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40 mars 2016, Place de la République, Paris

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Nanterre en colère

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En 2017, changeons la politique !

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dimanche 2 avril 2017

Foyer de Courbevoie : la fermeture brutale de la cuisine collective indigne résidents et soutiens, qui en appellent à leurs concitoyens.



Vendredi 31 mars une assemblée a réuni les résidents du foyer Coallia pour travailleurs migrants de Courbevoie. La veille, à l’heure du déjeuner, l’intervention brutale de la police pour fermer la cuisine collective a été vécue par les résidents comme « une  humiliation jamais vue ici ». « On est des êtres humains, pas des bêtes, il faut qu’on réagisse ». Les plus anciens résidents – certains travaillent et résident ici depuis plus de quatre décennies - ont été les plus nombreux à prendre la parole. Mamadou Baradji, comme d’autres délégués, venus en soutien de Paris, de Boulogne-Billancourt et d’autres villes de banlieue, partageaient la colère de tous, et tous ont insisté pour que la mobilisation se construise pour que le droit l’emporte contre la violence, qui est l’arme des mauvais gestionnaires et des pouvoirs publics qui sont leurs complices. 


  A Boulogne-Billancourt, à Courbevoie, dans beaucoup d’autres foyers, le but est le même : supprimer les espaces de vie collective, confiner les résidents dans des chambres, augmenter encore le prix des loyers, imposer à ces travailleurs - à qui on refuse les droits des locataires – des règlements toujours plus contraires aux droits des personnes. Les réhabilitations, nécessaires, ne doivent pas servir à faire des « foyers prisons ». Elles doivent au contraire être réalisées en concertation avec les résidents, pour tenir compte de leurs besoins spécifiques. Et une cuisine collective auto gérée, des salles pour se rencontrer, pour construire la solidarité entre anciens et nouveaux arrivés, avec la famille et les compatriotes restés au pays ou hébergés quand ils séjournent en France, pour organiser sur place des cours d’alphabétisation et de français langue étrangère, pour prier, sont des plus importants.


  Des  militant-e-s du COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers), du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)  , des bénévoles d’Alpha-dialogue (alphabétisation), des habitants engagé-e-s dans la vie politique et citoyenne de Courbevoie, une élue – Laureen Genthon, conseillère départementale PCF-, qui ont pu être présent-e-s dès cette première rencontre, ont exprimé leur solidarité  et leur disponibilité pour soutenir les actions que les résidents vont organiser, et dont plusieurs ont déjà été évoquées lors de la réunion.
  L’urgence est d’informer la population, pour « être visibles », pour rassembler tous les soutiens possibles. Un premier tract a été fait « à chaud », et doit être diffusé sur le marché de dimanche à Courbevoie :














































































  Dans la manifestation pour le droit au logement à Paris, ce samedi 1er avril, le Collectif pour l’avenir des foyers était présent, avec le tract des résidents du foyer de Courbevoie, et Mamadou Baradji, leur délégué, s’est adressé à tous les responsables syndicaux, associatifs, politiques.





samedi 25 février 2017

Manifestation des résidents des foyers pour travailleurs migrants : ce n'est qu'un début ...





Vendredi 24 février 2017, de la place de la Bastille au siège de Coallia, plusieurs centaines de résidents de foyers de Paris et de la banlieue ont clamé leur refus de la politique des gestionnaires, qui, en complicité avec l'Etat et des collectivités locales, suppriment tout ce qui permet la vie collective dans les foyers.

La lutte continue à Boulogne-Billancourt, en grève des loyers depuis huit mois, afin d'obtenir des travaux urgents. La cuisine collective a été fermée en mai 2016. Un incendie criminel a causé la mort d'un résident le 16 décembre dernier. Les délégués ont su rassembler dans la ville et les Hauts-de-Seine un très large comité de soutiens. Dans le même département, la mobilisation se construit aussi au foyer de Courbevoie.



D'autres photos de la manifestation

D'autres informations sur le site du Collectif pour l'avenir des foyers (COPAF)


jeudi 2 février 2017

Foyer Coallia de Boulogne-Billancourt : la lutte solidaire commence à marquer des points.

