Dès 8 heures du matin, jeudi 10 février, des délégations de collèges et lycées du département attendaient l’ouverture des grilles communes à la Préfecture et à l’Inspection académique des Hauts-de-Seine. A midi, près d’une vingtaine avaient pu faire connaître leurs revendications.
L’avant-veille en effet l’Inspecteur d’académie avait enfin répondu à la demande insistante du SNES 92 de recevoir les représentants des personnels des établissements qui le demandaient, après l’annonce de la baisse générale des moyens d’enseignements, les suppressions de postes de professeurs, qui n’épargnent, guère plus que les autres, ceux qui sont classés en zone d’éducation prioritaire. Dans des Conseils d’administration qui ont été réunis comme il se devait avant le 11 février, personnels et parents avaient voté contre les « DHG » (nombre d’heures d’enseignement prévues pour la prochaine rentrée), provoquant parfois une vive réaction du chef d’établissement. Celle d’un proviseur, déclarant que puisque la DHG n’était pas votée, il allait supprimer un poste de professeur, avait provoqué stupeur et colère. Ailleurs, l’administration a cherché à retarder, voire à éviter le débat de fond dans les CA, dont la réunion n’est pas convoquée avant début mars. Ainsi, dans le seul collège de Nanterre considéré comme « protégé », le Principal avait prétendu ne rien savoir des informations du rectorat et de l’Inspection d’Académie concernant la préparation de la rentrée, mais il a annoncé comme une certitude que « son » établissement serait CLAIR, voulant sans doute mettre les représentants élus des personnels et des parents devant le fait accompli.
A partir de dix heures, c’est un véritable forum, rassemblant un moment près de 200 personnes, qui s’est improvisé devant le siège des autorités académiques. Des parents d’élèves, de nombreux professeurs des écoles de Nanterre, en grève comme leurs collègues du second degré, des responsables syndicaux de la FSU, de la CGT, de Sud, des élu-e-s (1) s’étaient donné rendez-vous pour échanger leurs informations, discuter des luttes à construire ensemble. L’idée de mobilisations ancrées dans les villes et convergentes au niveau départemental est dans l’air, portée par des réunions de proximité organisées ces derniers jours. Par exemple, à Colombes est née une proposition de marche vers l’Inspection académique samedi 12 mars, comme étape mobilisatrice pour la journée de manifestations nationales unitaires du 19 mars que proposent des syndicats.
En attendant, personnels en grève et parents d’élèves des Hauts-de-Seine ont été un millier à marcher côte à côte, jeudi après midi, dans la manifestation parisienne.
(1) Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice, Caroline Bardot, conseillère régionale, Zacharia Ben Amar, adjoint au maire de Nanterre.
Lire l'article de Florence Hubin dans Le Parisien
L’avant-veille en effet l’Inspecteur d’académie avait enfin répondu à la demande insistante du SNES 92 de recevoir les représentants des personnels des établissements qui le demandaient, après l’annonce de la baisse générale des moyens d’enseignements, les suppressions de postes de professeurs, qui n’épargnent, guère plus que les autres, ceux qui sont classés en zone d’éducation prioritaire. Dans des Conseils d’administration qui ont été réunis comme il se devait avant le 11 février, personnels et parents avaient voté contre les « DHG » (nombre d’heures d’enseignement prévues pour la prochaine rentrée), provoquant parfois une vive réaction du chef d’établissement. Celle d’un proviseur, déclarant que puisque la DHG n’était pas votée, il allait supprimer un poste de professeur, avait provoqué stupeur et colère. Ailleurs, l’administration a cherché à retarder, voire à éviter le débat de fond dans les CA, dont la réunion n’est pas convoquée avant début mars. Ainsi, dans le seul collège de Nanterre considéré comme « protégé », le Principal avait prétendu ne rien savoir des informations du rectorat et de l’Inspection d’Académie concernant la préparation de la rentrée, mais il a annoncé comme une certitude que « son » établissement serait CLAIR, voulant sans doute mettre les représentants élus des personnels et des parents devant le fait accompli.
A partir de dix heures, c’est un véritable forum, rassemblant un moment près de 200 personnes, qui s’est improvisé devant le siège des autorités académiques. Des parents d’élèves, de nombreux professeurs des écoles de Nanterre, en grève comme leurs collègues du second degré, des responsables syndicaux de la FSU, de la CGT, de Sud, des élu-e-s (1) s’étaient donné rendez-vous pour échanger leurs informations, discuter des luttes à construire ensemble. L’idée de mobilisations ancrées dans les villes et convergentes au niveau départemental est dans l’air, portée par des réunions de proximité organisées ces derniers jours. Par exemple, à Colombes est née une proposition de marche vers l’Inspection académique samedi 12 mars, comme étape mobilisatrice pour la journée de manifestations nationales unitaires du 19 mars que proposent des syndicats.
En attendant, personnels en grève et parents d’élèves des Hauts-de-Seine ont été un millier à marcher côte à côte, jeudi après midi, dans la manifestation parisienne.
(1) Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice, Caroline Bardot, conseillère régionale, Zacharia Ben Amar, adjoint au maire de Nanterre.
Lire l'article de Florence Hubin dans Le Parisien
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire