Communiqué de presse des groupes Parti communiste et citoyen et Parti Socialiste-Europe Ecologie – les Verts
Le président Devedjian a levé de manière improvisée la dernière séance publique de son mandat, bien que l’ordre du jour n’était pas terminé, empêchant ainsi les élus de gauche de s’exprimer, mais aussi de droite - dont certains ne se représenteront pas.
Visiblement, la question sur la magistrature a agacé monsieur Devedjian, l’ancien avocat qui ne daigne pas aujourd’hui soutenir les personnels de la Justice, confrontée aux invectives permanentes du président de la République et d’un manque de moyens alarmants, notamment pour la justice pour mineurs.
Cette attitude incompréhensible est bien le signe d’un désarroi de Patrick Devedjian, conscient qu’il avait bel et bien perdu la main dans le Département.
Les élus de gauche rappellent qu’ils soutiennent la manifestation interprofessionnelle à Paris du 29 mars, pour exiger du Gouvernement un plan d’urgence pour la Justice.
Séance publique du 7 mars : Patrick Devedjian rate sa sortie !
A la suite du vœu présenté ce lundi 7 mars en séance publique du Conseil général des Hauts-de-Seine par Bernard Lucas (conseiller général de Colombes) au nom du groupe socialiste, pour demander à l’assemblée de soutenir au-delà des clivages politiques le service public de la Justice, et plus particulièrement les magistrats et personnels du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, l’UMP Christian Dupuis a demandé au président Devedjian le retrait de ce vœu. Or, le règlement intérieur de l’assemblée départementale ne prévoit nullement une telle disposition de censure sur les vœux.Le président Devedjian a levé de manière improvisée la dernière séance publique de son mandat, bien que l’ordre du jour n’était pas terminé, empêchant ainsi les élus de gauche de s’exprimer, mais aussi de droite - dont certains ne se représenteront pas.
Visiblement, la question sur la magistrature a agacé monsieur Devedjian, l’ancien avocat qui ne daigne pas aujourd’hui soutenir les personnels de la Justice, confrontée aux invectives permanentes du président de la République et d’un manque de moyens alarmants, notamment pour la justice pour mineurs.
Cette attitude incompréhensible est bien le signe d’un désarroi de Patrick Devedjian, conscient qu’il avait bel et bien perdu la main dans le Département.
Les élus de gauche rappellent qu’ils soutiennent la manifestation interprofessionnelle à Paris du 29 mars, pour exiger du Gouvernement un plan d’urgence pour la Justice.
Un vent mauvais en Sarkozie
Pourtant, on ne peut pas dire que la presse de lundi était cruelle pour Patrick Devedjian : le Parisien lui offrait une interview, dans laquelle il avait l'occasion d'expliquer pourquoi il avait attendu d'être à deux semaines des élections pour dire quelque chose du programme que les candidats de Nicolas Sarkozy présenteraient aux citoyens. "Il n'y a rien de pire qu'un programme creux qui tombe à plat", s'est-il justifié, prétendant que les électeurs étaient en vacances. Et bien si, il y a pire, et l'article du Parisien le montre : c'est un programme creux auquel personne ne croit. En effet, l'information essentielle livrée par le Président du Conseil général, c'est qu'il espère être réélu à son poste, et cela grâce à l'appui de Nicolas sarkozy. Or, il est mal parti. D'abord, il faudrait qu'il soit réélu conseiller général dans le canton d'Antony-Bourg-le-Reine, où il avait déjà eu chaud aux fesses en 2004, avec seulement 393 voix d'avance sur le candidat de gauche.
Pourtant, on ne peut pas dire que la presse de lundi était cruelle pour Patrick Devedjian : le Parisien lui offrait une interview, dans laquelle il avait l'occasion d'expliquer pourquoi il avait attendu d'être à deux semaines des élections pour dire quelque chose du programme que les candidats de Nicolas Sarkozy présenteraient aux citoyens. "Il n'y a rien de pire qu'un programme creux qui tombe à plat", s'est-il justifié, prétendant que les électeurs étaient en vacances. Et bien si, il y a pire, et l'article du Parisien le montre : c'est un programme creux auquel personne ne croit. En effet, l'information essentielle livrée par le Président du Conseil général, c'est qu'il espère être réélu à son poste, et cela grâce à l'appui de Nicolas sarkozy. Or, il est mal parti. D'abord, il faudrait qu'il soit réélu conseiller général dans le canton d'Antony-Bourg-le-Reine, où il avait déjà eu chaud aux fesses en 2004, avec seulement 393 voix d'avance sur le candidat de gauche.
De Charibde en Scylla ?