Voir d'autres photos

Le 1er février, malgré l'heure choisie - 15 heures - par le sous-préfet et le maire pour recevoir une délégation des habitants et de leurs soutiens, plus d'une centaine de personnes étaient présentes devant la mairie de Boulogne-Billancourt. Si la grande majorité des résidents étaient au travail, certains avaient pu se libérer pour quelques heures, et les retraités étaient nombreux au rendez-vous. Beaucoup des organisations composant le comité de soutien étaient représentées (COPAF, Droits-Devant, DAL, LDH, MRAP, PCF...) ainsi que le collectif Sans-Papiers 92, et des délégues d'autres foyers de la région parisienne.
 Dialogues et prises de parole ont renforcé les liens nouveaux construits depuis plusieurs semaines entre les délégués, des citoyens de la ville, des soutiens associatifs, syndicaux et politiques, des élu-e-s locaux, régionaux et nationaux. 



Depuis la puissante manifestation du 10 janvier, le ton a changé du côté des autorités. Un juge d'instruction a été nommé, pour répondre à l'exigence que toute la la lumière soit faite sur l'incendie criminel, son ou ses auteurs, son ou ses éventuels commanditaires. La délégation a été reçue pendant une heure et demi, et a été écoutée avec attention et respect.




L'appel à continuer, à élargir la mobilisation, à renforcer la solidarité, est unanime. Une manifestation, annoncée pour le 24 février,  est en préparation au siège de COALLIA à Paris. Le soutien est entier, avec les deux femmes qui animaient la cuisine collective gérée par l'association des résidents, fermée en mai par la police à la demande de Coallia : le verdict de leur procès sera rendu par le TGI de Nanterre le 27 février. 
La prochaine réunion du comité de soutien et des délégués, le 7 février au foyer, approfondira l'analyse de la situation nouvelle créée grâce "au courage des habitants qui se sont mobilisés" et décidera des suites de cette lutte solidaire.  Les enjeux de la résistance et de la riposte des habitants du foyer COALLIA de Boulogne-Billancourt sont cruciaux pour l'avenir des foyers pour travailleurs migrants, pour le combat contre le racisme et la xénophobie.

mardi 24 janvier 2017

Boulogne-Billancourt : rassemblement mercredi 1er février devant la mairie


La mobilisation continue, en solidarité avec les résidents du foyer COALLIA de Boulogne Billancourt, après la forte manifestation du 10 janvier qui a obligé le maire et le sous-préfet à accepter de rencontrer une délégation mercredi 1er février à l'hôtel de ville, où le comité de soutien appelle à un rassemblement dès 14h30. Une vingtaine d'organisations, représentées au niveau local, départemental, régional ou national dans le comité de soutien animé par les délégués des résidents et le Collectif pour l'avenir des foyers (COPAF) prennent des initiatives pour faire encore grandir la mobilisation (lire le tract de la fédération des Hauts-de-Seine du PCF)

L'appel des délégués des résidents, des organisations et citoyens solidaires de Boulogne-Billancourt :


RÉSIDENTS DU FOYER « NATIONALE » : 
ADRESSE AUX CITOYENNES
ET CITOYENS
DE NOTRE COMMUNE



Nous sommes résidents des foyers situés au 29 rue Nationale, 22 rue de Meudon et 19 quai de Stalingrad à Boulogne-Billancourt. Dans la nuit du 15 au 16 décembre, un incendie d’origine criminelle a démarré dans le hall  de l’immeuble du 29 rue Nationale, avec un bilan dramatique : un mort et plusieurs blessés. Cet évènement a été largement médiatisé. Nous avons été blessés par le contenu de certains articles et reportages présentant notre foyer comme « un repère de délinquants » et choqués que le maire, M. Baguet, n’ait exprimé aucune compassion, préférant diffuser un communiqué rageur demandant la fermeture du foyer, même si devant l’importante mobilisation de soutien il évoque aujourd’hui sa réhabilitation. Nous avons été, par contre, réconfortés par l’élan de solidarité qui s’est manifesté le dimanche 18 décembre 2016 et le mardi 10 janvier 2017 avec la présence de plusieurs centaines de personnes dont de nombreux habitants du quartier, de la ville et d’ailleurs et la participation de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques.

Qui sommes-nous ?

