Mercredi 9 mars, devant la Sorbonne, des établissements de la capitale et de sa banlieue s'étaient donné rendez-vous pour dénoncer la suppression de milliers de postes de professeurs dans les lycées et collèges, pour dénoncer toutes les attaques contre le service public d'éducation nationale. Une sorte de prélude avant des temps forts de mobilisation. La préparation de la journée nationale d'action de samedi 19 mars, à l'appel du collectif Une école, votre avenir, a commencé dans toutes les académies, comme le montre cette affiche du SNES, avec une manifestation à Paris, départ de Luxembourg à 14 h pour marcher jusqu'à Bastille.
Mais d'autres initiatives sont annoncées dès cette semaine. Ainsi, enseignants, parents et élu-e-s de Colombes ont lancé en février, avec le soutien des syndicats et associations, l'idée d'une marche de la mairie jusqu'à la préfecture des Hauts-de-Seine. Elle aura lieu samedi 12 mars dans l'après midi. Des enseignants et des parents d'élèves de Nanterre, autre ville où les établissements ZEP ne sont pas plus épargnés que les autres par les conséquences insupportables des régressions budgétaires votées par les députés UMP, ont décidé de se joindre au rassemblement, et ont commencé à faire signer une pétition dans le quartier du Chemin de l'Ile, où rendez-vous est donné samedi à 14h. D'autres initiatives locales spectaculaires pourraient avoir lieu la semaine prochaine.
Ce soir, jeudi 10 mars, n'épargnons pas la politique.
Quelle perspective peut avoir ce nouveau mouvement social qui se construit ? L'expérience des luttes pour défendre l'école mise à mal par l'offensive réactionnaire de Sarkozy et de ses ministres montre qu'il est plus que difficile de faire reculer cette droite au pouvoir. Pourtant, on ne peut pas attendre 2012, il faut résister, riposter, construire une alternative. Surtout que la gauche est encore bien en peine de présenter un programme convaincant. Et puis, certes, le lancement des ZEP dans les année quatre-vingt promettait de changer l'école, mais depuis ? L'école reproduit les inégalités sociales, produit de l'exclusion, et cela ne date pas de 2007, même si les "réformes" sarkoziennes ont renforcé les échecs et les injustices. Ce n'est donc pas seulement la proximité des élections cantonales des 20 et 27 mars qui fait qu'il est légitime que les questions de fond que pose la communauté éducative interpellent les politiques.
"Quelle école, quelle société voulons-nous ? Quel projet pour une école de l'égalité ?" sont de celles-là. C'est le thème du forum départemental que le Front de gauche a pris l'initiative d'organiser à Nanterre ce soir, jeudi 10 mars, à 18h30, salle des Provinces françaises. Cette réunion publique ne sera ni un meeting ni un colloque de spécialistes. La volonté est de croiser les travaux de chercheurs, les revendications, les aspirations, les expériences, les propositions, de syndicalistes, d'enseignants, d'élu-e-s, de parents d'élèves, de jeunes, d' organisations politiques. Le but est de contribuer ensemble à construire un programme partagé, en liaison avec d'autres ateliers organisés sur ce thème et sur d'autres dans le pays. Cette révolution dans la manière de faire de la politique me paraît urgente et indispensable.
Mais d'autres initiatives sont annoncées dès cette semaine. Ainsi, enseignants, parents et élu-e-s de Colombes ont lancé en février, avec le soutien des syndicats et associations, l'idée d'une marche de la mairie jusqu'à la préfecture des Hauts-de-Seine. Elle aura lieu samedi 12 mars dans l'après midi. Des enseignants et des parents d'élèves de Nanterre, autre ville où les établissements ZEP ne sont pas plus épargnés que les autres par les conséquences insupportables des régressions budgétaires votées par les députés UMP, ont décidé de se joindre au rassemblement, et ont commencé à faire signer une pétition dans le quartier du Chemin de l'Ile, où rendez-vous est donné samedi à 14h. D'autres initiatives locales spectaculaires pourraient avoir lieu la semaine prochaine.
Ce soir, jeudi 10 mars, n'épargnons pas la politique.
Quelle perspective peut avoir ce nouveau mouvement social qui se construit ? L'expérience des luttes pour défendre l'école mise à mal par l'offensive réactionnaire de Sarkozy et de ses ministres montre qu'il est plus que difficile de faire reculer cette droite au pouvoir. Pourtant, on ne peut pas attendre 2012, il faut résister, riposter, construire une alternative. Surtout que la gauche est encore bien en peine de présenter un programme convaincant. Et puis, certes, le lancement des ZEP dans les année quatre-vingt promettait de changer l'école, mais depuis ? L'école reproduit les inégalités sociales, produit de l'exclusion, et cela ne date pas de 2007, même si les "réformes" sarkoziennes ont renforcé les échecs et les injustices. Ce n'est donc pas seulement la proximité des élections cantonales des 20 et 27 mars qui fait qu'il est légitime que les questions de fond que pose la communauté éducative interpellent les politiques.
"Quelle école, quelle société voulons-nous ? Quel projet pour une école de l'égalité ?" sont de celles-là. C'est le thème du forum départemental que le Front de gauche a pris l'initiative d'organiser à Nanterre ce soir, jeudi 10 mars, à 18h30, salle des Provinces françaises. Cette réunion publique ne sera ni un meeting ni un colloque de spécialistes. La volonté est de croiser les travaux de chercheurs, les revendications, les aspirations, les expériences, les propositions, de syndicalistes, d'enseignants, d'élu-e-s, de parents d'élèves, de jeunes, d' organisations politiques. Le but est de contribuer ensemble à construire un programme partagé, en liaison avec d'autres ateliers organisés sur ce thème et sur d'autres dans le pays. Cette révolution dans la manière de faire de la politique me paraît urgente et indispensable.
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