité de sa poche.

lundi 28 mars 2016

Les travailleurs sans papiers dans les manifestations contre le projet de "loi travail", pour un code du travail non discriminatoire.

Dans la manifestation du 9 mars à Paris


Des travailleurs et des travailleuses sans papiers, dans les cortèges de leur syndicat ou de leur collectif, participent aux manifestations contre la loi "travail". Pour eux, l'enjeu est non seulement la solidarité de classe avec tous les salariés, précaires et chômeurs, mais  il est aussi de changer ce qui, dans le code du travail, empêche leur régularisation administrative et l'égalité des droits.

Oui, une réforme du code du travail s’impose : en finir avec le régime de l’« autorisation de travail », discriminatoire à l’égard des étrangers : c'est le titre d'un appel lancé par le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)
le SNTEFP-CGT (Syndicat national du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle), Sud-Travail, l' Union syndicale Solidaires, l' UD-CGT-Paris.

Ils demandent :

"- la suppression du régime de l’autorisation de travail ;
- la suppression de la « taxe Ofii » due par toute entreprise qui emploie une personne étrangère ;
- la délivrance d’une carte de séjour à toute personne qui occupe un emploi salarié, de quelque durée et nature qu’il soit ;
- l’instauration, pour les agents de contrôle des différentes administrations, notamment les inspecteurs et contrôleurs du travail et les agents des organismes de sécurité sociale, d’un pouvoir de régularisation sur simple constat de l’existence d’une relation de travail et signalement à la préfecture pour que soit délivré à la personne salariée un titre de séjour."

.Le patronat ne doit plus pouvoir surexploiter ces travailleurs, continuer à profiter impunément d'une main d'oeuvre "sans papiers et sans droits". Il faut mettre un terme à  un système de "délocalisation à l'intérieur" même du pays de secteurs économiques impossibles à délocaliser dans des pays où le coût de la main d'oeuvre est moins cher (BTP, restauration, commerces, services..).

La ratification par la France, et les autres pays de l'UE,  de la Convention internationale pour les droits des travailleurs migrants et de leurs familles, est une revendication à faire grandir.

Mais au contraire le dumping social, au détriment des travailleurs français et des travailleurs étrangers,  est une forme extrême de surexploitation des salariés qui s'étend aux ressortissants d'autres pays de l'UE : "La loi El Khomri pourrait déboucher sur un recours massif aux travailleurs détachés", explique l'Humanité.



dimanche 27 mars 2016

Allez, pour obtenir que la "loi travail" soit enterrée, on se met tous sur notre 31 !

Jeudi 31 mars, la mobilisation va encore monter d'un cran. 
  Depuis le 9 mars, les manifestations se succèdent, à l'initiative d'organisations de la jeunesse, avec le soutien et l'active participation des syndicats  CGT, FSU, SUD-Solidaires, FO...et d'organisations politiques de gauche qui dénoncent et combattent la politique menée par le PS au pouvoir.
  Malgré les manoeuvres et les provocations du gouvernement, malgré la complicité de dirigeants, dits "réformistes", de syndicats comme la CFDT, nul n'est dupe : avec la loi dite "travail" c'est bel et bien les grands patrons, les donneurs d'ordre, qui feront ce qu'ils voudront. C'est à dire décider des salaires et du temps de travail : la campagne du MEDEF et du gouvernement pour faire baisser le "coût du travail" annonce la couleur. Qui peut croire que travailler plus et gagner moins, diminuer les indemnités de ceux des chômeurs qui en perçoivent, faciliter les licenciements...ça pourrait créer des emplois, ce serait bon pour l'économie ? Qui pourrait croire que l'argent manque pour faire autrement, quand les entreprises du CAC 40 accumulent d'énormes bénéfices, au seul profit de leurs actionnaires, et paient des "salaires", des "retraites chapeau", offrent des actions de faveur,  à certains patrons et dirigeants,  qui représentent, chaque mois, des années, voire une carrière entière, payées  au SMIC ? Quand des dizaines de milliards de cadeaux fiscaux, des centaines de milliards d'exonérations de cotisations sociales, leur ont été octroyées, depuis des dizaines d'années, sans que celà diminue le chômage ?

La ministre n'est qu'un fusible, c'est le président de la République, le Premier Ministre et tout leur gouvernement, qui veulent casser le code du travail, selon le désir du MEDEF. Depuis 2012, l'abandon des engagements électoraux et des valeur de la gauche s'accélèrent. Cette fois, "trop c'est trop", disent certains socialistes eux-mêmes, qui se rendent compte que ce n'est pas en faisant une politique de droite qu'on peut faire gagner la gauche : les élections récentes montrent que c'est le FN qui en profite.

Syndicats et associations construisent une mobilisation de fond

Plusieurs associations, comme ATTAC ou la fondation Copernic popularisent  des analyses fouillées et contribuent à la mobilisation. 
Jeudi 31 mars sera un jour décisif. Côté syndicats, on prépare depuis des semaines une journée comme on n'en avait pas connue depuis bien longtemps :

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
vendredi 25 mars 2016
Comme les 9 et 17 mars, étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es ont montré ce jour toute leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail.
Les organisations signataires rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.
Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salarié-es d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.
Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.
Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
A l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salarié-es et les jeunes à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations.
Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées.