La plupart d’entre nous résident dans ces foyers depuis de nombreuses années et sont retraités ou salariés dans le bâtiment, le nettoyage, la restauration, l’hôtellerie, l’industrie, les services publics de Boulogne-Billancourt ou des villes environnantes avec des conditions de travail difficiles et des salaires modestes. 60 résidents sont employés par GPSO (Grand Paris Seine Ouest), Certains jeunes habitants, hébergés par une personne de leur famille n’ont pas de papiers, c’est exact. Ils essaient de les obtenir par la recherche ou la pratique d’un emploi. De nombreuses entreprises utilisent cette situation pour arrondir leurs bénéfices.

Comme nos parents nous contribuons aux richesses, au développement économique et social du pays. Les générations qui nous ont précédés, durant les guerres du 20 siècle, du fait des statuts coloniaux, ont fourni des centaines de milliers de soldats à l’armée française.  Des anciens, qui doivent pointer en France pour garder leurs retraites, sont également hébergés.

Dans quelles conditions vivons-nous ?

Une résidence pour travailleurs immigrés existait déjà rue Yves Kermen à l’emplacement du magasin Bricorama (le terrain ayant été vendu à un promoteur).
Les foyers actuels, construits en 1974 avec le concours de la Régie Renault, ont été gérés par l’association AFTAM et depuis 2011 par COALLIA. Depuis l’arrivée de ce gestionnaire, les relations se sont dégradées. Nos conditions de vie et de sécurité sont de plus en plus précaires :
·         Les toilettes et les douches sont collectives et fréquemment inondées ou en panne.
·         Fuites d’eau, fuites de gaz, coupures de courant, pannes d’équipements, porte d’entrée dégradée,  sont le lot quotidien.
·         La cuisine collective, lieu de convivialité et d’échange, a été fermée.
·         Nos relations avec le gérant sont de plus en plus difficiles.

Devant cette situation nos représentants ont demandé à être reçus. COALLIA refuse depuis des mois une concertation et ne répond même pas à nos messages lui signalant les travaux nécessaires.

Face au refus du gestionnaire de nous recevoir, nous avons déclenché, il y a quelques mois, une grève des loyers, payés par les résidents, mais dont la somme générale est bloquée. Nous avons prévu de la débloquer et de la verser à COALLIA, à condition que cet organisme entame négociations et travaux. Ce procédé est légal, Nous sommes conseillés par des avocats.

Pourquoi cette situation de blocage ?

Les foyers où nous vivons occupent des surfaces intéressant la spéculation immobilière.  N’est-ce pas la raison pour laquelle certains, s’exprimant dans le journal  « Le Parisien » du  17 décembre 2016, ont réclamé la destruction de ces immeubles et donc notre mise à la rue ? N’est ce pas ce qui explique le refus de travaux, la dégradation de nos conditions de vie et peut-être également le départ de cet incendie ?

Peut-on accepter l’idée que nous sommes responsables de ce drame ?
La ville de Boulogne, sous la direction de l’ancien maire Monsieur Fourcade, avait promis la reconstruction d’un foyer à côté de celui-ci, effectivement en mauvais état. Mais il n’en a rien été, tous les terrains ont été cédés à des promoteurs.

Le succès des différentes initiatives publiques (pétition, rassemblement devant le foyer, manifestation dans les rues de notre ville …) a amené le Sous-préfet des Hauts de Seine à organiser une réunion avec la présence du maire et d’une délégation de résidents.

La réunion se tiendra à la mairie (avenue André Morizet)
LE MERCREDI 1er FÉVRIER 2017
NOUS APPELONS TOUTES LES CITOYENNES ET TOUS LES CITOYENS ÉPRIS DE JUSTICE ET DE SOLIDARITÉ À PARTICIPER AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A 14 H 30

Rappel de nos revendications
·         Connaître qui a déclenché cet incendie criminel et l’ouverture d’une enquête par un juge d’instruction qui permette à nos avocats d’avoir accès au dossier.
·         L’ouverture de négociations avec COALLIA et la mise en œuvre des travaux nécessaires pour nous assurer une vie digne et humaine.
·         L’étude d’un projet de réhabilitation s’inscrivant dans la nouvelle physionomie du quartier.

Nous sollicitons votre soutien

Je soutiens les trois demandes des résidents des foyers exprimées ci-dessus
Nom Prénom
Adresse
Signature

























Pétition en ligne :


mercredi 11 janvier 2017

Assez de mépris pour les résidents du foyer COALLIA de Boulogne-Billancourt !


Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste, dans la manifestation
 qui a rassemblé des élus et militants du PCF, d'Europe-Ecologie,
du PG, d'Ensemble, de LO, du PS local, des militants associatifs et 
syndicaux qui constituent, avec les délégués des résidents, avec des
 citoyens de la ville, le Collectif pour l'avenir des foyers (COPAF),
  le comité de soutien.

Voir d'autres photos de la manifestation du 10 janvier 2017



réalisé par Line press, avec des interview et les prises de parole devant l'Hôtel de ville.
Portes closes à la mairie comme à la sous-préfecture ! Le comité de soutien va donc décider d'autres initiatives pour faire aboutir les revendications communes :

Incendie criminel au foyer de travailleurs immigrés, 27 rue Nationale à Boulogne-Billancourt, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2016 : un mort, quatre blessés graves dont au moins un très grièvement, de nombreux résidents intoxiqués...

Un climat général en France anti-réfugiés et anti-immigrés jusqu’à l’hystérie dans les milieux racistes
Un gouvernement qui préfère la répression à un accueil digne et hospitalier
Un ministère qui calomnie les résidents en insinuant qu’ils sont responsables du drame
Un maire qui ne rêve que de les chasser du quartier où ils vivent depuis 1974
Un propriétaire des bâtiments qui n’engage pas les travaux nécessaires
Un gestionnaire qui n’entretient pas correctement le foyer, ne le sécurise pas, qui ferme brutalement la cuisine collective et qui refuse toute réelle négociation avec le comité de résidents.
Le foyer devient un problème et, dans ce climat, une cible.

CONTRE TOUT ACTE RACISTE ET ANTI-IMMIGRÉS, PROTECTION DES FOYERS ET DE LEURS HABITANTS, RÉPARATIONS POUR LES VICTIMES 

OUVERTURE SANS ATTENDRE DE L’INSTRUCTION POUR QUE LES AVOCATS DES RÉSIDENTS AIENT ACCÈS AU DOSSIER

LES TRAVAILLEURS IMMIGRÉS DU FOYER RUE NATIONALE ONT DROIT A UN FOYER CORRECTEMENT RÉNOVÉ ET ENTRETENU QUI SOIT UN VRAI LIEU DE VIE COLLECTIF ET SOLIDAIRE AVEC UNE GRANDE CUISINE COLLECTIVE

NON A LA SPÉCULATION IMMOBILIÈRE QUI VEUT LES CHASSER DU QUARTIER. ILS Y VIVENT, ILS Y RESTENT.


Comité de résidents du foyer Nationale et son comité de soutien : APS (Association pour la promotion du Soninké), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France), CGT, Coordinations des délégués des foyers Aftam/Coallia, Adoma, Copaf (Collectif pour l’avenir des foyers), DAL, Droits Devant !, Fasti (Fédé des associations de soutien aux Immigré-e-s), FTCR (Fédé des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), GISTI, Halem (Habitants de Logements Ephémères ou Mobiles), Intégration 21 et Collectifs des sans-papiers…, Intercollectif parisien de soutien aux migrants,  La Ville citoyenne (Boulogne), LDH (Fédé 92 et Nationale),  Mrap, personnes individuelles de Boulogne et d’ailleurs, Solidaires ….., soutenus par EELV, Ensemble, PCF, PG…                                             
    Pour tout contact ou ajout de signatures : 06 87 61 29 77       


mardi 3 janvier 2017

Le 10 janvier, avec les travailleurs immigrés à Boulogne-Billancourt


Mouvement contre le racisme
et pour l’amitié entre les peuples
Comité de Nanterre et adhérents de Boulogne-Billancourt

solidarité 
avec les victimes de l’incendie criminel

soutien
aux revendications des habitants du foyer COALLIA

Manifestation
mardi 10 janvier
à Boulogne-Billancourt

Le MRAP exprime ses condoléances à la famille et aux proches de Oussi Traoré, travailleur malien qui a perdu la vie lors d’un incendie criminel dans la nuit des 15 au 16 décembre, son soutien aux blessés, sa solidarité avec tous les habitants du foyer pour travailleurs migrants de Boulogne-Billancourt.