Ensuite, c'est maintenant au clan Balkany, parrain de M. le Dauphin Jean Sarkozy, que la bande du Fouquet's fait les yeux doux. Ainsi d'ailleurs que Le Parisien, qui lui avait déjà il y a quelques semaines offert ses colonnes pour qu'il tente de redonner le moral aux barons de l'UMP altoséquanaise. Après la tentative malheureuse de faire du fiston un Président de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense, le premier cercle des hommes du Président prépare donc une main mise plus directe de l'Elysée sur le département. Pour cela, il faudrait que la grande majorité des électeurs des quartiers populaires, qui souffrent le plus de la politique sarkozienne, s'abstiennent. C'est un risque sérieux, tant est profond le dégoût et le rejet de la politique, quand la démocratie, l'intérêt général, les besoins de la population, sont méprisés à ce point par le Président de la République, le gouvernement et la majorité UMP du Conseil général.
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| Le front de gauche, principal groupe d'opposition au Conseil général, a fait entendre les besoins de la population des Hauts-de-Seine Lire leur compte-rendu de la séance |
A moins que le peuple ne se fasse entendre...
Mais au contraire, les élections des 20 et 27 mars peuvent être saisies comme une occasion de "mettre une bonne gauche à Sakozy", sans atendre 2012, comme les candidat-e-s du Front de gauche, principale force d'opposition dans l'Assemblée départementale, nous y invitent. Dans ce cas, le triste spectacle donné par Devedjian et tous les clans des soutiens de Sarkozy dans le 92 pourrait annoncer une fin de règne libérateur. Une chose semble certaine aujourd'hui : ces gens-là ne sont en aucun cas des remparts face à l'inquiétante montée de l'extrème droite, dont ils font le jeu en empruntant à son fond de commerce électoral les pires thèmes xénophobes, en alimentant la démagogie du "tous pourris" par des pratiques qui dégradent la politique. Pas plus, osons cette comparaison, que leurs amis dictateurs n'étaient des remparts contre un prétendu péril intégriste : en Tunisie, en Egypte, en Lybie...c'est pour la justice sociale, pour la démocratie, valeurs des plus laïques, que la jeunesse, que les peuples, sont entrés en lutte. En France, ne nous privons pas de l'arme électorale pour, pacifiquement mais fermement, dire "dégage" à ceux qui accaparent tous les pouvoirs.
Ici comme ailleurs, l'information citoyenne fait reculer les peurs et fait renaître l'espoir, et la presse, les médias, peuvent y contribuer. Le communiqué ci-dessous, adressé à la responsable des pages Hauts-de-Seine du Parisien, peut sans doute y aider :
Alors que le groupe communiste et citoyen du Conseil général des Hauts-de-Seine est le premier groupe d’opposition représenté à l’assemblée départementale, je suis très étonnée à la lecture de votre article du Parisien de ce jour que celui-ci ne soit cité à aucun moment dans le compte-rendu de la séance plénière du conseil général du lundi 7 mars.
Pourtant, notre groupe est intervenu fortement par les voix de Marie-Claude Garel pour dénoncer les choix politiques faits dans notre département, Jacques Bourgoin sur le logement et Nadine Garcia pour dénoncer le scandaleux marché public d’insertion réservé au groupe CLAF management.
Ce groupe, coté en bourse, vient d’ailleurs de se voir suspendre ses activités avec la direction régionale Poitou Charentes du Pôle emploi car cette dernière attend qu’elle « fournisse la preuve de sa capacité à répondre normalement à toutes les exigences des cahiers des charges ».
Malgré que les services de la commission d’appel d’offre du Conseil général constataient eux-mêmes une insuffisante du dossier d’un point de vu qualitatif, seul le prix de la prestation a compté dans leur décision pour lui confier la réinsertion de 20.000 personnes.
La droite de notre département, a un double langage, d’un coté des discours, la création d’un conseil départemental de l’Economie Sociale et solidaire et de l’autre, la réalité : la mise en concurrence entre elles des entreprises d’insertion, le choix du privé contre les associations d’insertion.
Tout le secteur associatif de l’insertion est en danger avec de tels comportements.
Un véritable scandale qui méritait d’être dénoncé de votre part d’autant que les expériences passées avec les sociétés Orgeco, Manpower et Ingeus ont démontré l’inefficacité de ces sociétés privées.
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| Le Parisien n'a pas vu le groupe des élu-e-s communistes et citoyens, qui pourtant ne passait pas inaperçu... |
Le traitement que vous faites du premier groupe d’opposition dans le compte-rendu de cette séance n’est pas équitable.
Je regrette vivement cette façon de faire de la part de votre journal qui semble ignorer les élus qui agissent, au quotidien, dans notre département pour dénoncer une politique désastreuse dans le domaine de l’action social comme dans celui du logement.
Souhaitant que dans les prochains jours, votre journal traite d’une façon plus respectable les conseillers généraux communistes et citoyens et les candidats du Front de Gauche qui étaient aussi présents à cette séance,
Je vous prie de recevoir, Madame, l’expression de mes cordiales salutations.
Catherine MARGATE
Présidente du groupe communiste et citoyen
voir la retransmission de la séance du 7 mars du Conseil général
voir la retransmission de la séance du 7 mars du Conseil général


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