Le secteur public, comme le privé, est concerné. Partout des appels à la grève sont lancés. C'est le cas par exemple dans l'enseignement : 


"L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à se mettre en grève et rejoindre les manifestations et initiatives prises par les organisations syndicales et les organisations de la jeunesse le jeudi 31 mars pour le retrait du projet de loi travail.
Après la forte mobilisation du 9 mars, le gouvernement a été contraint de retoucher son texte mais l’orientation générale demeure. L’affaiblissement des garanties collectives touchera l’ensemble des salariés et tout particulièrement les jeunes ; contrats de travail flexibles, renoncement à l’élévation des qualifications, délivrance de blocs de compétences au lieu de diplômes reconnus, flexibilité accrue des contrats de travail, voilà l’avenir promis à la jeunesse .
La volonté de privilégier le cadre de l’entreprise en matière de temps de travail et de rémunération conduira à des dégradations pour nombre de salariés et à l’éclatement des cadres nationaux. C’est cette même logique qui guide la réforme du collège contre laquelle luttent les personnels avec l’intersyndicale du second degré depuis un an en laissant aux chefs d’établissement en renvoyant au niveau local une grande partie des choix , en réduisant les règles communes, en aggravant les inégalités.
C’est pourquoi réussir le 31 mars est un enjeu primordial. L’heure est à la convergence des mobilisations des enseignants avec celle des lycéens, étudiants et salarié-es du public et du privé. Cela doit contraindre le gouvernement à entendre ce que disent les jeunes et les personnels . Si ce n’était pas le cas la dynamique créée pourra amener à des suites d’action rapides. C’est pourquoi l’intersyndicale appelle les personnels à se réunir en assemblées générales dans les établissements pour préparer la grève du 31 et débattre des modalités de poursuite de l’action tant contre la loi travail que pour l’abrogation de la réforme du collège (refus de faire remonter les notes, grève en mai et ou en juin…).
En fonction de l’évolution de la situation , de la mobilisation interprofessionnelle, des remontées des AG, l’intersyndicale décidera de nouvelles initiatives pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. La réforme ne doit pas être mise en œuvre à la rentrée 2016." (source : http://www.snes.edu/Communique-intersyndical-Appel-a-la-greve-du-31-mars.html )

Le pari de l'expertise citoyenne 

Un travail de décryptage du projet de loi gouvernemental et de contre-propositions, de nombreux débats publics, vise à permettre  à chaque travailleur, à chaque citoyen, de prendre la mesure des enjeux et de la gravité des reculs sociaux qu'il contient. C'est le cas par exemple à la CGT, qui met un dossier à disposition de tous : http://www.cgt.fr/-Reforme-du-code-du-travail-.html

Trop rares sont les organes de presse qui aident à dissiper l'enfumage des discours dominants. L'Humanité est de ceux-là. Présents dans toute les manif, le quotidien et son édition hebdomadaire, l'HD, a déjà publié de nombreux reportages, tribunes, dossiers...pour la plupart en accès libre sur le site humanité.fr. Un numéro spécial vient de paraître ; http://www.humanite.fr/le-texte-integral-de-la-loi-travail-decrypte-et-commente-par-lhumanite-603097.

Non, le PS au pouvoir, ce n'est pas la gauche :  non, la gauche n'est pas morte !


Malgré la dérive du Parti socialiste, qui voudrait faire croire qu'il n'y a pas d'alternative, sinon le pire du pire, des forces existent à gauche dans ce pays, à commencer par celles qui constituent le Front de gauche, qu'il s'agit de renforcer et d'élargir, pour construire une alternative majoritaire. Ce n'est pas gagné, mais quelle autre solution ? Un fort mouvement social ne pourrait-il pas rebattre les cartes, renverser la table d'un jeu politicien et subvertir des institutions faites pour que rien ne change, sans attendre de consignes, ni  2017 ?.


Toujours est-il que parmi les constituants de "la vraie gauche", les communistes, partout où ils sont présents, et leurs forces militantes de proximité sont loin d'être négligeables, participent activement à la mobilisation. Le PCF vient d'éditer un nouveau "quatre pages" de désyntox et de propositions  :
https://drive.google.com/file/d/0BwMQiLGu3u9edEVlSnJXMGs4V3M/view?usp=sharing

Dans les Hauts-de-Seine, les militants du Front de gauche, où travaillent en commun notamment PCF, PG et Ensemble, distribuent un tract pour la manifestation du 31 https://drive.google.com/file/d/0BwMQiLGu3u9eRTk5aXhRejF0Umc/view?usp=sharing

Localement, des collectifs se créent, et commencent à faire sauter des cloisons entre militants syndicalistes, associatifs ou politiques. C'est le cas à Nanterre où un tract élaboré et distribué en commun rappelle des point essentiels du projet de loi, les raisons d'exiger son retrait, des pistes pour des propositions alternatives,  et donne rendez-vous pour partir à la manifestation de jeudi,  tous ensemble, étudiants de l'Université, salariés et habitants de la ville :https://drive.google.com/file/d/0BwMQiLGu3u9ednFSbWdBNXZEZjQ/view?usp=sharing

Nous sommes le nombre, nous avons la force, nous pouvons, nous devons continuer, amplifier la lutte, ne rien lâcher, pour le retrait du projet de loi dit El Khomri.