Il faut qu'un juge d'instruction 
soit nommé rapidement

Le MRAP, comme les délégués des résidents, leurs avocats, toutes les organisations et les citoyens qui ont tenu un premier rassemblement dimanche 18 décembre, demande qu’un juge d’instruction soit nommé rapidement afin que les parties aient accès au dossier, que l’enquête soit menée sérieusement. Le ou les auteurs du crime doivent être démasqués et jugés, ainsi que leur(s) éventuel(s) commanditaire(s). Aucune piste ne doit être écartée, dont celle de mobiles racistes ou celle d’intérêts financiers.

Le communiqué du Ministère de l’Intérieur, relayé par certains médias, quelques heures après le sinistre, soulève l’indignation des résidents et de tous les citoyens bénévoles qui participent à la vie du foyer, en donnant des cours de français ou en aidant aux démarches administratives. En désignant de manière calomnieuse un des blessés comme présumé incendiaire, en présentant le foyer comme lieu de trafics et de violences, au mépris de la vérité, il a profondément blessé les habitants encore traumatisés par le drame qu’ils ont vécu. Quelles que soient les intentions de ses auteurs, une telle déclaration est de nature à alimenter le racisme et la xénophobie. Elle est aussi de nature à favoriser le projet de démolition du foyer, voulu par le gestionnaire COALLIA, et que soutient la municipalité, d’autant plus que dans le quartier se construisent de nombreux immeubles de standing.

Il faut que COALLIA 
réalise les travaux urgents
          pour la santé et la sécurité des résidents

Le MRAP soutient les revendications des résidents, qui observent depuis plusieurs mois une grève des loyers, dont ils verseront à COALLIA les montants quand les délégués ne seront plus méprisés, quand les réunions auxquelles la loi oblige le gestionnaire se tiendront, quand les travaux urgents seront enfin mis en chantier. Depuis que COALLIA a racheté à l’AFTAM le foyer de Boulogne-Billancourt, en 2011, la dégradation est de plus en plus insupportable, dans tous les domaines. Le mépris est évident pour le bien-être et la dignité des résidents, mais aussi pour leur santé et leur sécurité : de graves négligences pourraient constituer des mises en danger de la vie d’autrui. Le comportement du gestionnaire semble être de pourrir la vie des jeunes et anciens travailleurs ou retraités qui habitent le foyer pour les faire partir. Partout en effet la politique des gestionnaires des foyers pour travailleurs migrants, encouragés par l’Etat et des collectivités locales, est de les remplacer par des « résidences sociales », inadaptées aux besoins des travailleurs immigrés. Il s’agit d’y entasser des personnes en graves difficultés, faute de construction sociale pour le logement des plus démunis.

Il faut que tout projet de reconstruction 
réponde aux besoins des habitants 
des foyers pour travailleurs migrants

Tout le monde s’accorde pour constater que le foyer de Boulogne-Billancourt nécessite aujourd’hui une coûteuse réhabilitation. Si une opération de démolition-reconstruction devait être mise en œuvre, elle ne serait acceptable qu’en concertation avec les habitants actuels, avec la garantie que tous seraient relogés. Le cahier des charges doit imposer des salles permettant une vie commune, pour se réunir, pour des activités culturelles ouvertes sur le quartier, des espaces pour prier, pour se rencontrer, une cuisine collective aux normes et dont les résidents gardent la maîtrise…Les Foyers pour travailleurs migrants sont en effet des lieux ou s’organisent la solidarité entre immigrés, la solidarité matérielle avec la famille, avec le village, avec le pays d’origine. Ce sont des lieux d’accueil pour des primo-arrivants, des jeunes, qui sont soutenus par l’expérience des anciens et par des associations, des citoyens solidaires.
Le fait que le foyer de Boulogne-Billancourt, comme tous les foyers pour travailleurs migrants de la région parisienne, soit surpeuplé, montre combien il manque des places dans ces indispensables et irremplaçables lieux de vie. 
Les habitants des foyers sont des travailleurs, tous doivent obtenir le droit à un séjour régulier, à un logement !

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples 
appelle à participer nombreux à la


                      manifestation 

organisée par les résidents du foyer COALLIA et leurs soutiens

         mardi 10 janvier 2017

Rendez-vous à 17 heures, 29 rue Nationale, à Boulogne-Billancourt
pour aller à la mairie et à la sous-préfecture


Tract édité par le comité de Nanterre du MRAP
  27 rue Sadi Carnot, 92000 Nanterre

mrap.nanterre@orange.fr




 lire le tract-pétition des résidents et de citoyens solidaires :